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11/06/2010

DEBATS ELECTORAUX. (2)

 

J'avais été très déçue des débats électoraux dimanche dernier. Je voudrais corriger cette mauvaise impression. Cette semaine, la campagne a vraiment été fertile en confrontations et je crois que les futurs électeurs ont pu se forger une opinion. Je tenais à le dire.

 

J'ai particulièrement apprécié le "Face aux Belges" de RTL. Les questions étant posées par les citoyens étaient plus concrètes, les réponses aussi. J'ai vu deux débats, Elio Di Rupo et Didier Reynders. Ils ont répondu très franchement, manifestant une réelle volonté d'écoute. J'ai pu remarquer aussi que les deux présidents exposaient clairement la position de leurs partis, avec je crois, beaucoup de franchise. Ils ont tous les deux eu l'occasion de rectifier ou de clarifier ce que les citoyens avaient entendu dans d'autres débats. Comme d'habitude, Pascal Vrebos a tenu à ce que tous les citoyens sur le plateau puissent s'exprimer ce qui l'a amené à intervenir "énergiquement" pour contenir la verve des deux présidents mais sans jamais manifester de l'agressivité. Mais, on le sait, c'est un grand professionnel.

 

Je reste toujours aussi critique pour "Huis Clos". Johanne Montay, du haut de sa cage, dominant les politiques, choisissant les questions, à qui elle donne la parole en premier, m'a agaçée. Je sais qu'elle appelle cela "prendre de la hauteur", moi, j'y vois une manière pour le moins étrange de "dominer" les hommes politiques.Ce n'est pas le rôle d'une journaliste.

 

J'ai d'ailleurs trouvé que le choix fait par la RTBF de confronter Flamands/Wallons n'était pas des plus heureux. Les Flamands étaient souvent, malgré eux, forçés de retourner au communautaire. Je pense par exemple à Guy Vanhengel, sur des oeufs pour défendre Bruxelles, comme il l'a toujours fait.

 

Le débat de ce matin sur la RTBF, avec les têtes de liste au sénat n'était pas un modèle de courtoisie. Paul Magnette, par exemple, n'a cessé de couper la parole aux autres. Il a certainement raison de dire que MR et Socialistes, c'est un autre choix de société, mais il le dit avec une telle agressivité qu'il m'exaspère.

 

Je n'ai pas l'intention de faire un compte rendu des débats, sur le fond. Je tenais seulement à souligner que les électeurs ont, cette semaine, été vraiment informés. A chacun d'interpréter ce qui a été dit !

 

Je me permettrais quand même de regretter que l'institutionnel ait tenu une si grande place, en cette période de crise. Et ce d'autant plus que c'était inutile, les politiques ne pouvant pas dire ce qu'ils pourraient ou non accepter. Or, les grandes lignes sont connues depuis longtemps. On a donc tourné en rond sauf le fameux plan B, mais je crois qu'il ne faut pas y accorder trop d'importance. Je la considère comme une petite dérive...

 

Un mot, même si cela n'a rien à voir, (encore que !) sur l'angoisse des 668 élèves qui attendent toujours leur inscription. Décidément, ce décret voulu par les socialistes, puis repris par le CDH, est vraiment une calamité. L'enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions...

 

06/06/2010

DEBATS ELECTORAUX.

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Que de débats décevants ! Aujourd'hui, à la RTBF, une vraie partie de ping-pong ! Des accusations et toujours les mêmes réponses. Nous, nous...... Les autres...... Normal, direz-vous mais aucun argument et quand il y en a, aucune cohérence.

 

Prenons d'abord ce qui pourrait paraître comme positif. D'après Laurette Onkelinks, très en forme comme d'habitude, les socialistes flamands et francophones sont d'accord sur tout. (A ce moment-là, on ne parle pas de BHV, mais passons). Les socialistes prennent la parole et expliquent comment il faut régionaliser l'emploi. Pas de réaction. J'en conclus que les socialistes francophones ne considèrent plus comme tabou la scission de la sécurité sociale ! Nous voulons le refinancement de Bruxelles et d'ajouter :  c'est un scoop, les Flamands sont d'accord avec moi. Deux minutes plus tard, même pas, les Flamands redisent qu'ils n'admettront le refinancement de Bruxelles que si la réforme de l'état est telle qu'ils la souhaitent. Ce que tout le monde sait, sauf apparemment Laurette.

