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22/05/2009

FOULEK RINGELHEIM.


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L'auteur est né en 1938, à Ougrée. Après des études de droit à Liège, il obtient une licence en criminologie à l'ULB et exerce le métier d'avocat jusqu'en 1977, avant de devenir magistrat. Membre du Conseil supérieur de la Justice, il est l'auteur de plusieurs romans et de nombreux articles traitant du droit et de la Justice.

LA SECONDE VIE D'ABRAM POTZ.

Abram Potz est psychanalyste. Il participe toujours aux voyages organisés par les Voyages Hippocrate où il rencontre toujours les mêmes personnes, des médecins et leurs conjoints. A quatre-vingt-six ans, il supporte mal la vieillesse dont il décrit les ravages. Au cours d'un voyage dans les Andes, il décide d'assassiner quelqu'un au hasard. "Derrière le rocher, une plate-forme surplombait le lac et la couronne de volcans qui l'entoure. Un grand type se tenait debout au bord du gouffre, les jambes écartées, les mains sur les hanches. ... J'ai fait deux pas en avant, la respiration suspendue. Le type a murmuré : merde, que c'est beau...J'ai levé ma canne à deux mains et je lui ai donné bourrade au creux des reins. Il s'est cabré, ses bras ont exécuté deux moulinets et il a basculé dans le vide sans crier. J'ai entendu le corps rebondir sur la paroi et quelques secondes plus tard un bruit lointain suivi d'un faible écho."

Il revient au car et participe aux recherches, avec les autres. Il n'est pas soupçonné et commence sa seconde vie, celle d'un tueur en série.

L'auteur nous rend Abram Potz, sympathique alors qu'il devrait susciter en nous de l'aversion non seulement pour ses crimes gratuits, mais aussi pour la haine qu'il éprouve envers tous ceux qu'il côtoie et qu'il décrit, minutieusement, avec une méchanceté qui fait froid dans le dos.

Le livre est aussi un regard implacable sur la société et le sort qu'elle réserve aux vieux. Abram Potz se voit comme quelqu'un qui est regardé avec dégoût, à qui on reproche de coûter trop cher à la collectivité. L'image négative qu'il a de lui-même, il la projette dans le regard des autres.

L'humour est féroce, noir. Cependant, même si sa parano est bien palpable, Abram Potz apparaît paradoxalement comme le témoin d'une société aux vieux oubliés, maltraités, vivant dans une solitude sidérale.

Le roman a obtenu le Prix des lycéens en 2005. Cela bien que certaines phrases que l'auteur met dans la bouche de son personnage aient heurté les jeunes. "Je hais les jeunes autant que je leur fais horreur. Eux et moi sommes faits pour nous haïr : ils sont ce que je fus et je suis ce qu'ils seront."

Un petit livre passionnant, bien écrit. La fin est un peu surprenante. Abram Potz rêve d'un procès d'Assise, il n'aura pas lieu. Mais ce rêve donne à l'auteur l'occasion de parler de ce qu'il connaît bien, la justice.

18/05/2009

PROPOS D'UNE CITOYENNE ORDINAIRE.

Il fallait s'y attendre, la campagne électorale sera celle des tirs assassins. Philippe Moureaux évoquant les affaires, affirme que ce genre de pratiques est naturel pour la droite, qu'elles font partie de leur idéologie. Réactions en chaîne : Didier Reynders décrète l'appareil socialiste infréquentable. Laurette Onkelinks parle de démission (sic), Joëlle Milquet affirme que le CDH n'entrera pas dans un gouvernement dont les partenaires ne se conformeraient pas aux exigences éthiques.

