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08/06/2014

CELA EXISTE ?

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L'amour en politique, cela existe ? 

Mieux que des commentaires des photos prises sur le web.

Il faut parfois attendre avant de s'exprimer, alors, j'attends !

10:04 Publié dans Humour | Tags : photos | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2014

BERNARD PIVOT.

bernard pivot, oui, mais quelle est la question ?

 

Bernard Pivot est né le 5 mai 1935 à Lyon. Journaliste, animateur d’émissions culturelles à la télévision, c’est une célébrité.

Une longue carrière. Début au Figaro littéraire en 1958, créateur du magazine Lire, et surtout animateur à la télévision :

1973 -1975 : Ouvrez les guillemets
1975 -1990 : Apostrophes
1991 - 2001 : Bouillon de culture
2002 - 2005 : Double Je

Il a aussi présenté les Championnats de France d’Orthographe.

Comme livres, je retiendrai «  Remontrances à la ménagère de moins de 50 ans » un coup de colère contre l’audimat à la télévision et une autobiographie « Les mots de ma vie ».

Il préside l’Académie Goncourt depuis le 7 janvier 2014.

OUI, MAIS QUELLE EST LA QUESTION ?

Un petit livre très amusant. Roman ou autobiographie ? Autobiographie puisque le héros Adam Hirsh est un journaliste comme lui, qui anime aussi une émission télévisée mais dans laquelle il reçoit beaucoup de monde et pas seulement des écrivains comme le faisait Bernard Pivot.

Son héros avoue qu’il est un interrogateur professionnel, compulsif, atteint d’une maladie chronique qu’il appelle « la questionnite » qui va lui compliquer la vie et même souvent la rendre infernale.

Toutes les femmes qu’il rencontre sont victimes de sa manie de les harceler de questions, sans aucun tact, sans aucune retenue. Il veut tout savoir et quand pour leur malheur, ses victimes essaient honnêtement de répondre, il continue jusqu’à ce qu’elles soient exaspérées. Cela donne des scènes très amusantes. Questions indiscrètes sur leur vie sexuelle  mais aussi questions banales sur la vie quotidienne par exemple l’achat d’une machine à café !

Là, on est vraiment dans le roman. Bernard Pivot n’est pas l’exécrable Adam Hirsh mais celui-ci est plus amusant que lui.

Pourtant on reconnaît Bernard Pivot dans ces dialogues par exemple dans l’énumération de synonymes dans la même phrase et une manière bien à lui de jongler avec les mots.

Le livre commence par une confession que doit faire Adam pour sa confirmation. Le prêtre pose les questions habituelles mais Adam va renverser les rôles et devenir l’interrogateur.

« Ainsi ai-je découvert, peut-être avec l’aide du Seigneur qui aime se montrer facétieux envers ses serviteurs, que, le pouvoir étant dans les questions et la sujétion dans les réponses, il est très jouissif d’intervertir les positions. Pendant quelques secondes, de faible j’étais devenu fort. Je ne l’oublierai pas. »

De drôle, le livre va peu à peu, laisser percer une certaine mélancolie. Est-ce Adam ou Bernard qui s’interroge sur sa vie ? Bernard, sûrement : « Es-tu heureux ? » « Ne pas s’aimer, c’est refuser le bonheur ; trop s’aimer c’est refuser les autres. Ne bascules-tu pas sans cesse de cette position à celle-là sans jamais t’en tenir à un amour de toi qui serait médian et juste ? »

« Plus on vieillit, plus notre inventaire se produit. Plus les années passent, plus ces questions deviennent embarrassantes, et plus il est difficile d’y répondre. La sincérité fait mal. L’autocritique sape le moral. »

« Quand devient-on vieux ? Quand on n’a que des réponses et plus de questions. Certains posent encore des questions pendant leurs derniers jours. Ils meurent jeunes. Peut-être ne serais-je jamais vieux ? C’est plus un souhait qu’une question. »

Un chapitre est consacré à son fils Julien où il essaie de lui montrer les dangers de la drogue, même de la cigarette. Et on revient au début du livre :

« C’est en cet instant que j’eus conscience que, non seulement je ne posais plus de questions à Julien, mais que c’était moi qui répondais aux siennes. Comme je l’avais fait, à treize ans avec mon confesseur, il avait échangé les rôles. Il s’était emparé de mon pouvoir. Mais sa performance était bien plus remarquable que la mienne. Je n’avais affaire qu’à un prêtre fatigué alors que lui avait mis dans sa poche un intervieweur considéré comme l’un des meilleurs de la télévision. Je ne savais pas si je devais l’admirer ou lui en vouloir. »

Comme vous le constaterez, le livre est plus complexe qu’il n’y paraît.