 

Joëlle Milquet, apparemment très touchée, des attaques dans la presse, explique pour la xième fois, que ses propos ont été déformés et qu'elle a dit ce que tous les Francophones disent depuis toujours. C'était vrai, jusqu'aujourd'hui où les Ecolos et les Socialistes mettaient des nuances, que je ne qualifierai pas de bémols, nuances étant même un euphémisme.

 

Olivier Maingain, comparé une fois de plus à Bart De Wever, alors qu'il fait partie du MR, que Didier Reynders dit et redit qu'ils sont d'accord, essaie d'expliquer que des allocations familiales différentes pour des familles bruxelloises, habitant le même immeuble mais étant de régime linguistique différent, c'est une aberration... Il n'a pas le temps de finir, le journaliste lui coupe la parole....

 

Le CD&V, l'Open Vld, les socialistes ont exactement le même discours. Ce n'est pas une surprise, alors pourquoi ne pas l'admettre ? Même Guy Vanengel a complètement changé !

 

Ecolo, comme d'habitude, met l'accent sur son accord avec Groen. Très bien. Mais, Groen veut la scission comme les autres partis. Nuance donc.

 

Le plus comique, était l'insistance mise sur "la famille libérale" et évidemment dans un sens négatif, notamment pour la chute du gouvernement. Pas sur les programmes économiques où il serait légitime de souligner les ressemblances.

 

Donc un débat qui servait plus à des règlements de compte qu'à permettre à chacun d'expliquer son programme sur un point précis. Un débat pollué... Décevant.

 

A propos de la RTBF, quelle mouche les a piqués de faire du débat du soir, un jeu de lettres. Cela n'apporte rien puisque les politiques savent, et c'est normal, quelle lettre sera tirée. Seul l'ordre change. Je ne sais plus quel professeur flamand, opposé à Monsieur Delperée, disait qu'il ne savait pas qu'il n'y avait que quatre lettres en français... Cela m'a bien fait rire.

 

Quelle idée aussi d'appeler le débat du soir "Huis Clos" comme la pièce, très noire, de Jean-Paul Sartre. Huis clos, quand on est censé s'adresser à des milliers de spectateurs !

 

Toujours dans la même ligne. Le débat qui précède "Mise au Point" s'appelle "Revu et corrigé". Titre copié du débat français, sur France5, animé par Paul Amar. Mon décodeur Telenet, qui présente toutes les émissions, fait d'ailleurs de celle-ci la copie-conforme du débat de Paul Amar. Mais, allez, c'est une machine...

 

J'ai apprécié l'entrevue "Septième jour" où, bizarrement, le journaliste a laissé Didier Reynders s'exprimer, du moins, presque. Didier Reynders dit que la fraude fiscale de vingt milliards pointés par un rapport FGTB concerne surtout le travail au noir. Si c'est vrai, les socialistes devraient cesser d'en parler.

 

Comme j'aimerais pouvoir dire des choses positives. "Je ne savais pas cela, j'ai appris quelque chose, je suis d'accord ou je ne le suis pas...." Ce serait trop beau. Je pourrais peut-être ne pas les suivre, ne voir que ce qui est comique, ou encore, compter les points comme dans un match : un, moins un, plus un.... Mais, voilà, je ne regarde pas le sport à la TV.

 

20/05/2010

SUPPRESSION DE TRAINS.

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Ce matin, les journaux annoncent l'intention de la SNCB de supprimer des trains pour réaliser des économies. Rien n'est encore décidé mais il s'agirait, par exemple, du premier et du dernier train de la journée. La réaction des navetteurs a été immédiate : "Je prends le premier train, si la SNCB le supprime, je devrai me rendre au travail en voiture." Réactions aussi des syndicats qui craignent des pertes d'emploi.

 

Cela m'a fait repenser à ce qui se passe au coin de ma rue ! J'en ai parlé dans mes billets du 6 juillet 2008 et du 3 juillet 2009. C'est le fameux projet "Diabolo". Commencés en 2008, les travaux ne sont toujours pas terminés. Un énorme pont surplombe le Boulevard de la Woluwe. Il s'agit d'amener le TGV jusqu'à Zaventem et de relier Anvers à Zaventem. D'après INFRABEL il y aurait un train toutes les quinze minutes !

