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05/02/2015

SI CELA POUVAIT ETRE VRAI...





20/01/2013

EVANSON.


 

Pour en savoir plus sur ce groupe sympathique :

http://www.myspace.com/evanson

 

evanson

10:23 Publié dans Belgique, Musique. | Tags : evanson | Lien permanent | Commentaires (0)

09/01/2013

GILBERT BECAUD.


 

Pourquoi bouder son plaisir ? Après Jacques Brel, voici Gilbert Bécaud. Né le 24 octobre 1927 à Toulon, il est décédé à Paris le 18 décembre 2001, d'un cancer du poumon, sur sa péniche amarrée au Pont de Saint Cloud.

Sa carrière de chanteur débute dans les années cinquante. Il avait suivi une formation classique au conservatoire de Nice et avait été pianiste accompagnateur. Sa rencontre avec Pierre Delanoë, puis avec Louis Amade va le décider à monter sur scène. Le succès est immédiat et durera quatre décennies.

Il a joué dans quelques films, écrit des musiques de film mais c'est incontestablement le chanteur-compositeur qui séduit.

Sur scène, il n'avait pas le talent d'acteur de Jacques Brel, ses gestes étaient dérisoires, mais  il était un pianiste extraordinaire. Je dois dire que je l'aime plus au piano qu'au micro ! Un piano légendaire, légèrement incliné vers l'avant pour lui permettre de voir le public. Son costume bleu, sa cravate à pois, sa main sur l'oreille sont dans toutes les mémoires.

Ses paroliers dont les principaux sont Pierre Delanoë, Louis Amade et Maurice Vidalin ont abordé tous les thèmes. Bien sûr, l'amour heureux ou malheureux, mais aussi l'amitié, la tendresse, la famille, l'enfance, la solitude, l'indifférence, le bonheur, la vie quotidienne, la mort, tout ce qui nous touche.

"Il faudra bien que ça arrive, je partirai / Tu pleureras, j'en pleurerai / Tu haïras, je te plaindrai / Mal installé entre deux rives, je partirai" (Je partirai).

"Je reviens te chercher / Je savais que tu m'attendais / Je savais que l'on ne pourrait / Se passer l'un de l'autre longtemps / Tous les deux on s'est fait la guerre / Tous les deux on s'est pillés, brûlés, volés / Qui a gagné, qui a perdu / On n'en sait rien on ne sait plus / On se retrouve les mains nues / Mais après la guerre, il nous reste à faire / La paix (Je reviens te chercher).

"Quand tu danses , danses, danses devant moi / Je sens mon coeur qui bat / Au rythme de tes pas (Quand tu danses).

"Mon dieu qu'il y en a / Des croix sur cette terre / Croix de fer, croix de bois / Humbles croix familières / (...) Mon dieu qu'il y en a / Sur les routes profondes / De silencieuses croix / Qui veillent sur le monde"(Les croix).

"Les enfants du dimanche / Une étoile dans les yeux / Rêvent d'une revanche / Sur les grands, sur les vieux / Ils rêvent que la vie / Un jour sera jolie"(Les enfants du dimanche.)

"Comme l'argile / L'insecte fragile / L'esclave docile / Je t'appartiens (...) Je ne suis pas un ange / Tu le sais bien / Je n'suis qu'un homme / Rien qu'un pauvre homme / (Je t'appartiens).

"Le jour où la pluie viendra / Nous serons toi et moi / Les plus riches du monde / Les arbres pleurant de joies / Offriront dans leurs bras / Les plus beaux fruits du monde / Ce jour-là (Le jour où la pluie viendra).

"J'avais un seul ami et on me l'a tué / Il était plus que lui, il était un peu moi / Je crois qu'en le tuant on m'a aussi tué / Et je pleure la nuit mais on ne le sait pas (C'était mon copain).

