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06/11/2013

ALEXANDRE ADLER.

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Alexandre Adler né le 23 septembre 1950 à Paris est un historien et journaliste français spécialiste des relations internationales.

Son œuvre est nombreuse. Je citerai « L’odyssée américaine » « J’ai vu finir le monde ancien » « Le monde est un enfant qui joue » « Rendez-vous avec l’islam.

Pour en savoir davantage, je vous renvoie à mon billet du 21 septembre 2009.

LE JOUR OU L’HISTOIRE A RECOMMENCE.

« Nous avons connu depuis le début de l’année 2011 un bouleversement immense qui ne peut ni ne doit être sous-estimé. Certes, ce n’est jamais que le second coup de semonce du nouveau siècle : le premier a commencé sa course en 1989, et s’est achevé en 1992 avec l’implosion du l’Union soviétique et la fin du système communiste. Nous connaissons aujourd’hui un choc de même ampleur, avec la tempête qui s’est abattue sur le monde arabe et qui, de manière assez voisine avec celle qu’on a connue à l’Est, se traduit tout d’abord par une revendication généralisée de liberté, de participation politique, d’émancipation – j’utilise volontairement les termes plus généraux, et non celui, beaucoup plus contraignant de démocratie. »

La fin de l’Histoire avait été théorisée par le philosophe américain Francis Fukuyama, qui voyait dans le consensus sur la démocratie libérale issue de la fin de la Guerre froide, le terme des grands conflits idéologiques internationaux.

Le printemps arabe est pour l’auteur le retour de l’Histoire mais pas nécessairement, d’où la prudence de son introduction, le retour de la démocratie.

L’auteur souligne que personne ne s’y attendait. Les régimes autoritaires arabes progressaient sur le plan économique et pour les occidentaux rien ne pouvait prévoir la possibilité d’une révolte.

« Ce ne sont pas les pauvres qui sont descendus dans la rue à Tunis, puis au Caire, mais des jeunes suffisamment fortunés pour posséder déjà des outils de communication moderne. »

L’auteur va retracer l’histoire de ce printemps arabe qui devrait selon lui s’appeler plutôt « L’hiver arabe » puisque tout a commencé fin décembre 2010 avec le suicide de Mohammed Bouazi en Tunisie.

L’auteur analysera l’islam politique rappelant avec humour, qu’en France, certains encensaient Tariq Ramadan ou plaçaient une femme musulmane portant le voile sur les listes électorales !

Quel islam ? C’est la question centrale du livre. Puissance des frères musulmans, rôle prépondérant joué par Al Jazira, télévison dont le maître à penser religieux est le cheik Karadawi.

Il est évidemment impossible de résumer le livre, ce serait trahir l’auteur. Impossible aussi de reprendre des citations. Sorties de leur contexte, elles ne reflèteraient pas le raisonnement rigoureux de l’auteur.

Alors pourquoi ce billet ? J’ai voulu recommander le livre qui m’a fort intéressée.

Je me pose toujours la même question quand j’entends actuellement la demande de retour à la charia. Ces pays ont, me semble-t-il, le droit de décider ce qu’est, pour eux, un pays musulman. Mais, je vois aussi, que les femmes, victimes encore une fois, comme si souvent dans l’histoire, craignent ce retour de ce que je dois bien appeler « la barbarie ».

Je terminerai en citant l’auteur :

« Nous sommes ainsi entrés dans une phase de transition longue et heurtée, dont toutes les règles longtemps en vigueur ressortent définitivement subverties. Les forces montantes de la démocratie n’ont pas encore joué pleinement. Les forces provisoirement dominantes de l’islamisme non plus. Il nous faut donc analyser, confronter, comprendre, tout en mesurant que les combats décisifs sont encore à venir. L’Islam n’est pas « un empire dans un empire » mais une partie dolente, vibrante, inventive et originale de notre Humanité toujours plus unifiée, même à son corps défendant. Oui, l’Histoire a recommencé. »

16/10/2013

SIMONE WEIL.

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Simone Weil est une des personnalités choisie par Mona Ozouf pour son livre « Les mots des Femmes. »

Simone Weil est née en 1909, à Paris, dans une famille juive cultivée. Elle fait de brillantes études de philosophie dans la classe d’Alain, puis à l’Ecole normale supérieure dont elle sort agrégée. Elle mourra épuisée à l’hôpital d’Ashford en 1943.

C’est de toutes les femmes dont parle Mona Ozouf la plus difficile à comprendre, la plus controversée aussi.

Sur ces photos d’adolescente, elle apparaît charmante. Très vite, elle va s’appliquer à changer son apparence : un chapeau crasseux, une pèlerine grise, des sandales qu’elle porte même en hiver, pieds nus, elle ne veut pas séduire et s’attachera à devenir comme la jugeront ses compagnons de la rue d’Ulm « imbuvable ». De plus, elle veut vivre dans l’austérité la plus complète, vit dans des chambres pauvres,  jamais chauffées, couche par terre, ne veut rien posséder.