Je pense que la crise met les partis dans une condition très défavorable pour une campagne électorale. En tant que ministre des Finances, ayant été en première ligne dans l'affaire Fortis, Didier Reynders est une cible facile. Le PS, qui vit habituellement de clientélisme (je vote pour un socialiste qui m'a donné un emploi), qui a son syndicat sur le dos, n'est pas dans une situation aisée. La rengaine connue de son président "nous ne nous préoccupons que du bien des gens" ne passe plus. Le CDH qui oscille entre les deux autres partis, n'est pas dans une position plus confortable. Les propos tenus par sa présidente alors qu'elle a fait échouer l'orange bleue pour faire revenir les socialistes au pouvoir, ne sont plus crédibles. Il reste Ecolo qui profite de ce qu'il était dans l'opposition au Fédéral et peut jouer "aux purs". Ceci pour ceux qui ont oublié les interventions musclées et pas toujours, disons-le, crédibles de Jean-Marc Nollet.

Je voudrais faire un petit retour en arrière et parler de ce que je connais, l'enseignement. L'administration est entièrement aux mains des socialistes. Je me souviens comment le ministre Hazette était boycotté par son administration, comment certains fonctionnaires socialistes n'avaient pas peur de déclarer qu'une intervention libérale pour un dossier classait aussitôt ce dossier dans ceux qu'il ne traiterait pas ! Je me souviens qu'un département est resté très longtemps sans directeur parce qu'il fallait attendre qu'un socialiste puisse être nommé. Soyons justes, il y a des fonctionnaires socialistes corrects et je dois dire que Elio Di Rupo a été un ministre impartial. Mais les instituteurs en veulent à Jean-Marc Nollet, déplorable ministre, les enseignants, à Marie Arena dont les réformes ont été désastreuses et bien sûr, le décret Mixité Sociale n'a rien arrangé.

Ce matin, sur la RTBF, Philippe Courard affirmait, sans rire, que si les socialistes avaient été choisis après l'examen Selor, c'est que "les autres" n'étaient pas intéressés par la fonction publique ou n'avaient pas réussi l'examen. Qui peut croire cela ?

Autre déclaration, il y a moins d'intercommunales. Je constate que l'obligation de recycler ses déchets, si on ne peut que l'approuver, a été une occasion de créer des intercommunales qui ont tous pouvoirs. Dans ma commune, cela va très loin. Interdiction est faite aux ASBL de collecter les vêtements. Les containers de TERRE par exemple, ont été supprimés. Ou, le comble, une ASBL qui a comme objectif l'aide à l'enfance peut continuer mais sous le contrôle de l'intercommunale !

Je comprends que de se préoccuper de la planète est bien mais on a entretenu des peurs irraisonnées qui ne peuvent que profiter à Ecolo d'où, sans doute, aussi, une explication de son succès actuel.

Les partis alternatifs n'ont pas eu un discours très convaincant, ni d'ailleurs, la semaine dernière, les nouveaux candidats "médiatiques".

Et l'Europe ? Rien. Je me demande combien de personnes savent que la convocation reçue dans leur boîte aux lettres est aussi une convocation pour les élections européennes. Un signe ne trompe pas : certains candidats d'une liste européenne se retrouvent sur une liste régionale !

 

 

15:36 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

22/04/2009

POLEMIQUES.

IL y a des jours où on se demande s'il faut réagir aux polémiques qui paraissent bien futiles par rapport à ce qui se passe dans le monde. Cependant, quand elles prennent une telle ampleur, elles vous forcent à vous exprimer.

Les déclarations de Benoît XVI lors de son voyage en Afrique ont suscité émotions, indignations, accusations, démentis, essais d'explications et ce n'est pas fini puisque le Sénat n'approuve pas la résolution du parlement contre les propos du pape.

Revenons en arrière. Dans l'avion qui le mène en Afrique, le pape fait une déclaration sur le préservatif qui, reprise par la presse, va enflammer non seulement les politiques, les médias, les citoyens belges et, plus inattendu, le parlement. Tout a été dit : gaffe, stupidité, faute politique ou, à contrario, propos déformés, phrase hors contexte, exploitation médiatique.

