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09/08/2015

ABSENCE.

 

De très sérieux ennuis de santé m’ont éloignée de mon blog. Cela va mieux. J’y reviens avec plaisir.

Je remercie tous ceux qui malgré l’absence de nouveaux billets ont continué à me lire.

La Libre ayant changé l’administration des blogs, je le quitte. Je vous invite à me rejoindre sur mon blog wordpress : https://molinia.wordpress.com

Je serais heureuse de vous y retrouver.

Je remercie La Libre de m’avoir hébergée.

 

05/02/2015

SI CELA POUVAIT ETRE VRAI...





04/05/2013

BON ANNIVERSAIRE !

anniversaire de dave



Dave, Wouter Otto Levenbach, est né le 4 mai 1944 à Amsterdam. J’ai été longtemps fan de lui ce qui m’a valu bien des quolibets. J’appréciais sa voix malgré son accent un peu déplaisait.  Aimer une voix plutôt qu’une autre est un mystère. Je me souviens aussi que certains me reprochaient d’aimer Pavoretti, comme quoi !

Je regrette que les chansons qui passent à la radio soient toujours les mêmes : « Vanina » son premier succès ou « J’irai bien faire un tour du côté de chez Swann ». J’ajouterai, pour être de bon compte, « Dansez maintenant » « Lettre à Hélène » « Est-ce par hasard » « Comment ne pas être amoureux de vous ».

Mon disque préféré est « Dave classique » peu connu. Patrick Loiseau a écrit des paroles sur une musique de Schubert, Bach, Lisz, Beethoven, Mozart,Wagner. Il est accompagné de la chorale des « Petits Ecoliers » et de l’ensemble de l’opéra de Paris.

Un extrait de « Lutèce et le nouveau monde » sur une musique de Dvorak :

Lutèce a beau lutter
Paris est perdu
Les temps modernes ont frappé
Elle ne se reconnaît plus

Mais le noveau monde est là
Limitons les dégâts
Un mégalomane pourrait bien
Nous reconstruire Manhattan
Autour des tours de Notre-Dame.

(Premier et dernier couplet) (http://musique.ados.fr/Dave/Classique-alb6687.html)

Dave a été l’invité de Frédérick Lopez dans « Parenthèse inattendue » et s’est montré bien sympathique, honnête comme le reconnaissait l’animateur.

On a parlé de son clash chez Baffie avec Hondelatte où il a écouté sans rien dire. Il n’aime pas la bagarre.

J’ai aussi le souvenir d’une émission émouvante où il racontait comment avec ses frères et sœurs, il avait participé à l’euthanasie de sa mère avec une grande affection. C’est un trait de sa personnalité, dire les choses même si certains peuvent en être choqués.

Il ne cache pas non plus son amour pour Patrick Loiseau, son parolier. Une fidélité de plus de quarante ans et de son aveu, ce qui lui est arrivé de mieux dans sa vie.

Je n’ai pas vu le film « Une chanson pour ma mère » il en a bien fait la promotion. Bon film ou pas, je ne sais pas.

Je me souviens aussi de ses émissions de présentation de chansons en compagnie de Sheila. Quand ? Le titre de l’émission ? Je ne sais plus. Pas plus que de la présentation de l’Eurovision, dont il reconnaît l’échec.

Un chanteur populaire qui n’a pas fait une grande carrière mais a quand même donné du plaisir à ceux qui, comme moi, l’appréciaient. Que demander de plus ?

 

08/03/2013

CLIN D'OEIL : MES FEMINISTES.

 

Journée de la femme, féministes, de Beauvoir, Friedan, lilar, sullerot, collange, giroud, halimi,groult, badinter

La journée internationale des droits de la femme trouve son origine dans les manifestations des femmes au début du XXème siècle en Europe et aux Etats-Unis réclamant l'égalité des droits, de meilleures conditions de travail, le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations-Unies en 1977 invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Il faut bien l'avouer que la multiplication des journées consacrées aux revendications de certains droits ou même tout simplement à des problèmes de société, journée sans tabac par exemple, fait que, généralement, le 8 mars passe un peu inaperçu. Les mouvements féministes ne sont plus florissants, beaucoup de revendications ont été rencontrées même si l'égalité homme/femme n'est touours pas acquise. Et que dire de la maltraitance et du viol qui touchent de nombreuses femmes dans le monde ?

