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17/08/2012

DECLARATION.

 

liberté conditionnelle, communiqué de presse de l'ASM

L'association syndicale des magistrats (ASM) défend, dans une lettre adressée à la presse, le principe de la liberté conditionnelle.

Elle rappelle que la liberté conditionnelle est un mode d'exécution de la peine privative de liberté, par lequel le condamné subit sa peine en dehors de la prison. Elle est un facteur important de lutte contre la récidive car la personne libérée est suivie et encadrée.

Le président de l'association poursuit : "Jamais, la Justice ne pourra réparer les torts. Jamais elle ne pourra apaiser le sentiment d'horreur, ni réparer les souffrances subies par les victimes. En revanche, la Justice a pour mission d'examiner les possibilités de réinserton des condamnés. Ils ont des droits, sans lesquels il n'y pas de dignité humaine."

La déclaration a été publiée par Belga notamment dans La Libre du 17 août.

Le principe de la liberté conditionnelle a été largement expliqué depuis des semaines par des juristes. Néanmoins, je trouve ce communiqué de l'ASM important.

21/07/2012

FETE NATIONALE.

 

 

fête nationale, prestation de serment de Léopold 1, 14 juillet 1831

Musée royal de l'armée.

 

Prestation de serment de Léopold 1er - 21 juillet 1831.

13/07/2012

SCISSION DE BHV.

scission de BHV

Machelen.

 

La scission de BHV sera donc votée ce vendredi. Je m'en réjouis. Je félicite le gouvernement et les parlementaires qui l'ont votée d'avoir réussi à régler un problème qui nous a empoisonnés pendant près de cinquante ans. Je remercie aussi tous ceux qui ont essayé de le faire même s'ils n'ont pas réussi. Que d'énergie dépensée ! Que de bonnes volontés tombées dans l'oubli !

Je n'oublie pas que le transfert des compétences aux régions sera la seconde étape. Difficile sans aucun doute. Je n'en dirai pas plus aujourd'hui. Il faut savoir profiter du moment présent. Nous aurons tout le temps d'en reparler puisque le travail est immense et prendra du temps.

J'avoue être agacée par les propos tenus par certains. Est-ce que la Belgique sera pacifiée ?  Est-ce la Belgique existera encore dans quelques années ? Ne nous réjouissons pas, cette réforme n'est pas la dernière.

Quel paradoxe ! J'ai, et je ne suis pas la seule, souvent regretté que les gouvernements travaillent avec un objectif à court terme mais c'est comme cela. Aujourd'hui, nous entendons des propos qui s'apparentent à ceux des "voyants". On dirait que tout à coup, prédire l'avenir est leur seule préoccupation. Que ce soit par dépit, par calcul électoral ou je ne sais pour quel motif, ils s'ingénient à prédire l'imprévisible.

De gràce, cessez de jeter de l'huile sur le feu. Réfléchir, oui, parier, non. L'avenir est par définition toujours incertain. C'est vrai en politique comme dans la vie.

Notre pays a connu bien des crises. Il y a toujours eu un dénouement, bon ou mauvais, mais rarement conforme aux prédictions "de ceux qui savaient".

09/07/2012

MOHAMED MERAH.

sept à huit, tf1, mohamed merah

Grosse polémique autour de l'émission de TF1 "Sept à huit" qui a diffusé des extraits des négociations entre Merah, retranché dans sa salle de bain, et les négociateurs. Ceux-ci cherchaient à avoir plus de renseignements sur ses motivations, ses éventuels complices, ce qu'il projetait de faire.

J'admire la patience des policiers car Merah est apparu cynique, se moquant des policiers, fier de ce qu'il l'avait fait et ayant le culot d'annoncer plusieurs fois qu'il allait se rendre pour dire quelques heures après qu'il avait réfléchi et ne se rendrait pas. Comble du cynisme, il a précisé que ses réflexions étaient seulement une manière de gagner du temps pour retrouver de l'énergie.

