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05/12/2014

QUATRE JOURS.

Monsieur X a trouvé sa vitrine endommagée. Les dégâts sont importants.  La police recherche les auteurs.

Madame X a été agressée dans la rue. Sous le choc, elle a été emmenée à l’hôpital. La police enquête.

Monsieur Y a trouvé sa voiture coincée par une autre, l’empêchant de sortir. La police a dressé procès-verbal.

Un chauffeur de bus a été violemment pris à parti par un usager. Celui-ci a été emmené par la police.

« Ce ne sont que des faits-divers relatés par les journaux. »

 

grèves

« Si vous ouvrez, on saccage tout » Des commerçants menacés par des syndicalistes, relayés par La Libre.

 

Ils ont leurs raisons.

Comme les syndicalistes le disent, le droit de grève est au-dessus de la Constitution.

Dont acte.

 

02/12/2014

GREVES.

grève, légitimité, répercussions, économie du pays

 

C’est difficile, presque inconvenant, de parler des grèves. Les grévistes se sont démenés, ont perdu de l’argent pour une cause qu’ils estimaient juste, les mesures du gouvernement Michel.

Pourtant, je ne peux pas rester insensible aux images violentes diffusées par les médias. Blocage de voitures, chauffeurs molestés, travailleurs attaqués par les piquets de grève. Et aussi, perte de salaires pour ceux qui ne voulaient pas participer à la grève.

Je ne puis pas non plus rester insensible devant certaines déclarations des syndicalistes. « Si les voitures veulent passer, nous ne nous laisserons pas faire » On l’a vu mais est-ce normal ?

« Liège, ville morte : Nous prouvons que nous sommes capables d’annuler l’activité économique. » Cri de triomphe ! Faire du mal à l’économie est donc non seulement légitime, mais un bien clairement revendiqué. Je pourrais dire un peu méchamment que j’avais toujours cru que les syndicats étaient très sensibles à l’économie du pays, source de profits aussi pour les travailleurs. Je sais qu’ils me répondront qu’ils se battent justement contre les atteintes aux pouvoirs d’achat en combattant le blocage de l’index mais tout de même…

J’ai sursauté aussi d’apprendre que le droit de grève était au-dessus de tous les droits constitutionnels. J’avais toujours cru, naïvement, que la Constitution était sacrée. Mais impossible de la respecter quand on abolit le droit de circuler, par exemple.

Trois jours de « grève tournante »  14 novembre, 1er décembre, 8 décembre. Le blocage des trains, des voitures ont fait que ces grèves ont touché Bruxelles et pas seulement les villes concernées.

Trois jours, trois lundis. Les répercussions dans l’enseignement ont été lourdes. Ce sont les mêmes cours qui ont été supprimés et c’est impossible de les rattraper sauf pour certaines matières comme le français ou les maths où on peut essayer de rattraper le cours perdus un autre jour. Au forcing.

Novembre et surtout décembre. Les mois pendant lesquels on prépare les examens ou le moment pendant lequel ils ont lieu. Ajoutons la grève nationale du 15 décembre qui suivra la grève tournante du 8 décembre à Bruxelles et on comprend que certaines écoles bruxelloises ont décidé de reporter les examens en janvier.

Un préjudice pour les élèves. Les examens auront lieu après 15 jours de vacances ! C’est du jamais vu.

Les grèves n’ont pourtant pas fait l’unanimité. Dans la population d’abord, chez les commerçants, les PME, les entreprises. Une perte sèche de revenus. Plus grave, chez les plus petits, une menace pour leur survie.

La Libre écrivait : « Les grèves servent-elles vraiment à quelque chose ? » Bonne question quand on se rappelle les grèves des années précédentes qui n’ont pas empêché les gouvernements de faire voter leurs lois.

« Il n’y a pas eu de concertation sociale » clament les syndicats. Le gouvernement, lui, rappelle que la concertation est inscrite dans l’accord gouvernemental mais que les syndicats la refusent. Il faut être deux pour négocier et on ne négocie pas quand les syndicats sont dans la rue. Cela me paraît logique.

Nous aurons certainement après le 15 décembre les chiffres des économistes sur ce que la grève a coûté à l’état.

En attendant, les travailleurs bruxellois qui ont dû se débrouiller pour aller travailler quand il n’y avait pas de train ont vécu des journées infernales. Tout le monde n’a pas une voiture !

Un tout petit exemple. Ma FO est furieuse. Elle perd deux journées de titres-services, soit 16 chèques ! Mais, bien sûr, pour un bien « futur » Elle n’en a cure, elle se demande comment elle va supporter cette perte d’argent.

Les syndicats sont tout puissants. Les citoyens, de gré ou de force, n’ont qu’à subir. Les policiers aussi qui ont été confrontés à des grévistes en colère.

Quatre jours ! Était-ce indispensable ?