J'aurais aimé un langage plus vrai. L'Eglise est contre le préservatif, comme elle est contre l'avortement ou l'euthanasie, mais il me semble qu'elle admet la nécessité de son emploi, pour le respect de la vie, qui est aussi une valeur chrétienne. Le pape s'est exprimé avec candeur, c'est vrai, le moment était mal choisi, mais sa déclaration se situait dans la droite ligne de l'Eglise. Pourquoi ne pas rappeler qu'il ne s'agissait pas de dogme et que selon la casuistique chère aux Jésuites, chacun est libre d'agir selon sa conscience ?

Je trouve lamentable le vote des parlementaires et l'accusation de "crime contre l'humanité". Nos parlementaires ont été ridicules. S'indigner, s'exprimer, critiquer, pourquoi pas, mais amener un parlement à voter une motion, aller même, comme l'a fait Joëlle Milquet, jusqu'à parler d'exclusion du parti pour ceux qui ne la voteraient pas, c'est vraiment du n'importe quoi.

Autre polémique, le voyage des députés wallons. Je n'y connais rien, je n'ai pas d'opinion. Je peux comprendre certaines critiques : coût, voyage en fin de législature etc. Je n'ai pas approuvé l'arrogance de José Happart, mais là aussi les réactions, comme d'ailleurs sur d'autres sujets, ont vraiment été disproportionnées. A croire que le slogan "lave plus blanc que blanc" n'est plus seulement une publicité pour une lessive, mais un label politique.

A ma connaissance, pas de polémique sur la participation de la Belgique à Durban II. Moi, je n'ai pas compris et je serais plutôt du côté de ceux qui ont décidé de ne pas y participer. Comment ne pas penser qu'au même moment, se déroulaient les journées internationales de commémoration des victimes de la shoah ?

 

17:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)

13/03/2009

LE BIEN ET LE MAL.

Ces deux notions fondamentales ont été étudiées par les philosophes, les théologiens, les moralistes. Elles ont changé au cours des temps. L'esclavage, par exemple, a été longtemps considéré comme un bien, nécessaire même, mais, actuellement, il est unanimement condamné.L'histoire nous fournirait bien d'autres exemples : croisades, inquisition, Saint-Barthélemy etc.

 

Pour moi, la notion du bien et du mal est tout à fait subjective. Certains trouveront bien, ce que d'autres condamneront. Les opinions peuvent être induites par les croyances religieuses ou autres. Il existe cependant des textes fondamentaux censés dire ce qu'est le bien ou le mal : les dix commandements, juifs ou chrétiens, la Déclaration Universelle des droits de l'homme. Mais ces deux textes ont une valeur très relative. Par exemple, le "tu ne tueras point" qui devrait faire l'unanimité, est enfreint par le droit de faire la guerre. De plus, un kamikaze qui, en se faisant exploser, tue, considère qu'il accomplit un geste héroïque. Il est clair que son geste sera condamné par les victimes ou ceux qui ne partagent pas sa vision religieuse.

 

Les problèmes éthiques – euthanasie, avortement, suicide – engendrent des convictions très différentes. Ainsi pour les partisans de l'euthanasie, pour ceux qui ont voté les lois la dépénalisant, il s'agit de rendre aux hommes le choix de mourir dans la dignité. Ceux qui la contestent le feront au nom du "tu ne tueras point" ou encore de la vie donnée par Dieu, qui seul peut la reprendre. Certains vont encore plus loin et associent l'euthanasie à l'eugénisme voire au nazisme !

 

Prenons des exemples plus simples. Le décret Mixité sociale a suscité bien des polémiques. Pour les uns, il était impératif d'introduire la mixité sociale dans les écoles. Pour les autres, le décret bafouait le droit des parents de choisir une école pour leurs enfants. Et comme rien n'est simple, personne n'a osé attaqué le dogme de la mixité sociale, on s'est donc rabattu sur la procédure et le décret est devenu le décret d'inscription. Se heurter à un tabou est difficile car comment ne pas craindre d'être classé dans ceux qui pensent "mal" ?

 

Dans l'affaire Fortis, j'ai aussi été frappée par l'opposition entre le bien et le mal. Pour les actionnaires, défendre leurs intérêts était juste. Pour le gouvernement ou les citoyens, tenir compte de l'intérêt général (économie, emplois, garantie pour les épargnants) était bien. Deux conceptions qui ont suscité des critiques virulentes et nous ont entraînés loin : chute du gouvernement, accusation du non-respect de la séparation des pouvoirs, création de commissions parlementaires pour "la transparence".

