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09/10/2014

GOUVERNEMENT FEDERAL.

gouvernement fédéral

 

Après les élections, le PS s’empresse de négocier avec le CDH pour la formation d’un gouvernement en Wallonie et à Bruxelles, rejetant dans l’opposition le MR, qui avait pourtant progressé. Une gifle pour les électeurs du MR. Une précipitation qui aura des conséquences sans doute inattendues.

La justification donnée par Di Rupo ne tient pas : il était inutile de se préoccuper du Fédéral avant les régions comme c’est l’habitude. Soit, mais cela ne justifie pas le rejet du MR.

Je ne vais pas refaire toute la saga. Charles Michel et Chris Peeters sont chargés par le roi de former un gouvernement fédéral.

Les deux formateurs vont donc négocier avec la N-VA, premier parti de Flandre, provoquant la rage du PS qui espère toujours être au Fédéral. Ainsi, Laurette Onkelinx qui négocie à Bruxelles fait appel au FDF, qui a fait un bon score. Normal, pourrait-on penser sauf que le MR est de nouveau rejeté. Dois-je rappeler que le FDF n’a pas voulu voter la réforme de l’Etat ce qui a provoqué le schisme entre les deux partis ? Dois-je ajouter qu’Olivier Maingain ne s’est pas caché de vouloir « la peau du MR » ? Joli !

Laurette Onkelinx, persuadée que le PS sera au Fédéral, ne va pas à Bruxelles au contraire de Joëlle Milquet qui va en Wallonie.

Charles Michel et Chris Peeters vont donc négocier avec la N-VA, le CD&V et l’OPEN VLD. Tout se fait dans la discrétion sauf les fuites dans la presse voulues ou pas, je n’en sais rien.

Avant même que les négociations n’aboutissent, on assiste à un délire d’injures de la part du PS et du CDH. Charles Michel a beau expliquer les garanties qu’il a obtenues de la N-VA de constituer un gouvernement socio-économique, appliquant la réforme de l’Etat  mais n’envisageant pas d’en exiger une autre, rien n’y fait.

Je mentionnerai le refus du CDH d’entrer au Fédéral, compréhensible puisqu’il est avec le PS en Wallonie. Ce refus rend pourtant caduque la principale critique faite au futur gouvernement fédéral sur la représentation des Wallons par un seul parti.

Je n’ai pas l’intention de détailler les mesures du gouvernement fédéral, je ne suis pas économiste et les spécialistes font cela très bien.

Alors, me direz-vous, pourquoi ce billet ? J’ai mal vécu tout ce qui s’est passé ces dernières semaines. Je n’avais pas du tout envie de m’exprimer. Ce matin, je veux féliciter le MR pour son courage. Charles Michel a tenu bon malgré les injures. Il le fallait.

Certes, ce sera difficile, mais on peut espérer que la Belgique se portera mieux  à la fin de la législature.

Bart De Wever ne cache pas sa fierté d’avoir réussi à écarter le PS en Flandre et en Wallonie. Réaction normale.

Le PS dans l’opposition au Fédéral est une première. Mais, on peut trouver que vingt-cinq ans de dictature socialiste, c’était beaucoup.

J’ai trouvé toujours déplaisant cette arrogance du PS qui se présente comme le seul parti capable d’assumer le bien commun. Hum ! Le bien commun ou son intérêt propre ?

La Fédération Wallonie Bruxelles aura aussi de grosses difficultés. Paul Magnette ne s’en cache pas.

La gauche comme la droite sera confrontée à des choix difficiles, impopulaires. Allons-nous  vivre des années difficiles ?

C’est certain. Alors, souhaitons à nos politiques d’avoir du courage, de la lucidité, de penser à l’avenir du pays plutôt que de se lancer dans des querelles indignes qui ne feront qu’aggraver une situation difficile.

Un conseil à certains : cessez de regarder dans votre boule de cristal. Seul Dieu connaît l’avenir et c’est très bien ainsi.

 

29/06/2014

COMPRENDRE ?

gouvernement fédéral, partis politiques, tractations

Un dilemme pour moi, me taire ou m’exprimer sur la situation politique actuelle.

Me taire : le plus simple. Je ne risque pas de dire des bêtises, je vis en paix, je pense à autre chose qu’à la politique qui actuellement m’empoisonne la vie. Heureusement, pour certains, le football est là !

M’exprimer : exactement l’inverse. Dire ce que je pense alors qu’au fond je ne suis pas du tout une spécialiste. Rien qu’une citoyenne qui vit mal ce qui se passe actuellement.

