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29/05/2008

DROIT DU SOL.

L'histoire nous apprend que de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Argentine, Brésil etc.) utilisent la notion du droit du sol, dans ses aspects positifs, c'est-à-dire qu'un citoyen né sur un territoire se voit conférer certains droits.

A l'inverse, la Communauté flamande a fait du droit du sol, un moyen d'établir des discriminations, pire de s'arroger un pouvoir absolu. Les exemples sont nombreux. C'est au nom du droit du sol, que la Communauté flamande a instauré le "wooncode", que le ministre Keulen refuse la nomination des bourgmestres de Linkebeek, Wezembeek-Oppen et Crainhem, que certains bourgmestres flamands interdisent la vente de terrains aux francophones ou les plaines de jeux aux enfants francophones.

Ce pouvoir absolu, qu'ils se sont arrogé, leur permet de balayer d'un revers de main les directives européennes : refus de signer la protection des minorités ou de respecter la libre circulation des travailleurs.

Si un propriétaire refuse de louer son appartement à un noir, il est passible d'une amende pour racisme. Si un chef d'entreprise, n'embauche pas quelqu'un, à cause de sa couleur de peau, son sexe, son âge, il tombera aussi sous l'inculpation de discrimination.

Alors, comment la Communauté flamande contourne-t-elle la loi ? C'est très simple, elle se base sur une définition ethnique. Selon Le Robert, l'ethnie est un ensemble d'individus que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture alors que la race dépend de caractères anatomiques.

Ainsi, quand un chef d'entreprise refuse d'engager un wallon bilingue, sous prétexte que son bilinguisme ne lui convient pas, (il parle néerlandais et pas flamand) il n'est pas coupable de racisme mais de discrimination ethnique, qui, en Belgique, n'est pas punissable.C'est comme si une entreprise parisienne refusait d'embaucher un Marseillais à cause de son accent !

Cette purification ethnique touche aussi les entreprises flamandes. Interdiction de la publicité en français, d'envoyer du courrier en français, aux clients francophones, par exemple. Mais, les flamands, connaissant bien leur intérêt, ferment les yeux sur l'emploi des langues à la côte ou la vente de journaux francophones en Flandre !

On peut légitimement se demander si la Communauté flamande est encore une démocratie. Tous les partis flamands sont devenus des partis ethniques et il suffit de regarder autour de nous, pour savoir que souvent, l'objectif d'un parti ethnique est l'autodétermination, au mépris de l'Etat souverain dans lequel il se trouve.

21/05/2008

RAPPORT PISA.

Je voudrais réagir aux déclarations d'Alain Destexhe qui estime l'enseignement libre plus performant que l'enseignement officiel. (Rapport Pisa). (Le Soir 21 mai).

Je pense qu'on ne dit pas assez que le critère retenu est l'âge, quinze ans, non la classe. En clair, (si cela n'a pas changé) un élève qui se trouve en première année du secondaire passera le test établi pour les élèves de quatrième.

Il faudrait une analyse détaillée pour expliquer les meilleurs résultats de l'enseignement catholique ou de la Flandre. Je me bornerai à quelques considérations.

L'enseignement catholique jouit d'une plus grande liberté que l'enseignement officiel : liberté d'inscription des élèves, du projet pédagogique, des programmes, liberté pédagogique plus grande pour les professeurs, moindre influence des inspecteurs, moins de redoublements.

Que l'on me comprenne bien. Il existe des écoles "fortes" aussi bien dans l'enseignement officiel (communauté française/provinces) que dans l'enseignement libre (confessionnel/non confessionnel).

J'ai déjà dit que l'enseignement rénové, total en Wallonie, avait engendré des dérives et ce, aussi au niveau de l'enseignement. Cela explique, en partie, le meilleur niveau scolaire en Flandre.

Je profite de cet article, très sommaire, pour rectifier ce que j'ai lu sur un forum. L'enseignement libre est subventionné mais il est vrai qu'il se permet, parfois,  de demander une large contribution financière des parents, à mon sens, pas toujours justifiée. 

01/05/2008

PENURIE DE PROFESSEURS

Un étudiant, fils d'amis, qui avait commencé un régendat, a abandonné ses études."Au premier cours que j'ai donné, j'ai reçu une chaise sur la tête, je n'ai pas envie de vivre comme cela, je vais faire autre chose."

La violence qui règne dans nos écoles n'incite certainement pas à devenir professeur. Elle est très ancienne, même si elle s'accenture d'année en année. Il y a vingt ans, il était tabou d'en parler. Maintenant, le phénomène a pris de telle proportions, qu'on ne peut plus se taire.

Que fait-on ? On cite des causes qui sonnent un peu comme des slogans même si elles ont toutes une part de vérité. Pêle-mêle : l'école est le reflet d'une société violente - chômage donc pas d'avenir - précarité - laxisme des parents - abus de la télévision et d'internet - absentéisme - décrochage scolaire etc.