Il a bien revendiqué des liens avec Al-Quaïda et a, très complaisament, expliqué qu'il était chargé d'autres missions comme celles de s'en prendre à des personnalités.

Propos choquants comme ceux qu'il adresse au policier qui l'avait interrogé après son retour du Pakistan. "Comment pouvais-tu croire que j'avais été faire du tourisme au Pakistan ou dans les autres pays que j'ai visités ? Fait-on du tourisme au Pakistan ?" Et d'expliquer ses liens avec le grand banditisme et comment il avait trompé la vigilance de la DCRI.

"Je suis quelqu'un de déterminé, je n'ai pas fait cela pour me faire attraper, t'as vu. Là on négocie tu vois, on est en train de négocier, après en dehors des négociations, n'oublie pas que j'ai les armes à la main, je sais ce qui va se passer, je sais comment vous opérez pour intervenir."

"Je sais que vous risquez de m'abattre, c'est un risque que je prends. Donc voilà, sachez qu'en face de vous, vous avez un homme qui n'a pas peur de la mort. Moi, la mort, je l'aime comme vous vous aimez la vie."

Même complaisance pour expliquer le soin qu'il a mis pour paraître inoffensif, coiffure, vêtements, fréquentation des boîtes de nuit, tout était calculé.

Je me souviens que les journaux à l'époque se demandaient comment un garçon aussi "bien" pourvait avoir commis de tels crimes.

Tout le monde sait que la première chose qu'on apprend aux terroristes est d'apparaître normal, de ne pas fréquenter les mosquées, d'être gentil mais il a été beaucoup plus loin dans son "déguisement".

TF1 a-t-elle eu tort de diffuser ce reportage ? Pour moi, non. Nous avons le droit de savoir comment les terroristes déjouent la vigilance de la police. Droit de savoir que votre voisin aussi gentil qu'il vous apparaisse peut être un futur terroriste.

Je n'ai pas peur de dire cela car je n'imagine pas une seconde qu'à partir de là les gens vont être soupçonneux envers leurs voisins.

TF1 a bien réfléchi avant de diffuser cette émission et je trouve absolument aberrant d'essayer, comme le fait le ministre français, que les autres médias ne la diffusent pas.

On est moins regardant sur certaines fuites violant le secret de l'instruction.


Merah est apparu sous son vrai visage et c'est très bien. Cela arrêtera peut-être ceux qui cherchent à accuser la police de l'avoir abattu.

25/06/2012

DEBATS DU 24 JUIN.

MISE AU POINT.

Le débat était consacré à l'enseignement. Rien de très neuf. La carte sur les échecs plus fréquents dans les zones défavorisées n'apprend que ce tout le monde sait depuis longtemps. Idem pour notre enseignement inégalitaire et le taux d'échecs très important.

Un échange de vues qui n'a rien apporté de neuf. La remédiation, tant prônée, n'est pas une réussite. Le décret d'inscription n'a pas été une solution à l'inégalité sociale. Il ne faut pas être spécialiste pour constater cela. J'ai déjà dit le mal que je pensais de ce décret, je n'y reviens pas.

Une idée neuve, la prolongation du tronc commun jusqu'à seize ans. Pas d'unanimité chez les invités et une question de bon sens : ne devrait-on pas revoir ce qui existe déjà ?

Opinions très partagées sur les redoublements. Avec des réponses de normand : bon parfois, pas toujours, cela dépend.

La question du financement a aussi été posée. Injecter plus d'argent, à mon avis, ne changerait rien. On a déjà fait des efforts pour les écoles en difficulté avec un succès mitigé.

Une idée lancée par l'Appel, un nouveau mouvement, ajouter des cours techniques au premier degré, présenté comme un remède à l'enseignement professionnel, je n'y crois pas. Je caricature mais j'entends déjà les gosses dire : je ne viens pas à l'école pour jouer avec des bouts de bois !

