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18/06/2012

LAURETTE ONKELINX.

Laurette onkelinx, thérapies, antidépressuers, élections communales

L'article de La Libre (mis en ligne le 14/06) m'a fait sursauter. Laurette Onkelinx souhaite que les consultations chez les psychologues soient remboursées. D'après De Morgen elle espère amener davantage de peronnes à s'allonger sur un divan plutôt que d'avaler des pilules. Une attaque en règle contre les antidépresseurs qu'elle confirme d'ailleurs dans un autre entretien donné à La Libre. "Le remboursement d'antidépreseurs coûte 150 millions d'euros et c'est souvent de l'argent jeté par les fenêtres parce que ce sont bien souvent les généralistes qui prescrivent ces médicaments".

Je reprends point par point. Laurette Onkelinx confond "une analyse" et une "thérapie". Le divan, c'est pour une analyse. Je rappelle que celle-ci soigne les symptômes et dure souvent très longtemps. Un an ? Bien plus, cela peut aller jusqu'à huit ans ! Faites le calcul ! A partir d'une ou de trois séances par semaine, comme c'est l'usage, avec des prix très élevés puisque le principe de la psychanalyse est que le patient "doit le voir passer" autrement dit, que le prix doit être élevé.

Parlons de thérapie. Pas facile de trouver un bon thérapeute. Trouver celui qui vous convient et en qui vous allez avoir confiance est un vrai parcours de combattant. Je ne parle pas des thérapies de soutien faites auprès des groupes secoués par un accident. Mais, de ce qui devrait remplacer les antidépresseurs, autrement dit, les déprimés.

Il y a déjà un réel progrès dans la perception de la maladie puisque je me souviens d'un certain Rudy Demotte qui affirmait, sans rire : "On ne me fera jamais croire qu'il y a autant de déprimés en Belgique." Après l'étude qui vient d'être publiée, la preuve est là, les déprimés sont nombreux. D'après Le Soir, quatre Francophones sur dix disent avoir besoin d'un accompagnement.  Stress au travail, stress pour trouver un emploi, stress chez soi, solitude mal assumée, les causes de déprime sont nombreuses.

Je ne suis certainement pas contre les thérapies, encore moins contre leur remboursement, mais c'est irréaliste dans la situation budgétaire actuelle, à moins d'établir des critères très stricts. Alors que faire de ceux qu'on laissera dehors ?

Autre problème, qui n'a jamais été réglé, n'importe qui peut se dire thérapeute. Les psychologues universitaires n'ont jamais obtenu leur reconnaissance. Vous vous fiez à la plaque collée sur la maison, vous n'avez aucune garantie que la personne a été formée pour être thérapeute. D'autant plus, qu'il existe des formations au rabais, quelques heures et vous voilà devenu thérapeute !

Les antidépresseurs, dit la ministre, sont souvent prescrits par des généralistes. C'est vrai, pour une raison pratique, tout le monde ne peut pas consulter des thérapeutes pendant des mois. Et qui mieux que le généraliste connaît son patient ?

J'en resterai là. Même si cela n'a rien à voir, c'est dans le même entretien donné à La Libre que Laurette Onkelinx parle de sa candidature à Schaerbeek, après l'annonce d'une alliance regroupant FDF, Ecolo, cdH et certains indépendants du MR.

Je cite : "Je pense que ces formations ont voulu se soutenir les uns les autres, se rassurer pour essayer de participer au pouvoir. Mais connaissant mieux les Schaerbeekois, je pense que ce veulent les citoyens c'est que leurs voix soient prises en considération sans qu'on leur impose un choix"

Elle va donc conduire la liste PS en toute indépendance et anticipant déjà sa victoire, à ce moment là, elle discutera avec les autres !

Je traduis : déposer une liste, c'est imposer un choix sauf si c'est une liste PS. D'autant plus, et Laurette Onkelinx le dit, qu'après les élections il y aura des accords pour former une majorité. En quoi est-ce répréhensible de l'annoncer avant ? Je ne vois pas.

Sans vouloir être méchante, je vais quand même dire qu'être domiciliée officiellement à Schaerbeek et habiter Lasnes me choque. Une maison de campagne ? Qui peut se payer une maison de campagne dans cette riche commune !

J'ai conscience que de parler de tout cela aujourd'hui où l'actualité internationale est très chargée peut paraître saugrenu. Mais je ne m'aventure pas dans des domaines que je ne connais pas bien. D'ailleurs, tout est politique.

Un seul commentaire : quel mépris dans les propos de Laurette Onkelinx. Je le lui renvoie.