J'ai eu envie de me rappeler certaines féministes qui m'avaient influencée. J'en oublie certainement...

Impossible de ne pas commencer par Simone de Beauvoir. Le "Deuxième Sexe" a été considéré comme la bible féministe par excellence. J'avoue que je l'avais trouvé ennuyeux mais j'étais peut-être trop jeune pour l'apprécier. Par contre, j'ai beaucoup aimé ses romans quasi illisibles actuellement.

Son pendant américain est Betty Friedan née en 1921 et décédée en 2006. J'avais beaucoup aimée La femme mystifiée beaucoup plus accessible que le Deuxième Sexe. La traduction du livre a été publiée en France en 1964. En 1981, elle écrit Femmes. Le second souffle dans lequel elle s'interroge sur la difficulté de concilier vie professionnelle et familiale et cette question :  nous sommes-nous trompées en encourageant les filles à faire des études ? Non bien sûr, mais elle constate que les jeunes trouvent naturel le droit à l'avortement, à la contraception, au divorce, le droit de voter mais paient encore lourdement l'indépendance acquise qui semblait aux féministes une garantie d'un plus grand bonheur. Elle publiera aussi La révolte du 3ème Age, sous-titré, Pour en finir avec le tabou de la vieillesse. (billet du 9 mars 2009)

Suzanne Lilar née à Gand en 1901 et décédée à Bruxelles en 1992 n'a, je trouve, pas la place qu'elle mérite. Elle est la première à avoir obtenu un diplôme de droit en 1925. Elle a écrit pour le théâtre et des romans mais son oeuvre féministe est Le Couple (1963) et Le Malentendu du Deuxième siècle, une remise en question de l'oeuvre de Simone de Beauvoir, un livre courageux.(Elle est la mère de la romancière Françoise Mallet-Joris).

J'ai beaucoup aimé Evelyne Sullerot née en 1924. Sociologue, elle s'est beaucoup intéressée aux femmes notamment à la presse féminine dont elle était très critique. Je me souviens de certains de ses propos comme : pourquoi les journalistes parlent-elles toujours à l'impératif, même dans les recettes de cuisine ? Elles culpabilisent les femmes... Ou encore : pourquoi les femmes ne jouent-elles pas ? Il est vrai, qu'à l'époque, les hommes emmenaient les enfants jouer et les femmes s'acquitaient des tâches ménagères. Elle a publié de nombreux ouvrages dont Demain les femmes, Histoire et sociologie du travail féminin que j'avais beaucoup appréciés.

Encore une oubliée, Geneviève Gennari, née en 1920 et décédée en 2001. Le dossier de la femme paru en 1965 est une histoire du féminisme depuis 1889. J'en ai parlé dans mon billet du 20 juillet 2009 ainsi que de son roman Journal d'une bourgeoise que j'avais beaucoup aimé. Une citation faite aux Etats-Généraux du féminisme en 1929 avait fait grand bruit. "Lorsqu'une jeune fille majeure entre à la Mairie, avant d'avoir prononcé le "oui" sacramentel, elle jouit encore de ses droits civils (...) Aussitôt qu'elle a prononcé le "Oui, Monsieur le Maire" tous les droits qu'elle avait avant lui sont retirés. Mariée, la femme ne peut plus signer un contrat, elle ne peut ni acheter ni vendre sans la signature de son mari, elle ne peut pas plaider en justice au point de vue civil ni comme demanderesse, ni comme défenderesse, sans l'autorisation maritale. Elle est placée au même rang que les idiots, les fous, à qui l'on donne un conseil spécial." Sic ! On a quand même fait du chemin...

Christiane Collange, née Servan-Screiber, en 1930 a été journaliste et romancière. Une anecdote amusante : lorsqu'elle est entrée à Madame Express, fondée par Françoise Giroud, celle-ci lui aurait dit : "Surtout ne faites pas de journalisme féminin." Ses romans reflètent l'évolution de la société. Elle n'a pas vraiment milité comme féministe mais son influence était réelle. En vrac : "Madame et le bonheur, Le divorce boom, Chers enfants, Merci mon siècle, Je veux rentrer à la maison" (Ce dernier roman a été fort critiqué par les féministes.)

