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13/09/2012

HARLEM DESIR.

Il fallait un Premier Secrétaire docile. Pas très glorieux pour Hollande, Ayraut, Désir. Martine Aubry écartée : ouf pour le gouvernement. Démocratique ?

 


12/09/2012

MARC DUGAIN.

 

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Marc Dugain est né le 3 mai 1957 au Sénégal. Il est revenu en France à l'âge de sept ans. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Grenoble. Il a exercé différentes fonctions dans la finance et le transport aérien avant de se consacrer à l'écriture.

Son premier roman "La chambre des officiers" paru en 1998 lui a valu dix-huit prix littéraires. Adapté au cinéma, le film a reçu deux Césars à Cannes. Suivront "Campagne anglaise" La Malédiction d'Edgard" "En bas, les nuages" "Une exécution ordinaire""L'insomnie des étoiles" (voir billet du 12 juin 2012)

UNE EXECUTION ORDINAIRE.

Le roman se subdivise en sept parties : Je ne suis que Staline – Vertes années – Anterrograd – Deux amis – Carbonisés – La belette – Le silence des morts.

L'auteur brosse un panorama, bien documenté, de la Russie d'aujourd'hui. Il mêle dans son roman des personnages réels comme Staline et Poutine et ceux qu'il invente : officiers de marine, nouveaux capitalistes, gens ordinaires aux conditions de vie misérable et incertaine.

Le thème récurrent du livre est la cruauté du régime russe, la toute puissance du pouvoir, la terreur vécue par la population, le mépris total de la vie humaine.

JE NE SUIS QUE STALINE.

C'est la première partie du livre dont Marc Dugain a réalisé un film sorti en 2010.

Le narrateur est le fils de l'héroïne, Olga Ivanovna Atlina, urologue dans un hôpital, dans la banlieue moscovite. Nous sommes en 1952. Un milicien se présente à voix basse et la prie de le suivre. Elle pense qu'elle est arrêtée et va être conduite à la Loubianka.(prison exécutive et de torture) Elle ne trouve aucune raison à cette arrestation mais sait qu'une arrestation ne nécessitait aucun motif. C'était là le principe même de la terreur."

A son grand étonnement, elle est conduite près d'une entrée secondaire du Kremlin. Elle se retrouve face à une dame âgée, assise derrière un bureau et qui ne lui dit pas un mot. Comme elle demande à aller aux toilettes, elle lui répond : "Il y a bien des toilettes par ici, mais elles réservées aux gardes et au personnel de l'étage. A ma connaissance, aucun texte n'autorise les visiteurs à les utiliser."

Une heure plus tard, elle lui annonce qu'elle va la fouiller. Olga espère qu'elle ne trouvera pas la capsule de cyanure qu'elle a cachée dans son sous-vêtement, mais la gardienne la trouve et lui demande ce que c'est. Olga répond que c'est une capsule destinée à éloigner les petites bêtes qui logent dans la fourrure des femmes. La gardienne la confisque pour la remettre aux autorités compétences pour l'analyser.

Deux heures plus tard, elle est conduite dans une autre pièce. La porte s'ouvre et elle se retrouve devant Staline."Le choc de se retrouver ainsi devant le commandeur suprême fut doublé de la stupéfaction de découvrir à quel point cet homme était différent des images qu'on diffusait de lui dans le pays. C'était presque un nain, un vieux nain au visage grêlé par la variole, avec un bras plus court que l'autre. Mais son regard menaçant comme une arme blanche, avait un éclat bien supérieur à n'importe quelle reproduction sur papier."

Staline lui apprend qu'il l'a fait venir pour soulager ses souffrances grâce au pouvoir de magnétiseur qu'elle possède. Olga doit s'exécuter. Elle pose ses deux mains sur sa cuisse douloureuse. Staline s'endort et s'éveille, soulagé. Il lui apprend que nul ne doit être au courant de ce qu'elle a fait, même pas son mari sinon il n'aura d'autre solution que de la faire disparaître. De plus, il lui dit qu'elle doit être à sa disposition le jour comme la nuit et lui conseille de quitter son mari.

Rentrée chez elle, elle trouve son mari, qui a appris son arrestation, inquiet, bouleversé. Elle ne peut rien lui dire. Elle invente qu'elle a un amant haut placé et qu'elle va le quitter.

Olga va être emmenée plusieurs fois chez Staline qui l'emmènera même en Géorgie où, avec cynisme, il lui apprend qu'il va préparer le déplacement des Juifs. "La police politique s'affaire pour le recensement, on mobilise les gardiens d'immeubles, les mêmes moyens que les nazis mais pour des mobiles plus nobles. Nous allons leur créer un deuxième Israël  à l'Est, en Sibérie, au milieu des moustiques et des sangsues."

C'est avec le même cynisme qu'il lui apprendra que son mari a été arrêté et torturé : "S'il avoue que tu as un amant, il s'en sortira."