Elle abandonne l’enseignement pour travailler comme manœuvre à l’usine d’Alsthom. Elle est maladroite, se brûle, est débordée par les normes de vitesse, ravagée par des maux de tête. Elle tirera de cette expérience un livre « La condition ouvrière » dans lequel elle décrit minutieusement ce qu’elle vit : les pièces manquées, le salaire rogné, les écorchures aux mains, les réprimandes. Elle croyait à la noblesse du travail, elle découvre une tout autre réalité. « Il (le travail) l’ouvrier à l’outil, le transforme lui-même en outil, inapte à nouer des relations avec les autres outils que sont ses camarades. ».

En 1936, elle s’engage aux côtés des républicains dans la guerre d’Espagne. Un échec, car elle manie aussi mal le fusil que la machine à fraiser. Gravement brûlée après avoir posé le pied dans une marmite d’huile bouillante posée à ras du sol, elle doit repartir pour la France. Elle dira avoir compris « que l’Espagne est devenue le théâtre mensonger d’un affrontement entre communisme et fascisme. »

Son engagement comme infirmière en 1941, à Marseille, sera aussi un échec. Elle veut apporter des soins et un secours moral aux blessés sur le champ de bataille mais a comme objectif aberrant « de faire impression sur les soldats ennemis ».

Simone Weil veut être exceptionnellement libre. Elle veut penser librement, ne veut régler son action que sur son propre jugement.

Cette conviction d’avoir toujours raison lui fera accepter la persécution des juifs pendant la guerre, ayant elle-même l’horreur d’être juive. Elle disait à Gustave Thibon « qu’elle ne savait pas ce qu’était l’essence d’être juive, en tout cas pas une race et, quant à la religion, assurément ce n’était pas la sienne. »

Dans son refus global de la personnalité, elle accorde si peu au rôle personnel des hommes dans l’histoire qu’elle va jusqu’à refuser de voir en Hitler un barbare ou un monstre mais « un simple instrument de cette logique impersonnelle qui veut que chacun commande là où il en a le pouvoir. »

Simone Weil détestait être une femme. Elle avait déjà constaté la condition humiliante des femmes ouvrières. Pour elle, à la subordination des femmes dans le travail, s’ajoute celle du mariage qui livre les femmes au bon plaisir de l’époux et l’angoisse de la vieillesse qui, d’après elle, touche plus sévèrement les femmes que les hommes : ayant perdu la fraîcheur de la jeunesse, elles deviennent « des êtres sans âge » !

Ce rejet de la féminité, fera qu’elle signera les lettres à sa mère d’un « ton fils respectueux ». Elle rejette la sexualité parce qu’elle n’y voit que soumission.

On a souvent parlé de sa conversion au christianisme. Qu’en est-il ? Elle a eu des contacts avec des prêtres et des religieux afin de leur poser des questions sur la foi dans l’Eglise catholique. Le père Joseph-Marie Perrin, religieux dominicain, l’accompagnera lorsqu’elle sera à Marseille entre 1940 et 1942. Pour Mona Ozouf, elle ne s’est jamais convertie mais tous les historiens ne sont pas d’accord avec elle.

Le dernier paragraphe qui lui consacre Mona Ozouf est très éclairant sur la personnalité de Simone Weil, pleine de contradictions. Je le reproduis intégralement.

« Hérétique, a dit Bossuet, tout homme qui pense. A suivre les oscillations perpétuelles de cette pensée exigeante et obstinée, trouée d’éclairs, on se persuade que Simone Weil est profondément hérétique. Hérétique politique au milieu d’une foule de croyants. Hérétique religieuse, servante d’un Dieu caché et absent du monde, qui réservait probablement des surprises au pauvre père Perrin, si désireux de la croire prête pour la conversion. Hérétique de cette terre, être insaisissable et génial, tombé d’une autre planète. Alain, comme si souvent, l’avait laconiquement et merveilleusement exprimé : « une Martienne » selon lui.

J’avoue avoir été étonnée du portrait que fait Mona Ozouf de Simone Weil. Elle reconnaît son intelligence, son engagement mais souligne aussi son intransigeance. J’ai toujours cru qu’elle s’était convertie au christianisme mais qui peut savoir ce qu’elle pensait réellement.

Sa mort au sanatorium d’Ashford le 24 août 1943, officiellement de tuberculose, a aussi été sujet de polémiques parmi les historiens. Certains pensent qu’elle s’est suicidée. Ce qui est certain c’est que sa privation volontaire de nourriture a accéléré sa mort.