C'est une constante dans les chansons de Gilbert Bécaud, le titre résume la chanson ou en est le premier vers. C'est le cas dans celles que j'a citées et dans d'autres comme :  "Les bains de minuit" "La solitude, ça n'existe pas" "La vente aux enchères" "Les cerisiers sont blancs" "Quand Jules est au violon" "Les tantes Jeanne""L'orange" "Le petit oiseau de toutes les couleurs"...

Certaines chansons sont plus connues que d'autres. Ainsi "Nathalie" "Quand il est mort le poète" "L'important, c'est la rose".

Certaines sont de véritables tableaux comme "Le pianiste de Varsovie" : "Une place peuplée de pigeons / Une vieille demeure avec pignon / Un escalier en colimaçon"

"Il y a tout au long des marchés de Provence / Qui sentent le matin, le mer et le Midi / Des parfums de fenouil, melons et céleris / Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent" (Les marchés de Provence).

"A l'escalier C bloc vingt et un / J'habite un très chouette appartement / Que mon père si tout va bien / Aura payé en moins de vingt ans / On a le confort au maximum / Un ascenseur et un' salle de bains / On a la télé, le téléphone / Et la vue sur Paris au lointain /  (Dimanche à Orly).  

Dans le même registre, une très amusante "L'enterrement de Cornélius". Tout y est : les amis, les badauds, le mort et son saxophone, le chariot du laitier.

Je ne peux terminer ce post sans citer une de mes préférées, la première de ses chansons, peut-être la plus émouvante : "Mes mains".

"Mes mains / Dessinent dans le soir / La forme d'un espoir / Qui ressemble à ton corps / Mes mains / Quand elles tremblent de fièvre / C'est de nos amours brèves / Qu'elles se souviennent encore / Mes mains / Caressent dans leurs doigts / Des riens venant de toi / Cherchant un peu de joie".

Peu de personnes, je crois, ne considère les textes chantés par Gilbert Bécaud comme des poèmes. Moi, oui. C'est dû à l'incroyable talent de ses paroliers et à son interprétation. Gilbert  sait accélérer le rythme quand il le faut, le ralentir, mettre des silences, en un mot, respecter le texte. La musique le met admirablement en valeur et séduit. Et que dire de sa voix ?

J'avoue, je l'aime bien. Si Jacques Brel m'a parfois fait pleurer, Gilbert Bécaud ne m'a apporté que du bonheur.

03/01/2013

JACQUES BREL.

 

 

Un début d'année est toujours un peu nostalgique. Amis perdus ou oubliés vous reviennent en un cortège de regrets ou de souvenirs heureux. Je veux commencer cette année par l'évocation d'un grand compositeur et chanteur quasi oublié. Jacques Brel. Même s'il a vécu en France, il n'a jamais oublié son pays natal qu'il a si bien chanté. Ce qui se passe aujourd'hui l'affligerait, j'en suis certaine.

Né le 8 avril 1929 à Schaerbeek, dans une famille catholique flamande, il a peu de goût pour l'école sauf pour le cours de français. Il fait partie de "Ceux qui ont la chance / D'apprendre dès leur enfance / Tout ce qui ne leur servira pas".

Dès l'âge de quinze ans, il écrit des poèmes, crée une troupe de théâtre avec quelques copains. Il travaille de 1947 à 1953 dans la cartonnerie familiale au service commercial. Il compose ses premières mélodies sur le piano familial et sa guitare et, à partir de 1952, des chansons qu'il interprète dans le cadre familial et dans des cabarets bruxellois.

Sa femme Miche, épousée en 1950, le dissuade d'envisager une carrière de chanteur mais il persévère et en 1953 s'installe en France. Il vit seul dans un petit appartement et gagne un peu d'argent en donnant des leçons de guitare. Jacques Canetti, découvreur de talents chez Philips, propriétaire du cabaret "Les Trois Baudets" lui conseille de participer au festival de Knokke-le-Zoute où il se classe avant-dernier !

1955 sera une année importante. La sortie de son premier 33 tours, sa rencontre avec Georges Pasquier qui deviendra son régisseur et son meilleur ami à qui il dédiera la chanson Jojo. Un an plus tard, le pianiste François Raubert devient son accompagnateur et paraît son premier grand succès public "Quand on n'a que l'amour."