Voilà donc mon tour d'horizon "des anciennes" mais je vais rendre hommage aux plus connues, qui nous sont plus proches.

Françoise Giroud, née Léa France Gourdji le 21 septembre 1916, à Lausanne, est décédée le 19 janvier 2003 à l'Hôpital américain de Paris à Neuilly sur Seine. Elle avait pris officiellement le nom de Giroud par un décret paru au journal officiel du 12 juillet 1964. Elle a fondé l'Express avec Jean-Jacques Servan-Screiber, son amant, en 1953. Elle dirigera le journal, en deviendra la directrice. Parallèlement à sa carrière journalistique elle a publié plusieurs essais et romans dont La Nouvelle Vague, portrait de la jeunesse en 1958. Ce terme s'imposera pour qualifier le style des nouveaux cinéastes issus des Cahiers du Cinéma.

Elle a été Secrétaire d'Etat à la Condition féminine de 1974 à 1976. Le décret précisait que le Secrétaire d'Etat "est chargé de promouvoir toutes mesures destinées à améliorer la condition féminine, à favoriser l'accès des femmes aux différents niveaux de responsabilité dans la société française et à éliminer les discriminations dont elles peuvent faire l'objet." Projet ambitieux mais le temps était trop court que pour que le travail ait véritablement laissé des traces.

J'ai longuement parlé d'elle et de sa "rivale" Madeleine Chapsal dans mes billet du  29 juin 2010 et du 12 août 2011. Je n'en dirai pas plus pour le moment.

Gisèle Halimi, née en 1927, en Algérie, est une avocate très connue. J'en ai parlé à propos de son livre Ne vous résignez jamais dans mon billet du 15 septembre 2010.

Benoîte Groult,  née le 31 janvier 1920 à Paris est une romancière très connue. Ains soit-elle, Mon évasion, Touche étoile dans lequel elle défend l'euthanasie. (billet du 20 octobre 2008).

Elisabeth Badinter, née le 5 mars 1944, est une philosophe influente. Je noterai L'Amour en plus, Le Conflit. (billets du 9 mars 2010 et 27 octobre 2009)

Voilà donc mon clin d'oeil aux femmes qui m'ont beaucoup appris.

09/01/2013

GILBERT BECAUD.


 

Pourquoi bouder son plaisir ? Après Jacques Brel, voici Gilbert Bécaud. Né le 24 octobre 1927 à Toulon, il est décédé à Paris le 18 décembre 2001, d'un cancer du poumon, sur sa péniche amarrée au Pont de Saint Cloud.

Sa carrière de chanteur débute dans les années cinquante. Il avait suivi une formation classique au conservatoire de Nice et avait été pianiste accompagnateur. Sa rencontre avec Pierre Delanoë, puis avec Louis Amade va le décider à monter sur scène. Le succès est immédiat et durera quatre décennies.

Il a joué dans quelques films, écrit des musiques de film mais c'est incontestablement le chanteur-compositeur qui séduit.

Sur scène, il n'avait pas le talent d'acteur de Jacques Brel, ses gestes étaient dérisoires, mais  il était un pianiste extraordinaire. Je dois dire que je l'aime plus au piano qu'au micro ! Un piano légendaire, légèrement incliné vers l'avant pour lui permettre de voir le public. Son costume bleu, sa cravate à pois, sa main sur l'oreille sont dans toutes les mémoires.

Ses paroliers dont les principaux sont Pierre Delanoë, Louis Amade et Maurice Vidalin ont abordé tous les thèmes. Bien sûr, l'amour heureux ou malheureux, mais aussi l'amitié, la tendresse, la famille, l'enfance, la solitude, l'indifférence, le bonheur, la vie quotidienne, la mort, tout ce qui nous touche.

"Il faudra bien que ça arrive, je partirai / Tu pleureras, j'en pleurerai / Tu haïras, je te plaindrai / Mal installé entre deux rives, je partirai" (Je partirai).