Vouloir solutionner des questions aussi multiples par un débat est évidemment utopique. Je ne vais pas non plus avoir la prétention de le faire en un billet sur un blog. Je pourrais simplement dire que j'ai toujours été contre le redoublement, que je ne crois pas, je trouve même cela injurieux, que le regard que la société porte sur les enseignants est une des causes de l'échec de notre enseignement. Il faudrait parler programme y compris et surtout pour l'enseignement professionnel. Admettre que l'inégalité est constitutive de l'humain. Le slogan :"réussite pour tous" restera ce qu'il est : un slogan.

Il y a des gros, des minces, des forts, des faibles, des blonds, des bruns, des peaux fonçées, des peaux claires, des doués et des moins doués. Pour moi, tous les gosses sont intelligents mais de manière différente, avec des aptitudes différentes. Vouloir classer tout le monde dans le même moule, c'est cela, la véritable injustice.

CONTROVERSE.

"Faut-il avoir une carte de parti, la bonne, pour être nommé à une haute fonction". Autrement dit, les nominations sont-elles toujours politiques ? Le constat de départ est que 88 % des hauts fonctionnaires wallons sont PS ou CDH. Ajoutons la polémique faite autour de la désignation d'un socialiste, premier du classement, refusée par le ministre Vincent Van Quickenborne. Entretemps, un compromis à la belge a été trouvé.

Le débat ne pouvait qu'être très animé. et tellement peu clair que j'avoue que je n'ai rien compris aux procédures actuelles pour la nomination des fonctionnaires.

Personne n'a quand même osé dire qu'il n'y avait jamais eu de nominations politique. Il est vrai qu'un ministre qui a son administration contre lui a les mains liées. De là à réserver tous les postes aux mêmes partis, il y a de la marge.

Ce que les médias ont retenu, c'est le clash entre Michel Legrand, président du Gerfa et Jacky Leroy, président du SFP Personnel et Organisation. Jacky Leroy affirmant, pour les téléspectateurs, qu'il ne tenait jamais compte de l'appartenance politique des candidats. Je le crois volontiers. Michel Legrand l'a traité d'homme sandwich du PS ce qui a mis Jacky Leroy vraiment en colère. Les deux se sont affrontés, penchés l'un sur l'autre, le téléspectateur pouvait craindre un vrai pugilat. Dominique Demoulin s'est empressée de mettre fin à la discussion.

J'ai connu Jacky Leroy quand il était chef de cabinet d'Elio Di Rupo. Il est très compétent mais il est de notoriété publique qu'il doit son exceptionnelle carrière au PS.

J'ai lu qu'un journaliste disait qu'il avait "pété les plombs". Pour ma part, je l'ai toujours connu comme cela. Homme de conviction, il n'accepte pas facilement la contradiction.

Ce qui m'a amusée, ce sont les propos d'André Flahaut, repris d'ailleurs ce matin dans un article de la DH. Une série de questions posées à Michel Legrand dont il connaît très bien les réponses. Willy Borsu a parlé "d'un lynchage".

Amusant quand on sait qu'André Flahaut a bien connu les nominations politiques et que le Gerfa est la bête noire des socialistes. L'entendre dire qu'il craignait pour la démocratie parce que le Gerfa faisait état de l'appartenance politique des nominés m'a fait bien rire.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je précise que le Gerfa a été créé en 1981 par quelques fonctionnaires en réaction à la politisation massive des services publics. Il est devenu organisation syndicale agréée en 1990. Il ne reçoit aucun subside et est fier de son indépendance.

Pour vous faire rire, je vais me permettre de raconter une anecdote personnelle. Lors d'une réunion au cabinet d'Elio Di Rupo, sur je ne sais plus quel sujet, j'avais déclaré ne pas pouvoir me faire une opinion faute de renseignements. Jacky Leroy est parti et est revenu avec une pile de dossiers qu'il a posée sur mes genoux. "Tu veux des renseignements, lis tout cela".  J'étais complètement ahurie. Comme quoi, il y a des souvenirs qui vous restent !