Mona Ozouf ne parle pas de son œuvre littéraire sauf de son livre « La condition ouvrière ». Elle a beaucoup écrit : « Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale » « La pesanteur de la Grâce » « Enracinement » « Attente de Dieu »

Je garderai d’elle l’image d’une personnalité complexe qui s’est épuisée dans la fidélité à ses engagements.

23/09/2013

ANDRE COMTE-SPONVILLE.

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André Comte-Sponville vient de publier une nouvelle édition de son « Dictionnaire philosophique » publié en 2001. L’édition a été revue et enrichie de nouveaux mots. Je citerai : adulescent, décroissance ou obscène.

J’ai choisi de copier ce qu’il dit du blasphème. Ce concept a suscité bien des polémiques et, ce qui est plus grave, a servi pour lancer des menaces de mort. Intéressant ce qu’en dit l’auteur, qui est un philosophe très apprécié.

BLASPHEME.

« Blasphémer, c’est insulter Dieu (du grec blasphëmia, « injure, calomnie ») ou lui manquer de respect. Acte vain, si Dieu n’existe pas, mais culotté, s’il existe. Les croyants devraient au moins admirer l’audace du blasphémateur, et laisser à Dieu le soin, s’il le veut, de le punir. Les fanatiques préfèrent s’en charger eux-mêmes, ou demandent à l’Etat de le faire. C’est ainsi que le chevalier de la Barre fut torturé et décapité, à l’âge de 19 ans, pour avoir refusé d’ôter son chapeau devant une procession catholique. L’Eglise y voyait un blasphème, donc un crime.

Dans un Etat laïque, le blasphème cesse d’être héroïque pour n’être plus, chez les athées et sauf exception, qu’une provocation inutile. Ce n’est pas une raison pour l’interdire, ni pour le pratiquer. Le blasphème fait partie des péchés, pas des délits ; des droits de l’homme, pas des bonnes manières. »

Note : Le chevalier de la Barre est né le 12 septembre 1745. Il est le dernier condamné à mort sur des accusations d’irrespect du religieux en France.

Mes billets sur l’auteur : 13 août 2009 – 20 octobre 2010 – 15 mai 2013.

19/06/2013

EUTHANASIE.


La loi sur la dépénalisation de l’euthanasie a été votée en 2012. A l’initiative de Philippe Mahoux (PS) le sénat discute de l’élargissement de la loi aux mineurs et aux personnes atteintes de démence évolutive.

Le vote de la loi en 2012 n’avait pas été facile. C’était l’aboutissement d’un long combat mené notamment par l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité – association pluraliste.)

http://www.admd.be/Who_is_who.html

L’association propose à ses membres la déclaration anticipée d’euthanasie, valable cinq ans. Elle publie une revue, fait des réunions d’information et de formation. Comme elle le dit souvent, elle n’est pas opposée aux soins palliatifs mais regrette que souvent les associations de soins palliatifs soient une véritable machine de guerre contre l’euthanasie.

Rédiger une déclaration anticipée d’euthanasie n’est pas facile. Personne n’aime penser à la mort. Trouver une personne de confiance qui accepte de cautionner votre déclaration, pas simple non plus.

Je regrette que la déclaration ne soit valable que cinq ans. C’est un véritable frein.

Les associations de Soins palliatifs font du bon travail. Nous vivons à une époque où la souffrance est prise en compte. Ce que je leur reproche, c’est la négation qu’elles font de la pratique de la sédation. Pourtant, je l’ai constatée plusieurs fois.

Quelle différence avec l’euthanasie ? Enorme. Le patient n’est pas informé, ses proches non plus, il meurt seul et la famille ne sera avertie que plusieurs heures après le décès. C’est trop souvent le médecin seul qui prendra la décision, sans rien dire, essayant de faire croire que le décès est tout à fait naturel. Pour moi, c’est un vrai scandale.

J’ai aussi été fort étonnée de voir que le patient n’avait pas le choix de son association de soins palliatifs. Il faut l’accord du médecin. Certains s’opposent au choix qui est fait et ce n’est pas acceptable.

Il y a, je crois, unanimité contre l’acharnement thérapeutique. Mais, pratiquement, c’est bien difficile de définir à quel moment il faut arrêter les traitements. Même avec le progrès de l’imagerie médicale, le diagnostic sera toujours très difficile.

Ceci dit, la loi dépénalisant l’euthanasie n’est pas parfaite. Un très grave problème est la liberté de conscience du médecin. Je la trouve indispensable mais elle pose problème. La loi prévoit que ce médecin vous envoie chez un autre qui accepte de pratiquer l’euthanasie. Pratiquement, cela ne se fait pas. Et si vous vous trouvez dans un hôpital qui est contre l’euthanasie, vous ne pourrez rien faire. Je ne vois vraiment pas comment si on est hospitalisé dans un état grave, on peut, après le refus du médecin de vous euthanasier, aller dans un autre hôpital. Il faut, me dit-on, bien choisir son hôpital. C’est encore une fois bien théorique. Vous irez, c’est logique, dans l’hôpital où exerce votre médecin ou vous serez conduit d’office par l’ambulance dans l’hôpital le plus proche.