 

Qu'avons-nous vu ? Censées créées pour le bien des citoyens, l'équité, elles se sont transformées en réglements de comptes et en chasse aux sorcières. Et puisqu'il s'agit de politique, on a vu l'affrontement classique entre opposition et partis de la majorité, et même entre partis de la majorité. A se demander si ceux qui s'exprimaient avaient bien participé aux mêmes réunions ! Que penser de l'intervention des magistrats ?

 

Un autre sujet délicat est l'immigration. Je ne me prononcerai pas sur un sujet aussi sensible mais il s'agit aussi d'une conception différente du bien et du mal. Encourager les grèves de la faim est-ce un chantage ? une non-assistance à personne en danger ? un devoir moral ?

 

L'actualité nous donne un autre exemple. En Irlande, l'Ira-véritable recommence les attentats. La condamnation étant unanime, on pourrait dire qu'il ne s'agit pas de bien ou de mal. Pourtant ceux qui les commettent sont persuadés qu'ils font ce qu'ils doivent faire.

 

Dans notre propre vie quotidienne, ne nous heurtons-nous pas aussi à des conceptions différentes de ce qui est bien ou mal chacun étant persuadé se trouver du côté du bien ? Qu'il s'agisse de l'éducation des enfants, du style de vie, de l'enseignement, du couple, de la sexualité, des jeux vidéos, internet etc. Que d'avis divergents !

 

Afin de lever toute ambiguïté, j'ajouterai que si la conception du bien et du mal est subjective, elle peut aussi être faussée. L'être humain est complexe.

 

Je terminerai par un sourire : un extrait des Lettres Persanes, de Montesquieu (1689-1755), livre que j'aime beaucoup :

 

Je trouvai, il y a quelques jours, dans une maison de campagne où j'étais allé, deux savants qui ont ici une grande célébrité. Leur caractère me parut admirable. La conversation du premier, bien appréciée, se réduisait à ceci : "Ce que j'ai dit est vrai, parce que je l'ai dit." La conversation du second portait sur autre chose : "Ce que je n'ai pas dit n'est pas vrai, parce que je ne l'ai pas dit."

 

A méditer, ce proverbe juif :

"Mieux vaut un mal connu qu'un bien qui reste à connaître."

25/02/2009

LA BELGIQUE EXPLIQUEE A LA FRANCE.

La télévision nous réserve parfois bien des surprises. Sur la chaîne LCI, je suis régulièrement le débat hebdomadaire,  animé par Jean-François Rabilloud, intitulé Ferry- Julliard. La semaine dernière, Luc Ferry était remplacé par Jacques Marseille. Agrégé d'histoire, éditorialiste au Point, il s'intéresse surtout à l'économie. Comme c'est l'usage dans cette émission, elle se termine par une présentation de livres.  Jacques Marseille a choisi le livre de Claude Javeau "La France doit-elle annexer la Wallonie ?" Ce qu'il en dit me stupéfie : 50 % des Wallons veulent être annexés à la France, les Flamands sont bien contents d'en être débarrassés. Avec un large sourire, Jacques Marseille affirme qu'à Liège, on fête le 14 juillet plutôt que le 21 juillet.. Je sursaute et connaissant Claude Javeau, sociologue, professeur émérite de l'ULB, je me dis que c'est impossible qu'il ait tenu de tels propos.

 

Une recherche sur internet m'amène à visionner une vidéo, interview de Claude Javeau par une journaliste du Figaro. L'auteur explique que le titre, provocateur "annexion" lui a été imposé par l'éditeur et tient des propos très différents de ceux tenus par Jacques Marseille. J'ai donc décidé de lire le livre.