04/06/2012

ADOLF EICHMANN.

adolf eichmann, procès, hannah arendt, balalité du mal, julia kristeva, robert badinter

Adolf Eichmann fut condamné à mort et pendu le 1er juin 1962. Son corps fut incinéré et ses cendres dispersées dans la mer, au-delà des eaux territoriales d'Israël.

Après la Seconde Guerre mondiale, Adolf Eichmann, qui avait dirigé le bureau des Affaires juives de l'Office central de sécurité du Reich et organisé les déportations vers Auschwitz, s'enfuit d'Autriche et parvient en Argentine, où il vécut sous le nom de Ricardo Klement. En mai 1960, des agents du Mossad, le Service de renseignement israélien, s'emparèrent de lui et le transportèrent à Jérusalem pour qu'il soit jugé par un tribunal israélien. Il témoigna à l'abri d'un box protégé par une vitre à l'épreuve des balles.

Le procès Eichmann éveilla l'intérêt de la communauté internationale et révéla au monde entier l'ampleur des atrocités nazies. Il suscita cependant des polémiques. Pourquoi le juger à Jérusalem et non dans un tribunal international alors qu'il était accusé de crimes contre le peuple juif et de crimes contre l'humanité ? Pour les Juifs, le procès permit aux survivants de la Shoah de se sentir enfin capables de raconter leur histoire et leurs souffrances.

Adolf Eichmann avait coordonné les déportations de Juifs d'Allemagne et d'Europe vers les camps d'extermination. Il géra aussi la confiscation des biens des déportés et fut responsable de la déportation de milliers de Tsiganes. Il avait échappé au procès de Nuremberg de 1946.

Hannah Arendt, philosophe allemande exilée aux Etats-Unis dans les années 1930 couvrit le procès pour le magazine The New Yorker puis compila ses notes dans un livre Eichmann à Jérusalem qui suscita une grande polémique. Sa phrase sur "la banalité du mal" qu'incarne Adolf Eichmann a souvent été mal comprise.

Elle a raconté qu'elle s'était attendue à se trouver en face d'un monstre. Or, Adolf Eichmann apparaissait comme un Allemand ordinaire ce qui l'impressionna et mûrit sa réflexion sur le mal.

La défense d'Adolf Eichmann était d'affirmer qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres. Pourtant, lors de son procès, il déclara, phrase citée aussi par Hannah Arendt, "Je descendrai dans la tombe le sourire aux lèvres à la pensée que j'ai tué cinq millions de Juifs. Cela me procure une grande satisfaction et beaucoup de plaisirs"

Quelle est donc l'interprétation d'Hannah Arendt ? Pour elle, Adolf Eichmann est incapable de distinguer le bien du mal. Il a trouvé une valorisation et une carrière prometteuse dans le national-socialisme, il trouve une bonne conscience d'avoir obéi aux ordres sans jamais les remettre en question. Ce qui fait dire à Hannah Arendt que la grande majorité de ceux qui réalisèrent le nazisme partage cette banale – parce que très répandue et souvent acceptée comme anodine – condition de renoncement au jugement personnel.

Qu'on ne s'y trompe pas. Banalité ne veut pas dire "innocence". Hannah Arendt est en faveur de la peine de mort, puisque le droit est fait pour punir les crimes que cet homme a commis, et non la personne incapable de distinguer le bien du mal. Elle souhaitait d'ailleurs, avec d'autres  qu'il soit traduit devant une cour internationale, le crime contre les Juifs étant aussi un crime contre l'humanité.

Elle dira que son livre, qui avait tant choqué, "était une étude sur la méchanceté humaine : la terrible, l'indicible, l'impensable banalité du mal. Pour elle, la banalité est d'autant plus effrayante que des individus effroyablement normaux, en parfaite bonne conscience, commettent des crimes d'une nouvelle espèce. Incapables de juger, ils s'arrogent le droit de décider qui doit et ne doit pas habiter cette planète."

Hannah Arendt n'ignorait pas que beaucoup de nazis étaient en proie à la perversion, et qu'à "l'usage rationnel" de la torture, la Gestapo ajoutait une torture de "type irrationnel et sadique", l'aveuglement bestialité des SA". Mais, ce qui l'inquiète davantage, c'est l'impression d'être Ponce Pilate" que partageaient la grande majorité des nazis et de leurs complices : "Ce n'était pas à lui (Eichmann) de juger". Cette perversion-là, gravissime aux yeux d'Arendt, implique une perversion de l'impératif moral et du jugement qui le sous-tend. Il était coupable parce qu'il avait obéi.