Marc Dugain écrit un roman, aussi peut-il se permettre de faire parler Staline à une inconnue.

"Je ne suis le maître de personne. Il n'existe qu'un seul maître auquel nous sommes tous asservis, le peuple soviétique."

"Je les méprise (le parti et le Politburo) car aucun n'est capable de me succéder. C'est pour cette raison que je suis condamné au pouvoir..."Ma supériorité c'est d'avoir établi un nouveau rapport entre la vérité et le mensonge."

"Cette sacralisation, ce culte de la personnalité, je ne les ai pas voulus  pour moi-même. Je les ai acceptés pour le bien du peuple."

"Qu'est-ce que la terreur ? C'est la certitude pour tout homme de l'Union soviétique, du plus humble au plus puissant, de l'anonyme à l'ami intime de Staline, que rien ne le protège d'une décision de l'exécuter qui peut tomber chaque instant sans véritable fondement."

"Je n'ai jamais eu de problème à tuer, mais je l'ai toujours fait pour le progrès de l'humanité."

"Les arrestations ont toujours lieu la nuit. Car ces arrestations se transforment ainsi en rumeurs qui empêchent les autres de dormir..."

J'arrête ici ces déclarations effrayantes qui correspondent bien à ce que nous savons de Staline.

Staline mourut d'une hémorragie cérébrale. Le projet de déportation des Juifs fut enterré. Le mari d'Olga fut affecté dans une base de la mer de Barens pour assurer le suivi technique de la flotte nucléaire. Olga l'y rejoindra. Elle ne se servit plus de son pouvoir de magnétiseur sauf, une fois, pour sauver son fils.

Staline est loin mais, dans le monde actuel, c'est intéressant de se rappeler de quoi est capable un dictateur. 

28/07/2012

JEUX OLYMPIQUES 2012.

jeux olympiques, 2012, Londres

 

jeux olympiques, 2012, Londres

 

jeux olympiques, 2012, Londres

Photo Libre Belgique.

jeux olympiques, 2012, Londres

 

Devise olympique : "Citius, Altius, Fortius". (Plus vite, plus haut, plus fort)

Maxime proposée par Pierre de Coubertin à la création du Comité international olympique en 1894.

Bonne chance à tous unis dans le respect de la diversité.


09/07/2012

MOHAMED MERAH.

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Grosse polémique autour de l'émission de TF1 "Sept à huit" qui a diffusé des extraits des négociations entre Merah, retranché dans sa salle de bain, et les négociateurs. Ceux-ci cherchaient à avoir plus de renseignements sur ses motivations, ses éventuels complices, ce qu'il projetait de faire.

J'admire la patience des policiers car Merah est apparu cynique, se moquant des policiers, fier de ce qu'il l'avait fait et ayant le culot d'annoncer plusieurs fois qu'il allait se rendre pour dire quelques heures après qu'il avait réfléchi et ne se rendrait pas. Comble du cynisme, il a précisé que ses réflexions étaient seulement une manière de gagner du temps pour retrouver de l'énergie.

Il a bien revendiqué des liens avec Al-Quaïda et a, très complaisament, expliqué qu'il était chargé d'autres missions comme celles de s'en prendre à des personnalités.

Propos choquants comme ceux qu'il adresse au policier qui l'avait interrogé après son retour du Pakistan. "Comment pouvais-tu croire que j'avais été faire du tourisme au Pakistan ou dans les autres pays que j'ai visités ? Fait-on du tourisme au Pakistan ?" Et d'expliquer ses liens avec le grand banditisme et comment il avait trompé la vigilance de la DCRI.

"Je suis quelqu'un de déterminé, je n'ai pas fait cela pour me faire attraper, t'as vu. Là on négocie tu vois, on est en train de négocier, après en dehors des négociations, n'oublie pas que j'ai les armes à la main, je sais ce qui va se passer, je sais comment vous opérez pour intervenir."

"Je sais que vous risquez de m'abattre, c'est un risque que je prends. Donc voilà, sachez qu'en face de vous, vous avez un homme qui n'a pas peur de la mort. Moi, la mort, je l'aime comme vous vous aimez la vie."

Même complaisance pour expliquer le soin qu'il a mis pour paraître inoffensif, coiffure, vêtements, fréquentation des boîtes de nuit, tout était calculé.

Je me souviens que les journaux à l'époque se demandaient comment un garçon aussi "bien" pourvait avoir commis de tels crimes.

Tout le monde sait que la première chose qu'on apprend aux terroristes est d'apparaître normal, de ne pas fréquenter les mosquées, d'être gentil mais il a été beaucoup plus loin dans son "déguisement".

TF1 a-t-elle eu tort de diffuser ce reportage ? Pour moi, non. Nous avons le droit de savoir comment les terroristes déjouent la vigilance de la police. Droit de savoir que votre voisin aussi gentil qu'il vous apparaisse peut être un futur terroriste.

Je n'ai pas peur de dire cela car je n'imagine pas une seconde qu'à partir de là les gens vont être soupçonneux envers leurs voisins.

TF1 a bien réfléchi avant de diffuser cette émission et je trouve absolument aberrant d'essayer, comme le fait le ministre français, que les autres médias ne la diffusent pas.

On est moins regardant sur certaines fuites violant le secret de l'instruction.


Merah est apparu sous son vrai visage et c'est très bien. Cela arrêtera peut-être ceux qui cherchent à accuser la police de l'avoir abattu.

03/07/2012

ACADEMIE FRANCAISE.

Académie française

 

L'Académie française a été fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu sous Louis XIII. Indépendants vis-à-vis de l'université et de toute forme de mécénat, les académiciens sont les gardiens du bon usage de la langue française. Ils se réunissent une fois par semaine pour la correction et la mise à jour d'un Dictionnaire de langue française édité par l'Académie.

La première édition fut publiée en 1694. La neuvième édition, dont la publication a débuté en 1992, est en cours.

Une autre fonction, moins connue de l'Académie, est la distributions de distinctions, de bourses et de prix littéraires. Il est bon de savoir qu'un académicien ne peut pas recevoir un prix littéraire comme, par exemple, le Goncourt.

La grande majorité des académiciens sont des hommes de lettres mais elle a très vite accueilli des hommes d'Etat, des avocats, des médecins, des hommes de sciences et des éclésiastiques.

Actuellement, ses domaines sont très vastes : littérature, poésie, philosophie, théâtre, histoire, langage, politique, sciences, art.

Je citerai quelques noms connus de personnalités, hors littérature, ayant siégé à L'Académie : Jules Favre, avocat et homme politique, Georges Clemenceau, homme d'Etat, Jean-Marie Lustiger, cardinal, Henri Bergson, philosophe, Emille Littré, lexicographe, Henri Poincaré, mathématicien, René Clair, réalisateur.

La liste des académiciens est évidemment très longue. Depuis sa fondation, elle a accueilli 722 immortels. Beaucoup d'entre eux ne sont pas passés à la postérité. Ceux qui sont encore connus actuellement sont surtout des écrivains et des poètes qui figurent dans nos livres de littérature. Ils sont trop nombreux que pour les citer tous : Jean Racine, Pierre Corneille, Alphonse de Lamartine, José-Maria de Hérédia, Alfred de Musset, Sully Prud'homme, Prosper Mérimée, Georges Duhamel, René Bazin, Paul Valéry et beaucoup d'autres.

La première femme entrée à l'Académie est Marguerite Yourcenar en 1980. Suivront Jacqueline de Romilly, Hélène Carrère d'Encausse (secrétaire perpétuel depuis 1999), Florence Delay, Assia Djebar, Simone Veil et Danièle Sallenave.

Parmi les académiciens actuels on retrouve notamment Jean d'Ormesson, le plus ancien, (1973), Alain Decaux, Erik Orsenna, Valéry Giscard d'Estaing, Max Gallo, Simone Veil, Jean-Loup Dabadie, François Weyergans, Michel Serres et le benjamin, Jean-Christophe Rufin.

L'Académie se distingue par la très forte part qu'y prennent les rites : le costume, l'épée, le bicorne,  le solennel discours d'intronisation. L'élection des académiciens par leurs pairs est souvent critiquée ce qui me semble une polémique assez vaine. Mais c'est vrai qu il faut plaire, il y a des refus, les places sont chères... Certains postulent plusieurs fois avant d'être élus ! Par contre, certains académiciens se battent vraiment pour leur candidat. Il suffit de penser aux confidences de Jean d'Ormesson !

La qualité d'académicien est une dignité inamovible. Nul ne peut démissionner. Des exclusions peuvent être prononcées pour de graves motifs entachant l'honneur. Ainsi, Philippe Pétain a été radié

Faire partie de l'Académie française est un grand honneur pour un écrivain. Voir son nom suivi de la mention "de l'Académie française" est une fierté même si certains affirment, sans rire, qu'ils n'y accorent pas d'importance !

Est-ce vraiment un label de qualité ? A mon humble avis, non. Du moins, pour le lecteur. De même d'ailleurs que les prix prestigieux. Qui n'a pas, un jour, acheté un Goncourt qui lui est tombé des mains ? De plus, ce ne sont pas toujours les meilleurs livres, décrétés tels par les critiques, qui sont les plus vendus. Certains écrivains populaires rencontrent un grand succès. Je trouve cela normal. Chacun cherche dans ses lectures ce qu'il a envie d'y trouver et c'est très bien.

Pourtant, l'Académie est une institution qui rend hommage à la France. Les rites peuvent paraître ridicules mais notre époque dégingandée ne manque-t-elle pas justement d'un peu de solennité ?