Les réponses sonnent, elles aussi, comme des slogans : école de la réussite - mêmes chances pour tous - suppression de la compétition - pas de cours magistraux - valorisation du travail de groupes - l'élève doit trouver par lui-même - le prof n'est pas un transmetteur de savoirs - projets éducatifs, souvent généreux, mais élaborés en dehors de la réalité etc.

Une succession de réformes, inefficaces. Une succession de programmes, inadaptés. Une formation continuée, en décalage avec le vécu.

Il faudrait un long développement pour analyser les dérives engendrées par l'enseignement rénové, qui avait été présenté, comme une excellente révolution. Je pense, par exemple, à l'enseignement technique et professionnel vidés de leur substance.

On a envie de dire, tout cela pourquoi ? Pour quels résultats ? 

 

14:14 Publié dans Belgique | Tags : professeurs | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2008

CHARLES DARWIN

évolution

Son nom nous est connu mais que savons-nous de lui ? Très probablement, surtout, le scandale que sa théorie de l'évolution a provoqué. On peut le comprendre. On connaît la fameuse phrase de l'épouse de l'évêque de Manchester :"Descendre du singe ? Espérons que ce n'est pas vrai, si ça l'est, prions pour que la chose ne s'ébruite pas." 

Aux réactions émotionnelles, s'ajoute la croyance religieuse. A l'époque, la croyance populaire interprétait les textes bibliques à la lettre. On comprend que, pour les contemporains de Darwin, la théorie de l'évolution ait choqué. Actuellement, le débat est relancé.

Charles Darwin, naturaliste, est né en 1809, à Scherewsbury, en Angleterre. En 1831, il effectue un voyage en Amérique du sud et collectionne les spécimens et les fossiles. C'est surtout dans les îles des Galapagos, en 1835, que ses observations l'amènent à élaborer l'ébauche de sa théorie. Il remarque qu'une espèce, retrouvée sur plusieurs îles, présente des différences notables. Ainsi, par exemple, le bec des pigeons est adapté à différentes sortes de nourriture.

Il revient en Angleterre en 1836 et se consacre à ses recherches. L'origine des Espèces par la sélection naturelle sera publié en 1859. La descendance de l'homme et la sélection sexuelle en 1871. Jusqu'à la fin de sa vie, le 19 avril 1882, il continuera à publier et à répondre aux attaques.

Il faudra d'ailleurs l'apport d'autres savants pour appuyer sa thèse. Johann Mendel la validera en expliquant les modes de transmission des caractères héréditaires.

L'Islam ne reconnaît qu'une lecture littérale du Coran, sauf certains intellectuels qui le remettent dans son contexte historique. Les Juifs intègrent parfaitement la Science dans le Talmud. Les scientifiques chrétiens n'ont pas de problème. Cependant, certains catholiques rejettent la théorie de l'évolution.

14:10 Publié dans Belgique | Tags : évolution | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2008

LE CREATIONISME.

Le lundi 14 avril, tout à fait par hasard, j'écoute, à la RTBF, un mini-débat à propos de la théorie de l'évolution. Je reste abasourdie d'entendre que de futurs enseignants, même des enseignants sont réticents à l'enseigner. Les ministres Dupont et Simonet se disent préoccupés et enchaînent sur l'enseignement des sciences, insuffisant, même si le darwinisme fait partie des programmes.

En 2007, la ministre Aréna avait diffusé une circulaire mettant en garde les équipes éducatives contre L'atlas de la Création rédigé par le Turc Harun Yahya, qui réfute clairement la théorie de l'évolution. Des chercheurs de l'ULB ont été chargés de mesurer l'ampleur du phénomène. Selon leur étude réalisée auprès de 1263 étudiants du secondaire et du supérieur, près d'un étudiant sur quatre se sentirait proche des théories créationnistes.

Les élèves ayant reçu une éducation religieuse seraient écartelés entre leur vécu et ce qu'on leur enseigne en classe. (biologie, psychologie, cours philosophiques).

En sommes-nous arrivés à ce que des théories scientifiques, prouvées, ne puissent plus être enseignées parce qu'elles heurtent une sensibilité religieuse ? Jusqu'où irons-nous ? Ne peut-on dénoncer que le créationnisme, soit une lecture littérale de la Bible ou du Coran, est contredite par la science ?

La science n'a pas réponse à tout. Elle ne sait rien sur l'existence de Dieu et le dit. Toutes les religions ont droit au respect. Qu'on me comprenne bien. Je ne suis pas contre l'enseignement des religions, quelles qu'elles soient, mais je dis qu'il doit être possible, voire nécessaire, d'enseigner, en parallèle, ce que la science nous dit, notamment, sur l'évolution. Et cela n'empêchera personne d'adhérer à une religion par un choix libre et personnel.

16:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (9)