Certains ont dit qu'Arendt niait le mal. Julia Kristeva dans son livre "Le génie féminin" consacré à Hannah Arendt, affirme "Si on suit l'évolution de sa pensée, on s'aperçoit que dès "Les origines du totalitarisme", le mal radical est posé, non pas comme un péché originel, mais comme une manière historiquement et politiquement "cristallisée" de réduire les hommes à une "superfluité" ce qui revient à annhiler leur spontanéité et leur pensée pour détruire une partie de leur humanité. Elle citera Arendt "Il existe un mal dont les hommes sont capables et qui est sans limite, écrit-elle, dans "La culpabilité organisée". Ce mal est le mal absolu.

Il est intéressant aussi d'écouter ce que déclarait Robert Badinter, à propos du procès :"Le crime individuel se manifeste au sein du crime collectif quand l'individu, en connaissance de cause choisit d'en assumer la responsabilité directe, en devenant, parmi tous les autres, l'exécuteur efficace."

En réponse à ceux qui critiquent le fait que le procès ait lieu à Jérusalem : "Pour la première fois dans l'histoire, le racisme enfin est, à Jérusalem, au banc des accusés. (...) En chaque juif assassiné, mourait, comme en chaque victime du racisme, l'homme qui est en chacun de nous."

J'ai voulu, en ce jour anniversaire du procès d'Adolf Eichmann, en parler. Même s''il est très lointain, il fait partie de l'Histoire. La banalité du mal, au sens où l'entendait Hannah Arendt, reste, je trouve, encore de nos jours, un sujet de réflexion.

(Julia Kristeva - billet du 3 novembre 2011) 

 

01/06/2012

CENTRE COMMERCIAL A MACHELEN.

centre commercial à Machelen, polémique

Ce n'est qu'un projet mais il suscite la polémique depuis longtemps.Joke Schauvliege, ministre flamande de l'environnement a approuvé le permis d'environnement de Uplace Machelen, méga centre commercial. Les réactions, pour la plupart négatives, s'accumulent. De nombreux opposants envisagent un recours au Conseil d'Etat. La ministre précise : "Le permis a toutefois été octroyé sous certaines conditions : uplace devra assumer lui-même une partie des coûts liés à la mobilité autour du site."

Une question : comment ? Je m'étonne que l'on chiffre déjà les embouteillages sur le ring... Je signale qu'il y a d'autres moyens d'atteindre Machelen : boulevard de la Woluwe, chaussée d'Haecht, le long du canal...

Le gouvernement flamand - pour une fois - est divisé. Parmi les mécontents, Louvain et Vilvorde. Je n'ai pas d'explication. Opposition aussi de la CGSP, le CD&V, Unizo (entrepreneurs) et Groen.

Voka (patronat) et Comeos (commerce et services) défendent le projet.

Le bourgmestre de Machelen, qui est pour, n'en parle pas. Rien dans sa feuille d'information distribuée aux habitants.

Le promoteur du projet affirme que le complexe ouvrira ses portes en 2016.

Je suis étonnée que l'on ne reparle plus de l'opposition de Bruxelles qui avait le même projet et parlait de concurrence.

Affaire à suivre !

24/05/2012

PELE-MELE.

Diana, Dalaï-Lama, parlement wallon, réforme de l'état, écolo

Quel choc que la mort de la petite Diana. Etrangler son enfant de quatre ans pendant son sommeil paraït monstrueux. La mère affirme avoir voulu protéger sa fille des violences de son père qu’elle même avait subies. Elle avait introduit une demande pour avoir la garde classique de sa fille au lieu de la garde alternée. Il y a quand même un gros problème quand la mère est obligée de confier son enfant à son père alors qu’elle craint les violences qu’il pourrait lui faire subir. Beaucoup diront qu’on ne peut pas priver un père de son enfant, soit, mais avoir les preuves d’une violence n’est pas toujours facile. On revit le drame de Geneviève Lhermitte.

Diana, Dalaï-Lama, parlement wallon, réforme de l'état, écolo

 

Le Dalaî-Lama est accueilli comme une star à Huy. Les autorités n’ont pas cédé aux pressions chinoises. Il bénira le centre Yaouten Ling après un défilé en voiture découverte. Il sera fait citoyen d’honneur de la ville. De nombreuses personnalités politiques seront présentes mais le chef des bouddhistes tibétains affirme bien que sa visite est spirituelle et pas politique.

Parlement wallon à Namur.

Diana, Dalaï-Lama, parlement wallon, réforme de l'état, écolo

 

Willy Borsu, chef du groupe MR au parlement wallon dénonce la politisation de l’administration wallonne. D’après le Gerfa, sur 66 nouveaux directeurs, 37 sont étiquetés PS, 19 CDH, 6 MR, 2 Ecolo. Le dossier est géré par Jean-Marc Nollet. Willy Borsu affirme que Ecolo aurait obtenu des compensations dans des organismes parapublics. “La bonne gouvernance” prônée par Ecolo n’est plus d’actualité !