 

Ainsi, par économie, la SNCB envisage de supprimer les trains existants et en même temps fait des travaux gigantesques pour relier Anvers à Zaventem, en annonçant déjà 430 trains par jour ! Pour moi, c'est vraiment incompréhensible.

 

DEBAT REYNDERS/DI RUPO.

 

A la surprise générale, le débat a été digne. Laurent Haulotte avait cependant pris la peine, on se demande pourquoi, de rappeler la campagne précédente. Mais, Elio Di Rupo s'est empressé de dire : "C'est un autre temps."

 

Les deux présidents de parti ont eu l'occasion de parler communautaire, emploi, pensions, sécurité. Rien de très précis mais c'est difficile de présenter un programme en quelques phrases.

 

Je retiendrai surtout que les deux présidents étaient d'accord sur plusieurs points et que la volonté de ne pas s'invectiver était bien réelle et... agréable. C'est toujours cela.

10/05/2010

JE VOTE OU JE NE VOTE PAS ?

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Cette question était le thème des débats télévisés de ce dimanche. Les sondages annonçant un record d'abstentions inquiètent les hommes politiques. De plus, les sites appelant à ne pas voter se multiplient sur internet et il est vraiment facile d'ajouter sa signature à une pétition. Malgré cela, je trouve positif que des citoyens puissent manifester leur opinion, c'est la preuve que, contrairement à ce que l'on entend souvent, ils se sentent bien concernés.

 

Je vais reprendre les arguments entendus pour persuader les citoyens de voter. Le premier : "Le suffrage universel est une victoire après un long combat." Peu convaincant comme d'ailleurs tout rappel au passé. Un exemple ? Le féminisme. Dites aux jeunes ou au moins jeunes que les luttes des féministes leur ont permis de profiter de la contraception, de libertés pour les femmes, du droit de vote etc... La réponse sera toujours la même : " Et après ? C'est acquis, c'est tout." Ou encore "Oh là ! le passé ne m'intéresse pas."

 

Deuxième argument : "Pensez aux nombreux pays où les habitants ne peuvent pas voter librement." Cela ne marche pas non plus. Pas plus que de dire aux musulmanes de penser à leurs soeurs qui se battent pour ne pas porter le voile.

 

Troisième argument : "Voter est un droit donc ausi un devoir." Là, c'est très mauvais. Nous ne sommes plus dans une société où l'impératif, le "tu dois" est accepté. Le monde a changé, les valeurs aussi et l'individualisme prime sur l'intérêt commun. D'autant plus que les politiques eux-mêmes sont dans cette logique. Dois-je rappeler la chute du gouvernement provoquée par Alexander De Croo ? Ou encore, le "tout est bon pour gagner" même parfois au détriment de la vérité ou de moyens peu dignes utilisés pour discréditer l'adversaire ?

 

J'aurais dit : "Pensez à votre intérêt. Examinez les programmes des politiques et posez-vous les bonnes questions." Suis-je pour la baisse des impôts ? Suis-je pour le soutien des entreprises ? Suis-je pour une intervention toujours plus importante de l'état dans ma vie ? Est-ce que j'accepte d'être culpabilisée quand je laisse mon ordinateur ou ma TV en veille, quand j'utilise ma voiture, quand je n'isole pas ma maison ? Suis-je pour ou contre le port du voile ou de la burqua ? Est-ce que j'accepterais que mes enfants soient forcés de manger "halal" à la cantine ? Est-ce que je veux plus de sécurité ? Etc.

 

Je sais qu'il est très difficile de voir clair dans les programmes politiques mais certaines phrases sont parfois très éclairantes sur le choix d'un projet de société.

 

Les arguments des "contre le vote" qui reviennent le plus souvent sont :  "On prend les mêmes et on recommence. On ne tient de toute façon pas compte de mon vote. Les partis promettent puis après font ce qu'ils veulent, d'autant plus qu'ils sont forcés de faire des alliances."