La loi existe. Pouvoir choisir de mettre fin à sa vie, de mourir entouré des siens est, pour moi, très important. Je regrette qu’elle ne soit pas toujours respectée.

La proposition d’extension de la loi examinée au sénat ne sera pas facile pas plus que ne l’a été la loi de 2002.

Les sujets éthiques sont toujours difficiles à traiter. Mais nous vivons dans un pays où la discussion est possible et c’est déjà bien.

Dois-je quand même rappeler que personne n’est obligé d’être d’accord avec la dépénalisation de l’euthanasie ? Mais, peut-on moralement refuser aux autres ce qu’on ne souhaite pas pour soi ?

03/06/2013

INTEGRATION : SONDAGE RTBF/LA LIBRE.

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Ce matin, les médias faisaient connaître le sondage réalisé par la RTBF/LA LIBRE sur l’opinion des Belges sur l’intégration.

Petit résumé : 1 Belge sur cinq estime que les populations d’origine étrangère sont bien intégrées, 4 sur 10 qu’elles ne le sont pas. La moitié des Belges trouve que la Belgique fait ce qu’il faut pour l’intégration, un tiers pense qu’elle ne fait peut-être pas assez.

Près de 8 Belges sur 10 estiment que l’on assiste actuellement à une montée d’un certain radicalisme religieux et 77 % de la population s’en inquiète.

Je ne vais pas me lancer dans l’étude de ce sondage qui ne m’étonne pas. Je me contenterai de donner des cas concrets, vécus, pas nécessairement par moi, mais par mon entourage qui donnent un éclairage sur la perception de l’intégration.

Dans certaines écoles, les jeunes vivent très mal que les musulmans ou musulmanes parlent arabe, même pendant les cours, leur reprochent leur tenue, vont parfois même jusqu’à affirmer qu’à la mosquée on leur a appris qu’ils/elles ne devaient aucune respect aux non-musulmans, même à leurs profs !

Beaucoup d’adolescents voudraient échapper aux cours de gymnastique ou à la piscine. Voir les musulmans déposer un certificat médical que leurs parents leur ont refusé, engendrent, chez leurs compagons,  un sentiment d’injustice.

Cela va parfois très loin. Je me souviens d’une circulaire ministérielle qui interdisait aux profs de faire des contrôles pendant le Ramadam !

Qu’une de leur fille épouse un musulman, dont elle se dit très amoureuse, est souvent bien accepté par les parents. Hélas ! très vite, leur fille se convertit à l’islam,  se voile, ne s’habille plus comme elle le souhaiterait et est, parfois, interdite de sorties… Le plus grave est la rupture qu’elle fait avec sa famille imposée même aux parents les plus tolérants.

Dans les entreprises, une DRH qui a engagé une musulmane pour ses compétences vit mal qu’après la période d’essai, elle se transforme. Port du voile, exigence d’un local pour la prière ! Et toujours le repli sur ses collègues musulmanes et le rejet « des autres ».

La montée de la crainte du radicalisme religieux ? Comment ne pas être influencé par les attentats commis au nom de l’islam ? Par les images de haine diffusées par les médias ? Par l’inquiétude suscitée par ces jeunes partis combattre en Syrie et dont on affirme qu’ils reviendront peut-être prêts à combattre comme ils l’ont fait là-bas ?

Le politiquement correct veut que l’on assiste constamment sur le fait qu’il s’agit d’une très petite minorité. Bien. Mais les responsables parlent de loups-solitaires, bien difficile à cerner ou à surveiller, leur consigne étant de se conduire « comme tout le monde ». Les scènes sont toujours les mêmes : « c’était un bon garçon – mon voisin – je n’aurais jamais pensé qu’il puisse faire cela… » Comment la méfiance, la peur ne s’installerait-elle pas ?

Je sais qu’on me dira qu’il ne faut pas généraliser, que la plupart des musulmans sont des gens très bien, qu’ils sont les premières victimes du comportement de ces extrémistes, que l’islam condamne les attentats ou les actes violents…

Bien d’accord, mais ce discours se heurte au vécu porteur de peur ou de ressentiment.

Le nier, ne pas le prendre en compte, est une erreur qui pourrait avoir de graves conséquences.

C’est mon sentiment.

Malek Chebel aspire à un « Islam des lumières » mais il est bien seul. Un attentat suscite toujours l’indignation, est condamné, mais après ?