Il ne connaîtra plus que le succès et enchaînera les galas. Il n'hésitera pourtant pas à parcourir la France, à chanter dans de très petites salles ou même dans des meetings syndicalistes ou politiques. Il est tout entier à son public mais refusera de jouer le jeu en se pliant à la tradition des rappels.

C'est en pleine gloire, en 1967, qu'il jouera dans "Les risques du métier" d'André Cayatte et en 1969, dans "Mon oncle Benjamin" d'Edouard Molinaro. Il produira "Franz" en 1971 et jouera au côté de Lino Ventura dans "L'Emmerdeur".

Je citerai aussi le succès de "L'homme de la Mancha" créé au Théâtre de la Monnaie en 1968.

En 1974, il abandonne le spectacle et part en voilier avec Maddly Bamy rencontrée lors du tournage de "L'Aventure, c'est l'aventure" de Claude Lelouch. Il est déjà malade et après avoir été opéré d'un cancer au poumon il décide de partir pour les Marquises où il devient pilote privé, conduisant les habitants entre Hiva-Ova (Marquises) et Tahiti, un vol d'environ cinq heures.

Malgré la maladie, il revient à Paris en 1977 pour enregistrer son dernier 33 tours. La chanson "Les Marquises" qui clôt l'album se termine par ces mots : "Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises". Il meurt le 9 octobre 1978 à l'hôpital Avicenne de Bobigny.

C'est le Jacques Brel, compositeur et chanteur, que j'ai aimé. Ses prestations sur scène sont inoubliables. Il vivait ses chansons. J'avouerai qu'il m'a souvent fait pleurer tant son émotion était intense.

C'est un vrai poète. Il est impossible de citer toutes ses chansons mais quelle poésie que "On a vu souvent / Rejaillir le feu / D'un ancien volcan / Qu'on croyait trop vieux / (...) Et quand vient le soir / Pour qu'un ciel flamboie / Le rouge et le noir / Ne s'épousent-ils pas" (Ne me quitte pas)

Quelle tendresse dans "Les Vieux" écrite après la mort de ses parents : "Les vieux ne bougent plus (...) Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide / C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une laide / Et le temps d'un sanglot / oublier toute une heure la pendule d'argent / Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, / Et puis qui les attend."

Quel humour féroce dans "Ces gens-là": "Faut vous dire Monsieur / Que chez ces gens-là / On ne pense pas Monsieur / On ne pense pas on prie" qui continue  sur un ton lyrique" "Et puis et puis / Et puis il y a Frida / Qui est belle comme un soleil /  (...) "Les autres ils disent comme çà / Qu'elle est trop belle pour moi / Que je suis tout juste bon / A égorger les chats"

Que de chefs-d'oeuvre : "Marieke" "Amsterdam""Mathilde" "Le dernier repas" "Jef""Jaurès""Jojo""La Valse à mille temps" et tant d'autres.

C'est une vraie peinture que celle de "Bruxelles" :  "Place de Brouckère on voyait des vitrines / Avec des hommes des femmes en crinoline / Place de Brouckère on voyait l'omnibus / Avec des femmes des messieurs en gibus"

Sentimental, Jacques Brel, dans "Madeleine" : "Ce soir j'attendais Madeleine / J'ai apporté des lilas / J'en apporte toutes les semaines / Madeleine elle aime bien ça/ "

Si mon billet est un hommage à Jacques Brel, c'est surtout un souvenir. La musique est inséparable des paroles. Je peux citer des vers, je ne peux pas recréer l'émotion. Je ne veux pas non plus en parler comme un prof, relever la métrique très diversifiée de ses chansons.

J'ai été heureuse d'en parler. Je me suis fait plaisir en ce 3 janvier. C'est tout.

 

07/05/2012

UN PEU DE RECREATION AVEC GILBERT.

Nostalgie...

 


 

L'indifférence, quel mal ne fait-elle pas !

"L'indifférence, le gel de l'âme." (Edgar Morin).