 

Je dois dire que je serais prête à dire la même chose ! Laurette Onkelinx annonce qu'elle est pour l'Olivier, Elio Di Rupo dément et se prononce pour un gouvernement d'union nationale, ce matin, dans Le Soir, je lis la déclaration de Paul Magnette faite sur la VRT : "Une majorité "olivier" rassemblant socialistes, chrétiens et humanistes ainsi qu'écologistes, serait la meilleure coalition."

 

De quoi vous rendre perplexe. Hier, en choeur, ils disaient tous qu'il n'y avait pas d'accord préélectoral mais nous ne sommes qu'au début de la campagne et cette insistance à rejeter les libéraux sans attendre le vote des électeurs est, disons à tout le moins, très déplaisante. Dois-je rappeler qu'en 2007, on a perdu un an parce que l'orange bleue, soit un gouvernement sans les socialistes, n'était pas acceptable pour le CDH ? Ils sont revenus...

 

Je disais que les politiques n'hésitaient pas à travestir la vérité. Hier, avec insistance, on fait porter la chute du gouvernement non plus sur Alexander De Croo mais sur Olivier Maingain ! En téléphonant de sa voiture, il aurait fait capoter les négociations ! Quel pouvoir ! Et cette phrase déformée : "Il a traité les Flamands de nazis." Je rappelle la citation "Si les Flamands nommaient des bourgmestres qui n'ont pas la confiance des électeurs, ce serait une pratique digne de l'occupation allemande. Nuance tout de même.

 

Discussion aussi sur le vote obligatoire. Je ne sais plus qui a dit que si le vote n'était pas obligatoire, seuls les "riches" voteraient. Je ne suis pas d'accord avec cette affirmation. Les socialistes votent souvent par reconnaissance ou encore parce que le socialisme est dans leurs gènes ou qu'ils apprécient les discours de la FGTB, souvent très simplistes il faut le reconnaître, mais qui marchent depuis des années. "Prenez l'argent aux riches". Lesquels ?  Je ferais une exception pour les jeunes qui sont moins sensibilisés que leurs aînés au devoir de "reconnaissance".

 

J'irai voter. Non parce que je le "dois" mais parce que je le "veux". Je pense que si l'abstention était beaucoup plus forte en Wallonie et à Bruxelles, qu'en Flandre, nous serions dans une situation très grave. Ceux qui veulent la fin de la Belgique profiteraient d'un affaiblissement des partis francophones.

 

Mais, de grâce, faites une campagne "digne" et n'anticipez pas sur le vote des électeurs. Et après les élections, respectez-le.

 

30/04/2010

ONKELINX LANCE LA CAMPAGNE ELECTORALE !

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Alors que le gouvernement doit encore terminer ses travaux, alors qu'il reste à définir les articles de la constitution qui doivent être révisés, Laurette Onkelinx, ce matin, sur la RTBF, rompt déjà le front des francophones et lance SA campagne électorale.

 

Tenez-vous bien ! Oui, Alexander De Croo a fait chuter le gouvernement mais c'est Olivier Maingain qui a empêché un accord. Rien que cela. Et elle va plus loin en affirmant que le prochain gouvernement fédéral doit être l'Olivier et que le MR n'est pas un bon partenaire pour avancer sereinement dans les négociations communautaires. (sic).

 

Voilà des mois, que les politiciens nous font croire que les Francophones sont unis, que les droits des Francophones sont une priorité pour tous et cette déclaration dans La Libre du 28 avril était claire : "Ainsi les présidents des partis francophones étaient-ils sur les ondes, ce mardi aux aurores, pour claironner que la faute de cette crise politique incombait à l'Open VLD et à son "irresponsable" chef de file Alexander De Croo."  "Ce n'est pas nous qui sommes à l'origine de cette crise, nous sommes en colère, nous étions proches d'un accord sur BHV, ce sont les ultimatums du VLD qui nous ont pourri la vie."

 

Tous les démocrates se réjouissaient d'avoir pu empêcher la scission de BHV, majorité contre minorité, en actionnant la sonnette d'alarme. Tout le monde semblait soulagé que la journée d'hier n'ait pas une journée anti-démocratique comme on le craignait. Tout le monde se félicitait de l'attitude courageuse de Patrick Dewaele, qui avait remis de la dignité dans le parlement. Tout le monde ! Mais c'était trop beau !