Je n’en dirai pas plus. Même si la liberté d’expression  inscrite dans la Constitution n’a plus la valeur que je pensais, je l’exercerai quand même. Me lira qui voudra.

 

26/11/2014

SIMONE VEIL.

simone veil, ivg, anniversaire, 26 novembre 1974

 

Simone Veil est née le 13 juillet 1927 à Nice.

Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme fonctionnaire jusqu’à sa nomination comme ministre de la santé en 1974. A ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil » promulguée le 17 janvier 1975 qui dépénalise le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse.

De 1979 à 1982, elle est la première présidente du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel. Elle est Ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales dans le gouvernement Balladur puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Elue à l’Académie française le 20 novembre 2008, elle est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.
(Billet du 19 mars 2010

LOI VEIL.

C’est le 26 novembre 1974 que Ministre de la Santé de Valéry Giscard d’Estaing, président récemment élu, que Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter aux députés son projet de réforme de la législation sur l’avortement. A l’époque, interrompre une grossesse est considéré comme un crime par le Code pénal.

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. (…) Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femmes. Je m’excuse de le faire devant cette assemblée presque exclusivement composée d’hommes. Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame. »

Il y aura trois jours de débats violents. Les insultes pleuvent. « Fours crématoire » « Barbarie organisée et couverte par la loi comme elle le fut par les nazis » « Choix d’un génocide » « Abattoirs où s’entassent des cadavres de petits hommes »

Après le passage de 74 orateurs, Simone Veil reprend la parole, déplorant les analogies avec le racisme scientifique des nazis.

Il lui a fallu beaucoup de courage pour supporter toutes ces injures. Elle a été d’autant plus touchée que trente ans plus tôt, elle avait échappé aux camps de la mort, où ses deux parents et son frère ont péri.

Le 29 novembre 1974, 284 députés contre 189 votent la loi dépénalisant l’IVG. Depuis, la législation a été assouplie à plusieurs reprises.

A l’occasion de ce quarantaine, France 2 diffusera mercredi soir un téléfilm La Loi sur le débat houleux qui a agité l’Assemblée nationale, avec Emmanuelle Devos dans la peau de Simone Veil.

Simone Veil ne s’exprime plus en public depuis la mort de son mari. Elle ne devrait pas sortir de son silence pour cet anniversaire.

C’est parce qu’elle avait été touchée par les dégâts causés par les avortements clandestins, qui touchaient surtout les classes populaires, qu’elle a accepté de se battre pour que le Parlement vote la loi légalisant l’IVG.

Elle le dira dans son discours : « Actuellement, celles qui se trouvent dans cette situation de détresse, qui s’en préoccupe ? La loi les rejette non seulement dans l’opprobre, la honte et la solitude, mais aussi dans l’anonymat et l’angoisse des poursuites. »

Simone Veil : une femme exceptionnelle.

Je reprendrai les derniers mots de Jean d’Ormesson lors de son discours de réception de Simone Veil à l’Académie française : « Nous vous aimons, Madame. »

 

22/11/2014

JACQUES ATTALI.

jacques attali, devenir soi

 

Jacques Attali économiste et écrivain est né le 1er novembre 1943 à Alger. Il a été le conseiller spécial de François Mitterand. Il a fondé et en a été le premier président la « Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Il a présidé la « Commission pour la croissance française ». Il dirige actuellement le groupe « PlaNet Finances ».

Il est l’auteur de nombreux rapports sur les réformes qu’il croyait nécessaire pour le bien de la France sans, il faut bien le dire, être très écouté des Politiques.

Il est aussi l’auteur de soixante-cinq essais, de biographies et de romans. Il est actuellement éditorialiste à L’Express.

Impossible de citer tous ses livres. Je ne reprendrai que ceux que j’ai lus : « Les Juifs, le monde et l’argent » « La Crise, et après ? » « Une brève histoire de l’avenir » « Sept leçons de vie » » « La Confrérie des Eveillés » « Blaise Pascal ou le génie français »

DEVENIR SOI.

Le titre m’avait intriguée. Il existe tant de livres sur une vie réussie, être soi, le bonheur que je me demandais ce que Jacques Attali, éminent économiste, allait apporter de nouveau à ces thèmes abondamment traités par des philosophes ou des psys.

Les premières lignes du livre m’ont fait sursauter « Dans un monde insupportable et qui bientôt le sera bien plus encore… » Puis « Le monde est dangereux et le sera de plus en plus » Un constat sur la violence déchaînée par l’intolérance et les idéologies obscures, l’environnement qui se dégrade, la disparition de l’emploi, les inégalités comme la pauvreté en augmentation, un niveau de vie menacé.

Pour Jacques Attali la plupart des hommes politiques se préoccupent uniquement du quotidien et de leurs électeurs ; les chefs d’entreprise, de leurs actionnaires.