J’apprends que la nouvelle réforme de l’Etat sera débattue en juin à la Chambre et au Sénat. C’est tard si on pense devrait être votée avant les élections communales pour donner des satisfactions aux partis flamands. Les députés qui ont déjà réservé leurs vacances reviendront. En août, s’il le faut !

Bisbouilles au PS et à l’Open vld. Philippe Moureaux préparerait activement la nomination de Laurette Onkelinx à la présidence. Hum ! Qu’en pensent les “deux” présidents actuels ?

Pas simple tout cela !

 

20/05/2012

L'ACTUALITE POLITIQUE VUE AVEC LEGERETE.

 

sarkozy,hollande,valérie trieweller,dehaene

 

Les préoccupations politiques actuelles sont des sujets difficiles et pénibles. La Grèce, sortira ou pas de l'euro, croissance ou austérité, les deux mais comment ?

 

Aujourd'hui, dimanche, je vais parler politique mais sans sérieux.

 

La passation de pouvoirs entre Sarkozy et Hollande a suscité des critiques de l'UMP. Le nouveau président français, bien que ce soit la coutume, n'a pas dit un mot sur le travail de Sarkozy. Il lui a simplement souhaité bonne chance dans sa nouvelle vie. De plus, il lui a carrément tourné les talons sans le reconduire à sa voiture lors de sa sortie de l'Elysée. "Inélégant" . Je trouve aussi. L'ambiance était carrément frigorifique. Je comprends mal les louanges de certains. Moi, il m'a fait froid dans le dos. J'ai appris que son biographe le qualifiait de "fauve". Voilà au moins une information importante !

 

Au G8, François Hollande était seul à arriver en cravate. Barach Obama lui a fait remarquer qu'il pouvait l'enlever. Tous les autres participants étaient en tenue décontractée même Angela Merkel.  Au dîner, la cravate avait disparu. François Hollande doit encore apprendre le protocole ? Pourquoi personne ne l'a-t-il prévenu ? Autre hypothèse, il se trouve plus beau avec une cravate et cela pour un président "normal" c'est important.

 

Pauvre Elio ! Voilà qu'on lui reproche d'avoir pris un vol commercial pour se rendre au sommet de l'Otan  à Chicago. Une justification amusante : "J'ai mal au dos". Au retour, il prendra l'avion gouvernemental. Tant pis pour le dos. Lui si calé en comunication s'est fait piéger comme un bleu.

 

Valérie Trierweller, la compagne de François Hollande (nom de jeune fille Valérie Massonneau) a fait beaucoup parler d'elle. Elle a déjà son surnom "dame de fer".  Issue de famille modeste, elle est divorcée et a trois enfants. Elle veut travailler parce qu'ëtre financièrement indépendante est pour elle fondamental. Cela mériterait des louanges. Le hic est qu'elle est journaliste et si elle affirme ne pas vouloir être une potiche, on voit mal comment elle pourra continuer son métier. Si je suis bien informée, elle a dû quitter son domicile et s'installer à l'Elysée. Carla Bruni avait pourtant conservé son appartement...

 

François Hollande et son Premier Ministre ont mis un jour pour constituer le gouvernement. Le Président a respecté sa promesse : parité complète au gouvernement, dix-sept hommes, dix-sept femmes. On ne peut pas parler d'un gouvernement resserré ! J'ai assisté au défilé de (jolies) filles qui sont devenues ministres. Là, je m'égare, car certains ont déjà critiqué leur tenue. Comme toujours, on a plus insisté sur leur "sexe" (je veux dire être femme) que sur leurs compétences. C'est comme cela.

 

Les ministres ont dû signer un code de déontologie. Pas question de ne pas respecter le code de la route, pas de cumul des mandats et pire, ceux qui ne seront pas élus aux législatives devront quitter le gouvernement ! Taubira a compris, elle ne se présentera pas ! Amusant de constater avec quel sérieux les journalistes ont fait remarquer que François Hollande s'était arrêté aux feux rouges en se rendant à l'Elysée. Ce sont les petits détails qui marquent, paraît- il.

 

Jean-Luc Dehaene vient de sortir ses mémoires en néerlandais. Il flingue tout le monde. Un aperçu : "Didier Reynders est une grenouille froide  – Yves Leterme peut être dur, cynique, imprévisible et méprisant – Joëlle Milquet est une fanatique des textes. A la fin, elle rend tout le monde dingue."

 

Voir l'ancien "Sage" devenir flingueur est, comment dire.... je ne sais pas.

 

Heureusement, je peux terminer sur un sujet de satisfaction. Coxyde est dans le top 10 des destinations de vacances les plus durables d'Europe. Bravo ! Moi, j'ai de très bons souvenirs de cette plage.

 

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