 

Première surprise : le livre est édité chez Larousse, dans une collection dirigée par Jacques Marseille. J'avais cru que, comme cela arrive souvent, Jacques Marseille n'avait pas lu le livre qu'il présentait. Bizarre pour quelqu'un qui dirige la collection et qui, de plus, l'a commandé. En réalité, il fait partie de ces Français, qui ne connaissant rien à la Belgique, affirment haut et fort que la Wallonie doit être "annexée" à la France, que les Wallons sont les bienvenus. De tels articles se retrouvent dans plusieurs journaux français : le Figaro, le Monde etc. Articles sans aucune nuance. J'ai même retrouvé le même discours sous la plume de Jacques Attali !

 

En réalité, le livre de Claude Javeau est un essai d'explication de ce qu'est la Belgique, livre destiné aux Français. Il retrace très brièvement l'histoire de la Belgique avec l'objectif de faire comprendre nos crises communautaires. Il rappelle les liens fort anciens entre la France et la Belgique : occupation, bataille des Eperons d'Or etc. Il rappelle l'évolution des langues, le français, langue officielle de la Belgique à sa création, parlé par la bourgeoisie en Flandre; le flamand, langue du peuple très longtemps, ayant gardé ses dialectes même quand le néerlandais est devenu une langue officielle en Belgique. L'Université de Gand ne fut flamandisée qu'en 1930. Rappel aussi du "Walen buiten" de 1967, du rôle joué par l'Eglise catholique très puissante en Flandre, de la collaboration pendant la guerre plus générale en Flandre qu'en Wallonie (Hitler a libéré les prisonniers flamands plus rapidement que les Wallons), de la question royale, du vote plus massif en faveur du retour de Léopold III en Flandre qu'en Wallonie, de la création du Mouvement populaire wallon d'André Renard, après les grèves de 1960, de la grande influence du socialisme en Wallonie.

 

Dans un chapitre intitulé "Une Belgique à deux vitesses" Claude Javeau explique comment les politiciens flamands ont dans les années 1990, dressé le profil d'une Flandre "travailleuse et sérieuse", opposée à la Wallonie "fainéante et frivole". C'est à partir de 1964, que la Flandre commencera à être plus prospère et plus peuplée que la Wallonie, mais le passé a été bien vite occulté.

 

L'auteur a renoncé à expliquer les accords constitutionnels, la fixation de la frontière linguistique mais évoque le problème BHV, qui nous empoisonne. Intéressant aussi, le changement vis-à-vis de la famille royale. Les "royalistes" étaient plus nombreux en Flandre qu'en Wallonie, ce n'est plus le cas.

 

Claude Javeau termine par le chapitre "Quel scénario choisir?"et souligne que le rattachement à la France, vieux rêve de Paul-Henri Gendebien, accueilli longtemps par un sourire narquois, n'est plus totalement rejeté dans les sondages réalisés en Wallonie. Mais si nous partageons la même langue, nous n'avons rien de commun avec les départements français. Bruxelles, capitale de l'Europe et de la Flandre, région entière, peuplée à 90 % de locuteurs français, mais multiculturelle, poserait un problème quasi insoluble. De plus, souligne l'auteur, les Belges ont toujours très mal vécu l'arrogance française. Ceux-ci ont en effet une fâcheuse tendance à s'approprier nos artistes ou nos écrivains qui, il est vrai, sont bien forcés de faire carrière en France, plus peuplée que la Wallonie.

 

Pour moi, je ne partage pas "l'idôlatrie française" de certains. Je suis amoureuse de ma langue, que je considère être le "français" et non le "belge" comme a osé le dire un journaliste français. Je ne me reconnais pas non plus, dans ce que les Français appellent "l'accent belge". Amoureuse de la culture française  je vis très mal le mépris qu'ils affichent envers nous.

 

Heureusement, nous ne sommes pas limités à la culture française. J'aime la littérature anglaise, américaine ou arabe, j'apprécie les films américains, israéliens ou anglais. Je suis la politique française avec un esprit critique et je me dis souvent qu'ils ont aussi de sérieux problèmes et des revendications nationalistes, pas seulement en Guadeloupe !

 

 

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