Un jugement sévère justifié sans doute par le souci qu’il a eu constamment de proposer des réformes utiles et d’être rarement suivi.

Il va longuement décrire ce qu’il appelle « L’irrésistible ascension du Mal ».

Face à cela, les citoyens qu’il appelle « Les résignés-réclamants » « Malgré ces désastres à nos portes, et en dépit de l’impuissance croissante des Etats, les hommes et les femmes politiques continuent de faire comme si tout  dépendait d’eux » Et les citoyens de feindre de les croire…

Heureusement, me suis-je dit, le chapitre suivant annonce une renaissance en marche. « Bien des mouvements d’idées poussent à revendiquer la liberté sous toutes ses formes. Bien des individus ont commencé à ne rien attendre des pouvoirs, à se prendre en main, à se débrouiller, à choisir leur vie. Bien des « devenir-soi »sont en cours : ceux-là osent ne pas se laisser dicter leur vie par le désir des autres ; ne pas se contenter de consommer, que ce soit des objets, des services, des prothèses ou de la politique »

Un petit détour dans l’histoire pour revenir à notre monde et l’aspiration à la liberté et à la démocratie.

Pour prouver que le devenir-soi est possible pour tous, l’auteur va très longuement citer ceux qui y sont parvenus. Un chapitre consacré aux artistes, un autre aux entrepreneurs. L’intérêt de ces très longues énumérations est de nous apprendre ou de nous remettre en mémoire ce que certains ont réussi à faire de leur vie, d’où ils sont partis, où ils ont arrivés.

Des artistes connus comme Vivaldi, Mozart, Rossini, Marx, Picasso, Diderot, Hölderlin, Matisse, Rimbaud, Camille Claudel, John Lennon et beaucoup d’autres.

Dans les entrepreneurs, Thomas Edison ou Henri Ford. Plus surprenant, de nombreuses entreprises qui tiennent compte de l’intérêt des générations suivantes, comme la maison Hermès. Plus attendu, ceux qui créent des fondations comme Bill et Melinda Gates ou encore de nombreuses associations comme « Les petits frères des Pauvres » Coluche et « Les Restos  du cœur » «  Médecins sans frontière. »

Jacques Attali ne s’arrêtera pas là, citant Mathieu Ricard, Mohandas Gandhi, Abraham Lincoln et même Mikhaïl Gorbatchev.

Toutes ces personnalités sont classées dans des catégories que je ne reprendrai pas car ce serait vraiment trop long.

J’en arriverai donc tout de suite aux étapes du devenir-soi  sans passer par le chapitre consacré aux philosophes :

1/ Comprendre les contraintes imposées à sa vie par la condition humaine, par les circonstances et par les autres.
2/ Se respecter et se faire respecter ; réaliser qu’on a droit à une belle vie, à du beau et du bon temps.
3/Admettre sa solitude ; ne rien attendre des autres, même de ceux qu’on aime ou qui nous aiment ; et grâce aux étapes précédentes, la vivre comme une source de bonheur.
4/ Prendre conscience que sa vie est unique, que nul n’est condamné à la médiocrité, que chacun a des dons spécifiques. Et qu’on peut même, au cours de sa vie, en mener plusieurs, simultanément ou successivement.
5/ On est alors à même de se trouver, se choisir, prendre le pouvoir sur sa vie.

Tout ce « chemin » est commenté par l’auteur.

J’ai lu le livre avec intérêt pour sa partie historique. Je ne vais pas émettre de jugement sur le « chemin » proposé par l’auteur pour le « devenir-soi. »

J’apprécie le « devenir soi » en opposition au classique « être soi » Je suis bien sûr d’accord sur l’importance que représente le choix de vivre sa vie sans être influencé par ce que nous propose la société actuelle. Est-ce possible ?

Je soulignerai un paradoxe : les principes que défend l’auteur semblent nous amener à l’égoïsme. Or, Jacques Attali les présente comme un moyen de changer le monde.  

 

16/04/2014

DAVID FOENKINOS.

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David Foenkinos est né à Paris le 28 octobre 1974. Il étudie les lettres à la Sorbonne tout en se formant au jazz. Il devient professeur de guitare. Son premier roman « Inversion de l’idiotie : de l’influence de deux Polonais » est publié chez Gallimard, en 2001 et reçoit le Prix François Mauriac.

Son œuvre est nombreuse : « Le Potentiel érotique de ma femme » « En cas de bonheur » « Les cœurs autonomes » « Nos séparations » « Le Petit Garçon qui disait toujours non » « Les Souvenirs » « Je vais mieux ».

Il a réalisé une adaptation cinématographique de son roman « La délicatesse », avec Audrey Tautou et François Damien.

Ses romans ont été largement récompensés.

LA TETE DE L’EMPLOI.