"Je reviens te chercher / Je savais que tu m'attendais / Je savais que l'on ne pourrait / Se passer l'un de l'autre longtemps / Tous les deux on s'est fait la guerre / Tous les deux on s'est pillés, brûlés, volés / Qui a gagné, qui a perdu / On n'en sait rien on ne sait plus / On se retrouve les mains nues / Mais après la guerre, il nous reste à faire / La paix (Je reviens te chercher).

"Quand tu danses , danses, danses devant moi / Je sens mon coeur qui bat / Au rythme de tes pas (Quand tu danses).

"Mon dieu qu'il y en a / Des croix sur cette terre / Croix de fer, croix de bois / Humbles croix familières / (...) Mon dieu qu'il y en a / Sur les routes profondes / De silencieuses croix / Qui veillent sur le monde"(Les croix).

"Les enfants du dimanche / Une étoile dans les yeux / Rêvent d'une revanche / Sur les grands, sur les vieux / Ils rêvent que la vie / Un jour sera jolie"(Les enfants du dimanche.)

"Comme l'argile / L'insecte fragile / L'esclave docile / Je t'appartiens (...) Je ne suis pas un ange / Tu le sais bien / Je n'suis qu'un homme / Rien qu'un pauvre homme / (Je t'appartiens).

"Le jour où la pluie viendra / Nous serons toi et moi / Les plus riches du monde / Les arbres pleurant de joies / Offriront dans leurs bras / Les plus beaux fruits du monde / Ce jour-là (Le jour où la pluie viendra).

"J'avais un seul ami et on me l'a tué / Il était plus que lui, il était un peu moi / Je crois qu'en le tuant on m'a aussi tué / Et je pleure la nuit mais on ne le sait pas (C'était mon copain).

C'est une constante dans les chansons de Gilbert Bécaud, le titre résume la chanson ou en est le premier vers. C'est le cas dans celles que j'a citées et dans d'autres comme :  "Les bains de minuit" "La solitude, ça n'existe pas" "La vente aux enchères" "Les cerisiers sont blancs" "Quand Jules est au violon" "Les tantes Jeanne""L'orange" "Le petit oiseau de toutes les couleurs"...

Certaines chansons sont plus connues que d'autres. Ainsi "Nathalie" "Quand il est mort le poète" "L'important, c'est la rose".

Certaines sont de véritables tableaux comme "Le pianiste de Varsovie" : "Une place peuplée de pigeons / Une vieille demeure avec pignon / Un escalier en colimaçon"

"Il y a tout au long des marchés de Provence / Qui sentent le matin, le mer et le Midi / Des parfums de fenouil, melons et céleris / Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent" (Les marchés de Provence).

"A l'escalier C bloc vingt et un / J'habite un très chouette appartement / Que mon père si tout va bien / Aura payé en moins de vingt ans / On a le confort au maximum / Un ascenseur et un' salle de bains / On a la télé, le téléphone / Et la vue sur Paris au lointain /  (Dimanche à Orly).  

Dans le même registre, une très amusante "L'enterrement de Cornélius". Tout y est : les amis, les badauds, le mort et son saxophone, le chariot du laitier.

Je ne peux terminer ce post sans citer une de mes préférées, la première de ses chansons, peut-être la plus émouvante : "Mes mains".

"Mes mains / Dessinent dans le soir / La forme d'un espoir / Qui ressemble à ton corps / Mes mains / Quand elles tremblent de fièvre / C'est de nos amours brèves / Qu'elles se souviennent encore / Mes mains / Caressent dans leurs doigts / Des riens venant de toi / Cherchant un peu de joie".

Peu de personnes, je crois, ne considère les textes chantés par Gilbert Bécaud comme des poèmes. Moi, oui. C'est dû à l'incroyable talent de ses paroliers et à son interprétation. Gilbert  sait accélérer le rythme quand il le faut, le ralentir, mettre des silences, en un mot, respecter le texte. La musique le met admirablement en valeur et séduit. Et que dire de sa voix ?

J'avoue, je l'aime bien. Si Jacques Brel m'a parfois fait pleurer, Gilbert Bécaud ne m'a apporté que du bonheur.