De la même manière, Bernard Pivot, insère des questions qu’il pose au Seigneur. Et ce n’est pas anodin car sous une apparence frivole elles démontrent que nous ne savons rien et surtout sur ce qu’est vraiment la vie.

« Seigneur, les Gaulois avaient inventé le tonneau, comment se fait-il que Diogène, dit le cynique, qui vivait à Athènes plus de trois siècles avant Jésus-Christ ait élu domicile dans un tonneau ? »

Confirmation dans la dernière question : « Seigneur, le monde a-t-il eu un commencement et sera-t-il sans fin ? »

Bernard Pivot a voulu terminer son livre en laissant la parole à son personnage : « A quoi penses-tu Alain ?- A rien. – Mais si, tu pensais bien à quelque chose ? – Non, non, je t’assure.- Ton regard était fixe, lointain, tu avais l’air très concentré, comme replié sur toi… - Non, je te promets, je ne pensais à rien. – Tu m’aimes ? – Oui, bien sûr. – Vraiment ?- Je ne me pose même pas la question. » L’intervieweur est de venu l’interviewé ! Jolie pirouette !

J’ai beaucoup aimé le livre. Bernard Pivot m’avait donné beaucoup de plaisirs avec ses émissions culturelles. Il m’en a donné autant avec son livre.

 

06/11/2012

BELGACOM.

belgacom, service clientèle, telenet

Je vais peut-être vous l'apprendre, Belgacom, étant l'opérateur historique a tous les droits.  C'est ce qu'une employée m'a dit hier. (sic).

Pour faire plaisir à une amie, à sa demande, je commande un téléphone chez Belgacom pour son anniversaire. Je me rends sur le site internet et j'y apprends qu'acheter en ligne offre beaucoup d'avantages : moins cher – livraison rapide et garantie – paiement par facture – 14 jours calendrier pour changer d'avis. Magnifique !

Mon choix fait, je passe commande. Un message s'affiche : "Merci. Votre commande a bien été enregistrée." Un mail le confirme précisant la date de livraison par Taxipost pour le vendredi 31 octobre, soit quelques jours après ma commande.

Après une semaine, je contacte Taxipost pour savoir où en est mon colis. J'apprends que le numéro donné par Begacom n'est pas juste, l'opératrice précisant "C'est toujours comme cela avec eux. Vous devez leur téléphoner et leur demander le bon numéro commençant par vingt-deux, sans cela je ne sais rien faire". Message bien reçu.

J'appelle Belgacom et après trente minutes d'attente, je raccroche. Je n'ai eu personne au bout du fil. Nouvel essai, toujours rien, même attente. Je recommence le lendemain. Même attente. J'ai pris la précaution de mettre le haut-parleur ce qui me permet de me replonger dans ma lecture. Enfin, quelqu'un décroche. Je lui demande de me donner le bon numéro. Réponse : "Je n'ai pas de commande à votre nom. Vous devez refaire le numéro,  tapez "facturation" et non "commande" comme vous l'avez fait." Bizarre mais soit. L'opératrice se lance ensuite dans une longue explication sur les avantages que j'aurais à quitter telenet-internet, où je suis, pour Belgacom, bien moins cher. Impossible de la couper. Je réfrène une forte envie de rire. Ce n'est vraiment pas maintenant qu'il faut me vanter leur service clientèle ! 

Re-trente minutes d'attente. Je bénis le haut-parleur qui me permet de ne pas m'énerver. Enfin, quelqu'un répond. "Je n'ai aucune commande enregistrée à votre nom. Où avez-vous commandé ?- Sur internet comme vous le recommandez - Sur internet ? Quelle idée ! Votre commande n'est pas enregistrée. – Et le mail que j'ai reçu ? – Pas de valeur. Je vais voir ce que je peux faire mais c'est un autre service. Patientez s'il-vous-plaît et restez en ligne." Je n'ai pas le choix, j'attends. Après quinze minutes, l'opératrice me confirme que l'appareil me sera probablement livré dans quinze jours ! Comme je lui demande le "bon numéro" recommandé par Taxipost, elle s'énerve. "Vous n'en avez pas besoin, puisque votre téléphone vous sera livré !"

Trois minutes plus tard, Belgacom me contacte pour donner mon avis sur le service clientèle en choisissant un chiffre de 1 à 5. Je suppose que vous devinez la cote que je leur ai attribuée.

Un pur hasard, ayant un souci avec mon décodeur Telenet, je les contacte, le même jour. Quelqu'un décroche tout de suite, répond très aimablement à ma question et à d'autres qui ne concernent normalement pas le service technique. Pas de problème, j'ai mes réponses et une insistance :. "Si autre chose vous tracasse, n'hésitez pas. Demandez-moi tout ce que vous voulez."