Le héros, qui aborde la cinquantaine, raconte sa vie. Il s’appelle Bernard et n’aime pas son prénom. Il est enfant unique ce qui l’intrigue. Ses parents étaient-ils comblés par ce seul enfant ou, au contraire, dégoûtés ?

Son père Raymond, veilleur de nuit dans un hôtel est marié à Martine. Ils ont quatre-vingts ans. Ils vivent leur vie paisiblement. « Le secret de la longévité, c’est sûrement ça : ne pas faire de bruit. Et, il ne faut pas hésiter à utiliser des patins. ».

Lui est marié à Nathalie, psychologue, dont il est toujours très amoureux. Ils ont une fille, Alice.

Après des études de commerce, il entre dans une banque. « Dans les années 80, banquier c’était vraiment une belle profession. Cela imposait le respect, on voyait en vous l’éclat de la réussite. »

Il gravit rapidement les échelons et devient conseiller financier. Il a été embauché parce qu’il avait « la tête de l’emploi », « une bonne tête ».

 Après l’âge d’or de la banque, arrive la crise partie des Etats-Unis avec les subprimes. Tout s’effondre.  Sa banque doit faire des économies et licencie. Il n’est pas viré mais son patron lui demande d’être au guichet une vingtaine d’heures par semaine.

Même s’il conserve son bureau et ses clients, c’est la déchéance. Il est abasourdi, dévasté  mais accepte.

Sa vie va devenir un enfer. Son patron augmente ses heures de guichet, ses clients, qui le voient à cette place, ne lui font plus confiance.

Il n’a rien dit à sa femme mais leurs rapports se détériorent jusqu’à ce qu’elle arrive à lui dire : « C’est cassé entre nous » « Depuis longtemps, ce n’est plus pareil. » Elle parvient à lui faire accepter une séparation temporaire et il s’installe à l’hôtel.

Une nuit, il décide de parler à Nathalie et il constate qu’elle est avec un autre homme. « On venait de me voler ma vie. Je n’avais plus rien. Et ce n’était que le début. »

Le lendemain, il arrête un de ses clients, qui refuse de traiter avec lui puisqu’il est au guichet. Et c’est le drame : « Pinaud m’a fixé un instant, avant de faire demi-tour en silence, et de se diriger vers le bureau du directeur. Que faire ? J’ai essayé de le retenir par son manteau. Il a dérapé, s’est retrouvé par terre. Quand j’ai tenté de le relever, il semblait comme fou. » Une heure plus tard, il est licencié pour faute grave.

Plusieurs semaines passent et il doit bien admettre qu’il ne peut plus payer l’hôtel. Il cherche de l’aide chez des amis mais ceux-ci le remballent.

Une seule solution : retourner chez ses parents. Il retrouve sa chambre où rien n’a été changé : « Je venais de pénétrer dans le mausolée de mon enfance. »

Tout se passe mal. Il n’arrive pas à trouver du travail. Ses parents le traitent comme s’il était un enfant : « Bernard tu n’oublies pas de te brosser les dents ? »

Il déprime et surtout a honte de se retrouver chez ses parents à son âge. Il se rend compte aussi qu’ils ne sont guère enchantés de l’avoir chez eux. Il dérange leur tranquillité.

Il apprend que sa fille, partie à l’étranger, revient et qu’elle a l’intention de venir voir ses grands-parents. Dans sa folie, il décide de lui cacher qu’il a perdu sa situation et invente qu’il se trouve à Poitiers.

Alice vient et, malgré la forte envie qu’il a de la serrer dans ses bras, il reste dans sa chambre.

Son subterfuge va être découvert car parlant à Alice sur Skype, elle se rend compte qu’il est dans sa chambre où un poster est encore accroché. Elle accourt et il lui avoue tout.

Elle va l’aider à refaire son CV mais rien à faire, il ne trouve toujours pas de travail.

Ses parents lui font rencontrer Sylvie, la fille d’un de leurs amis, séparée elle aussi et avec qui il pourrait « refaire sa vie ». « Ca voulait dire quoi refaire sa vie ? Ca voulait dire que la première avait été ratée, et qu’il fallait donc la refaire. »

Ils deviendront amants. Sylvie reprend la quincaillerie de ses parents et ensemble, ils décident d’en faire un coin sex-toys.

L’auteur a décidé de ne pas terminer son livre par un happy end comme on pouvait s’y attendre dans ce genre de livre. Sylvie retourne chez son mari et il se retrouve seul dans l’appartement qu’ils occupaient ensemble et… dans les clous. Pauvre Bernard !

C’est un roman facile, sans trop de mélo même si la vie de Bernard est tragique. Bien actuel, car beaucoup de gens ont tout perdu avec la crise.

Ce qui est difficile à rendre, c’est l’humour, très présent. J’ai beaucoup ri !