J’ai regardé Controverse comme je le fais chaque dimanche. J’ai renoncé, pour le moment, à visionner Mise au point car mon courage a des limites.

Je vais me borner à quelques réflexions.

Un plateau assez curieux, des sages, c’est-à-dire des personnalités censées l’être par leur expérience. OK.

Première surprise : Francis Delpérée fait partie des sages ! Je ne l’aurais pas classé dans cette catégorie malgré son âge. J’avais – naïvement sans doute – cru qu’il avait traité la NV-A, que tout le monde reconnaît comme parti démocratique, de parti raciste, un peu dans l’émotion ou pour faire un scoop. Ces phrases que l’on dit un peu rapidement, puis qu’on essaie à postériori de justifier. Effectivement, il maintient mais sans aucun argument ! Il va plus loin puisqu’il trouve impossible que le parti le plus important de la Belgique fasse partie du gouvernement fédéral ! Un comble. « Cadeau pour la NV-A » diront certains, à juste titre, comme Marcel Cheron et Dave Sinaret.

Je trouve aussi qu’écarter la NV-A du fédéral est non seulement antidémocratique mais est surtout une gifle administrée à la Flandre qui ne mérite pas cela.

Affirmer que la NV-A au gouvernement c’est faire de la Belgique un pays confédéral est stupide si on se réfère à la définition :

« Le confédéralisme est un système politique qui consiste en l’association de plusieurs états souverains et indépendants »

La Flandre est-elle devenue, sans que je m’en aperçoive un état souverain et indépendant ? Je croyais qu’elle était une entité fédérée comme la fédération Wallonie-Bruxelles.

Je vais être de bon compte et dire que c’est ce que craint Francis Delpérée qui rappelle qu’une Flandre indépendante est dans les statuts de la NV-A. Oui, mais statut et programme de gouvernement sont deux choses distinctes. C’est faire bien peu confiance aux partis francophones et aux autres partis flamands que de donner à Bart De Wever le pouvoir de transformer par un coup de baguette magique la Flandre en un état souverain.

Je rappelle que même les sondages ont montré que ce n’est pas ce que les Flamands veulent.

Je vais pousser l’analyse plus loin. Le PS veut bien gouverner avec la NVA mais ne veut pas que le MR le fasse. Où est la logique ?

Dans un pays normal, disait Elio Di Rupo, on aurait reconduit le gouvernement sortant. Ah bon ! Qui s’est empressé de former très rapidement un gouvernement régional PS/CDH pour écarter, une fois de plus les libéraux ? Paul Magnette avait pourtant déclaré, avant de se rétracter, qu’il fallait d’abord penser au fédéral avant de former des gouvernements fédéraux. Encore une fois, les Flamands n’ont formé leur gouvernement régional qu’après avoir vu ce que le PS avait fait.

Je peux comprendre que le CDH, n’ait pas voulu participer à un gouvernement de centre- droit étant dans un gouvernement de gauche, mais les arguments évoqués par Benoît Lutgen ne tiennent pas. La note de Bart De Wever écartait le communautaire et était de l’avis de tous presque suicidaire pour son parti. Je crois que c’est Dave Sinardet qui a dit « elle aurait été écrite par Di Rupo, on l’aurait acceptée. »

A court d’arguments on repart sur des suppositions : il dit que mais… et si cette phrase disait autre chose que ce qui est écrit… si, si, si… Un seul argument, le manque de confiance. Alors, là, on atteint les sommets. Cela me fait penser à ce que je disais dans un autre billet : l’amour existe-t-il en politique ?

Allons plus loin. Le MR écarté volontairement de la région, aurait au Fédéral, trop de pouvoirs, trop de ministres… Et en bonnes âmes, ils font remarquer qu’il y aurait trop de francophones qui l’attaqueraient. Joli ! Exactement comme si, une fois de plus, les Flamands comptaient pour du beurre.

Dixit donc, il faut reconduire une tripartite, écarter la NV-A, car c’est impensable que le PS ne soit pas partout !

Au fond, pourquoi votons-nous si la logique est de refaire ce qui existe sans tenir compte des résultats électoraux ? Le CDH a perdu mais peu importe. Ecolo, lui, a perdu mais le reconnaît et ne revendique pas de refaire un Olivier. Chapeau !

Avec tout cela, nous sommes bel et bien repartis pour une longue crise. Et, pour reprendre l’humour de quelqu’un, 300 jours, ce serait bien, car le record des 541 ne serait pas battu !

Pauvre pays !

Ne vous en faites pas, dans quelques jours, ils vont nous resservir le couplet de l’importance de l’économie, du chômage, de l’emploi. Ne riez pas !