Merci Telenet.

La date anniversaire de mon amie est passée. Elle n'a pas eu son cadeau, elle l'aura peut-être plus tard. Du moins, je l'espère.

Mais, comme je vous le disais en commençant ce post, Belgacom a tous les droits, même celui de mécontenter ses clients et de mentir sur leur site internet. C'est comme cela.

01/10/2012

UN PEU D'HUMOUR.

Journée des Séniors

Aujourd'hui, 1er octobre, c'est la journée des séniors. Une journée parmi les autres car il y en a beaucoup : journée de la femme, du sida, du cancer, de la mobilité etc. Je ne les retiens pas toutes.

Mais les médias ont quand même rappelé le chiffre d'existence des séniors et démontré que, statistiquement, ils seraient de plus en plus nombreux.

Ce qu'ils n'ont pas redit (merci) c'est que les séniors coûtent cher à la collectivité. Ils prennent, paraît-il, plus de médicaments, ont plus d'ennuis de santé et creusent ainsi le trou de la sécu.

Ce n'est pas tout. Ils sont souvent plus frileux donc n'obéissent pas aux injonctions de baisser la température dans leur maison ou appartement. J'ajouterai le scandale qu'est celui d'être parfois seul après le décès du conjoint et l'envol des enfants, donc de chauffer maison ou appartement pour eux seuls. Et de plus, ils ne sont pas prêts à investir dans l'isolation de leurs maisons. Ne pas en avoir les moyens ou la force est une excuse non valable. Economiser l'énergie est un devoir civique.

Ce n'est pas fini, ils consomment moins. Ils mangent peu, renouvellent moins leur garde-robes et certains n'ont même plus de voiture. Ce dernier point est une moindre pollution mais un moins pour l'économie.

Pauvres séniors qui s'entêtent à vivre plus longtemps ! Ils ne sont pas responsables, on ne choisit pas l'heure de sa mort, mais n'empêche ils sont là. De plus, ils utilisent, quand ils le peuvent, les titres-services qui coûtent cher à l'état.

J'en étais là de mes réflexions quand j'ai appris une bonne nouvelle. Il y a trop de bébés. Voilà donc une autre catégorie de citoyens (futurs citoyens) qui sont montrés du doigt. Les séniors ne sont donc plus les seuls à faire du tort à la collectivité. 

Honnêtement, j'avais d'abord trouvé cela loufoque. Mais, c'est plus marrant d'être associés à des bébés plutôt qu'à des chomeurs. Puis, la déclaration vient du bourgmestre de Bruxelles, en pleine période électorale, un socialiste. Comment ne pas la prendre au sérieux ?

Et, autre bonne nouvelle, ils votent. Leur voix est donc précieuse puisque certaines communes envisagent d'installer des bureaux de vote dans les homes.

Me voilà rassurée. Même sénior je suis encore une citoyenne.

Je dois modérer mon propos. Tous les séniors ne sont pas les mêmes comme d'ailleurs n'importe quelle catégorie de la population. Il y en a qui voyagent, dépensent, vont au restaurant...

Je rappellerai aussi timidement qu'ils rendent des services en gardant leurs petits-enfants. Certains font même du bénévolat dans les hôpitaux, les bibliothèques ou autres services. Ce n'est pas quantifiable mais c'est toujours cela à mettre à leur crédit.

Je profite de ce post, que certains et, je les comprends, qualifieront de "mauvais humour" pour parler d'une arnaque du ministère des finances. Une vraie.

Il y a deux ans, j'ai reçu un extrait de rôle sans devoir faire de déclarations. J'étais dans les personnes qui ont des revenus bien connus des finances. C'est bien tout de même, je ne devais même pas aller sur tax-on-web.

Cette année, je reçois le fameux extrait de rôle en juin m'annonçant le paiement (et oui, je suis remboursée) en août. Quelques jours avant l'échéance, je reçois une copie du fameux extrait, une vraie copie, seule la date d'envoi était reportée de deux mois comme évidemment le remboursement. J'ai pensé qu'il y avait de quoi sursauter.

Je me suis alors rappelé que ce gouvernement dont, à l'heure actuelle, je me demande s'il existe encore ne voyant à la télé que le Premier Ministre, avait vaguement déclaré qu'une manière de faire des économies était de retarder le remboursement des impôts. C'est donc cela.

Je ne trouve pas le procédé honnête mais comme je me culpabilise d'être sénior avec tous les torts que je cause à la collectivité je me réjouis de contribuer ainsi, sans l'avoir voulu, à améliorer les finances de l'état. Une goutte d'eau sans doute mais les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières ?