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15/04/2014

QUELQUES REACTIONS.

Que pensent les journalistes de l’élection d’Alain Finkielkraut ? Qu’en pense-t-il lui-même ?

Ce que j’ai lu…

ALAIN FINKIELKRAUT À L'ACADÉMIE FRANÇAISE : "UNE ÉLECTION MÉRITÉE", ESTIME ALAIN DUHAMEL

 C'est "l'un des stylistes les plus éclatants, la quintessence de la culture classique et une personnalité puissante", estime l'éditorialiste.

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, salue l'élection à l'Académie française du penseur et philosophe Alain Finkielkraut qui succède au siège de Félicien Marceau, décédé voici plus de deux ans. Les jurés ont distingué, avec Alain Finkielkraut, un intellectuel renommé, ayant le souci affirmé de pouvoir donner toute sa place au débat d'idées et à la pensée dans la sphère publique.

Ce matin, au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le philosophe a remis ça: «Il y a une grande offensive du politiquement correct pour annexer l'Académie française. Il semble qu'elle ait échoué, j'en suis heureux pour moi et pour l'Académie.»

Il a d'abord dit son bonheur et sa fierté: «J'ai envie, à travers cette élection, de rendre hommage à ceux dont je suis né. Après tout, c'est mon nom qui entre à l'Académie française et, à travers moi, les générations qui l'ont porté. (France Info)

Finkielkraut a, bien sûr, réagi aux polémiques que sa candidature avait suscitées. «Il est tout à fait normal d'avoir des opposants ; je regrette que cette opposition ait pris la forme d'une campagne politique, et qu'on m'ait traité de réactionnaire. Parce que je ne vois pas au nom de quel progressisme je pourrais être classé dans le camp de la réaction ; mais ça ne m'empêchera pas de continuer à être qui je suis, tout en prenant garde à ne pas transporter mes batailles à l'intérieur de l'Académie».

Et lorsque France Info lui a rappelé que certains académiciens voyaient avec lui l'extrême droite entrer à l'Académie française, sa réaction a été plus virulente: «Ecoutez quand même c'est assez singulier, il y a cinquante ans, soixante ans peut-être, on se serait offusqué dans certains cercles de l'Académie contre un enfant de juif-polonais avec un nom à coucher dehors. Aujourd'hui on me reproche mon identité nationale. L'air du temps se modifie mais qu'est-ce que voulez la bêtise a plusieurs âges». (Le Figaro)

 

En temps ordinaires, l’élection d’Alain Finkielkraut à l’Académie française m’aurait fait lever un sourcil, mais pas deux. Cette institution, depuis belle lurette, ne confère plus à celui ou celle qu’elle admet le talent qui lui manque, pas plus d’ailleurs qu’elle n’abolit les qualités de ceux qui y siègent. En être ou ne pas en être est un choix personnel, et celui de Finkie est respectable. En revanche, voir défaite, et à plates coutures, la cabale qui avait été ourdie contre l’auteur de L’identité malheureuse est un plaisir rare. Imaginer le dépit des Aymeric Caron, Jean Birnbaum, Laurent Joffrin et autres pourfendeurs de moulins à vent néo-réacs est la source d’une jubilation à la mesure de l’irritation provoquée par leurs diatribes haineuses contre Alain Finkielkraut. Les méthodes de Dom Bazile utilisées pour lui barrer la route de la Coupole n’ont déshonoré que ceux (et celles) qui les ont employées. Des noms ? Ils circulent dans Paris, mais je suis loin de Paris, et les laisse volontiers à la chronique chuchoteuse. (Le Causeur)

 

07/03/2014

JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES.

Journée internationale des femmes

Officialisée par la Nations Unies en 1977, la Journée internationale des Femmes trouve son origine dans la lutte des ouvrières et des suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote

MESSAGE DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU, BAN KI-MOON.

« Cette année, nous célébrons la Journée internationale de la femme en rappelant à quel point il importe d’établir l’égalité des sexes, non seulement pour des raisons d’équité et de respect des droits de l’homme mais aussi parce que c’est une condition préalable à la réalisation de bien d’autres objectifs.

Les pays dans lesquels les femmes sont sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique.

Ensemble, tandis que nous nous efforçons d’éliminer la pauvreté et de parvenir au développement durable, oeuvrons donc en faveur de l’égalité des sexes, des droits des femmes et du renforcement du pouvoir d’action de celles-ci, car nous avons tous à gagner à être sur un pied d’égalité. »

(Extrait de son discours pour la journée des femmes)

 HOMMAGE AUX PREMIERES.

Journée internationale des femmes

Olympe de Gouges née le 7 mai 1748 et guillotinée à Paris le 3 novembre 1793 est considérée comme une des pionnaires du féminisme.  Elle est l’auteur de la Décaration des droits des femmes et de la citoyenne.

Antoinette Foulque, née le 1er octobre 1936 est la cofondatrice du MLF. (Billet du 22 février 2014).

Simone de Beauvoir, née le 9 janvier 1908 est décédée le 14 avril 1986. Philosophe, elle est souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. En 1949, elle a publié Le deuxième sexe dans lequel on retrouve la phrase célèbre : « On ne naît pas femmes, on le devient. » (Billet 7 novembre 2013).

CLIN D’ŒIL : MES FEMINISTES.

A l’occasion du 8 mars 2013 j’ai tenu à rendre hommage, dans un billet, à celles qui ont beaucoup compté pour moi : : Betty Friedam, Suzanne Lilar, Evelyne Sullerot, Geneviève Gennari, Christiane Collange, Françoise Giroud, Gisèle Halimi, Benoîte Groult, Elisabeth Badinter.

J’ai aussi consacré plusieurs billets à certaines d’entre-elles.

Simone de Beauvoir – 7 novembre 2013.

Françoise Giroud – 29 juin 2010 – 12 août 2011 – 29 juin 2010.

Elisabeth Badinter – 27 octobre 2009 – 9 mars 2010.

Benoîte Groult – 20 octobre 2008

Je vais ajouter que son livre « La touche étoile » a inspiré le film « Trois femmes en colère » qui vient de passer à la télévision. Un film magnifique.

 

journée internationale des femmes

 

Je terminerai par cette phrase célèbre de Françoise Giroud avec laquelle je ne suis pas tout à fait d’accord :

« La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

Peut-être, mais pour ma part, je préfèrerais que les femmes soient enfin ! considérées comme aussi compétentes que les hommes.

Que l’égalité réelle fasse disparaître cette violence faite aux femmes dont nous avons tous les jours l’écho.

Bon 8 mars à toutes !  

 

10/04/2013

LENINE.

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Diane Ducret consacre un chapitre de son livre  « Femmes de dictateur » à Lénine. Né le 10 avril 1870, il est décédé le 21 janvier 1924. Il s’appelait Vladimir Oulianov. Il avait fait des études de droit à l’Université de Saint-Pétersbourg. Il a participé à la Révolution russe qui a renversé le tsar, a fondé le parti bolchevik, institué le parti unique et les camps forcés ancêtres des goulags.

 L’auteur ne parle pas de sa vie de dictateur mais s’intéresse aux femmes qui ont fait partie de sa vie.

La première est sa mère. Il profitera de l’amour qu’elle lui vouait. Il lui demande continuellement de l’argent Elle accepte toujours. Elle lui envoie de la nourriture et des vêtements lors de ses séjours en prison et a même été jusqu’à déménager pour se rapprocher de lui. L’aimait-il ? L’auteur n’en dit rien.

Beaucoup de femmes ont aimé Lénine mais il n’en a véritablement aimé que deux, Nadia et Inessa.

Nadia, il l’a épousée, contraint, si je puis dire, parce qu’elle l’avait rejoint en Sibérie où il purgeait une peine de trois ans. Cest pendant ce séjour, au bord de la Léna qu’il décida de s’appeler Lénine. Nadia avait parcouru 8000 Km en train, trois jours en traîneau pour le rejoindre. « Il prend conscience de ce qu’elle avait fait pour lui. (...). Lénine est séduit par ce coup de force et accepte sans broncher sa nouvelle condition d’homme marié. »

Nadia était issue d’une famille noble mais pauvre et, très jeune, professait des idées progressistes. Elle s’occupera de sa santé, de son bien-être, supportera ses maîtresses et jouera un rôle politique important. Elle créera un magazine féminin « Femme ouvrière » qui remportera un grand succès.

Lénine n’avait guère d’estime pour les femmes. « Lénine répète à qui veut l’entendre qu’il n’a jamais connu une femme capable de lire « Le Capital », ni de  se débrouiller d’un tableau horaire de trains, ni même de jouer aux échecs. »

Et pourtant il va leur confier des rôles importants. Au gouvernement issu de la révolution d’octobre, il place des femmes à des places stratégiques. Sa soeur, Maria, à la rédaction de son journal, La Pravda, Inessa, à la direction du Soviet de Moscou, Alexandra est ministre. Plus tard, il sera entouré d’une véritable armada de secrétaires.

Pourquoi confie-t-il des postes importants à des femmes ?  Voilà ce que dit l’auteur : « Depuis son enfance, Lénine sait s’entourer de femmes, nombreuses à s’affairer autour de lui. Lénine ne fait confiance qu’à elles. Il a besoin de s’entourer d’une intimité qui ne soit pas celle de rivaux politiques. Comprenant très tôt l’enjeu que peut représenter cette masse brimée, il se présentera comme  un féministe (...) Nous ne pouvons exercer la dictature du prolétariat sans avoir des millions de femmes de notre côté »

Féministe, il ne l’était certainement  pas.  Ainsi, trouvera-t-il  stupide qu’Inessa veuille améliorer la condition des prostituées. Il  jugera  sévèrement sa défense de l’union libre. Position bourgeoise, dira-t-il, alors qu’il a longtemps vécu, à la fois, avec Nadia et Inessa !

Féministe, Inessa l’était.  Elle sera une ardente avocate de la liberté des femmes. Sa vocation remonte à une humiliation infligée par un pope. Alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, on lui avait refusé l’entrée de l’église parce qu’enceinte, elle était impure !

Une personnalité curieuse que celle d’Inessa. Elle avait été dans sa jeunesse amoureuse d’un jeune rebelle, Vlady, qui mourra  de la tuberculose. Mariéé à Alexandre Arnaud, elle semblait avoir trouvé l’équilibre qui lui avait manqué dans sa jeunesse :  la richesse, un mari gentil et attentionné. C’est son frère Vlad qui lui fera découvrir les milieux révolutionnaires.

Une amie l’amènera à une réunion semi-clandestine où elle rencontrera  Lénine. Elle n’est pas impressionnée par lui, qui, comme à son habitude, est mal vêtu, parle bien mais à l’air d’un moujik. Lui est conquis par cette jeune femme de quatre ans sa cadette. Il a trente-neuf ans. « Elle est habillée très à la mode, avec un chapeau sombre sophistiqué orné d’une plume rouge. Sous une masse indomptable de cheveux châtains, il remarque ses yeux immenses, sa grande bouche sensible,ses traits finement modelés. Rapide, intelligente, Inessa dégage une confince en elle inébranlable qui attire encore plus l’ardent idéologue. »

Comme Nadia, elle fera partie de ceux qui dirigeront le premier état communiste. Elle fondera une école pour diffuser  les idées de Lénine.  Chargée de la question paysanne, elle s’épuise. Elle en mourra.  Lénine est bouleversé. A son enterrement, il marche les yeux fermés, au bord des larmes.

Lénine sera victime d’une attaque. Se sentant perdu, il dictera à sa secrétaire une lettre qui peut-être considérée comme son testament. « Je pense que la présence au CC de membres tels que Staline et Trotski est une menace pour la stabilité. (...) En devenant secrétaire général, le camarade Staline a concentré entre ses mains un pouvoir immense, et je ne suis pas sûr qu’il sache toujours l’utiliser avec suffisamment de prudence. » Seule Nadia sera autorisée à l’ouvrir après sa mort.

Après la mort de Lénine, Nadia sera forcée de travailler avec Staline... Le jour de son anniversaire, en 1939, Staline lui enverra un gâteau qui l’empoisonnera... Elle sera rapidement incinéréé...

Je retiendrai le nom de deux féministes marxistes méconnues : Nadejda Kruhskaïo  et Inessa Arnaud Elles ne sont pas les seules femmes à ne pas être entrées dans l’histoire !

30/11/2012

HISTOIRE DE LA PALESTINE DE 1880 A 1950.

Le document commence par une question : comment tout cela a-t-il commencé ?

Nous n'aurons pas de réponse à la question primordiale : pourquoi la paix est-t-elle si difficile ? Mais, il est bon de se remémorer l'histoire même incomplète.

La vidéo est longue mais elle se trouve divisée en quatre parties sur You Tube.

 


 

25/11/2012

25 NOVEMBRE.


JOURNEE DE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES.


En cette journée, ayons une pensée pour toutes celles qui subissent une violence verbale, psychologique ou physique dans leur couple, leur travail, en-dehors.

Nous sommes encore loin de l'égalité entre les hommes et les femmes mais la violence est particulièrement odieuse. De même que les propos tenus par certais hommes qui la justifient. Regardez la vidéo.