 

En un quart d'heure, Laurette Onkelinx nous a replongés dans un climat détestable. Minimiser le rôle joué par Alexander De Croo, qui est incontestablement à l'origine de la chute du gouvernement, c'est franchement être de la plus mauvaise foi.

 

Je ne partage pas les vues d'Olivier Maingain sur l'élargissement de Bruxelles ou la nomination des bourgmestres mais tous les partis francophones ont dit la même chose que lui. Tous. Et d'un claquement de doigt, Laurette Onkelinx renie ce quelle a toujours dit, comme les autres.

 

Les Flamands comparent Olivier Maingain à Bart De Wever, logique de leur part mais incompréhensible pour des Francophones car jusqu'ici le FDF fait bien partie du MR qui, que je sache, n'est pas un parti nationaliste. Il est vrai que certains vont même jusqu'à affirmer que le président du MR n'est pas Didier Reynders mais Olivier Maingain. Commode pour se séparer d'un président encombrant mais une affirmation fausse démentie d'ailleurs à plusieurs reprises par Willy Borsu.

 

Olivier Maingain défend Bruxelles et la périphérie comme président du FDF, on peut ne pas être d'accord avec lui mais il a le droit, comme tous les présidents de parti, de défendre ce que veulent ses électeurs. Je n'avais pas apprécié que son mouvement vote l'Etat Wallonie-Bruxelles, vite transformé par Didier Reynders en Fédération Wallonie-Bruxelles, dénomination reprise rapidement par Rudy Demotte qui va d'ailleurs beaucoup plus loin

 

 

Nous allons assister à une campagne électorale très dure. Pour moi, pour éviter ce qui s'est passé en 2007, avec les accusations portées par les socialistes contre Didier Reynders, je dis tout de suite que cette fois c'est bien Laurette Onkelinx qui commence... Elle sera tête de liste PS à Bruxelles, bonne chance ! Les électeurs n'ont pas oublié ses petites promenades à Schaerbeek où elle allait habiter (sic) pendant qu'elle construisait sa maison à Lasne. Elle est sûre que le gouvernement peut élargir la liste des articles de la constitution à réviser alors que les juristes sont partagés mais son juriste de mari a toujours montré qu'il savait mieux que tout le monde lire la constitution. Il faut se rappeler les joutes oratoires entre lui et Francis Delpérée, qui, pour moi, est tout de même un constitutionaliste un peu plus sérieux.

 

Alexander De Croo nous avait annoncé qu'il voulait faire de la politique autrement, c'est-à-dire par le chantage et le mensonge. On a vu les résultats, un gouvernement qui tombe avant la présidence de l'Union européenne, une image déplorable donnée de la Belgique à l'étranger et en bout de course, la scission de BHV reportée aux calendes grecques. Joli résultat.

 

J'étais indignée, je le suis autant de constater qu'il ait fait une émule, Laurette Onkelinx qui réécrit  l'histoire dans un souci électoral. Navrant.

 

Je ne crois pas qu'en affirmant déjà comment le gouvernement sera composé avant même que les élections aient lieu soit une bonne manière d'inciter les citoyens à remplir leurs devoirs civiques. Mais on a déjà vu cela lors de la difficile composition du gouvernement avant qu'on aille repêcher les socialistes.

 

Je veux aussi rendre hommage à Yves Leterme. Il prend sur lui l'échec de la scission de BHV, c'est un grand service qu'il rend à son parti. Mais tout de même, c'est le Roi qui a chargé Jean-Luc Dehaene de s'occuper du communautaire en laissant Yves Leterme en dehors et le travail qu'il a fait au gouvernement ces derniers mois était, de l'avis unanime, excellent. Alexander De Croo voulait sa peau, il a réussi.  

 

Justement, à propos du roi, c'est du bout des lèvres que Laurette Onkelinx, toujours ce matin, accepte à contre coeur qu'on ne touche pas à sa fonction. A méditer.

 

Un petit mot sur le "droit du sol" qu'on reproche aux Flamands. Il existe depuis la nuit des temps. Les nations se sont formées en annexant des territoires par la force, les alliances, les mariages... A-t-on oublié l'origine de la guerre de cent ans entre la France et l'Angleterre, l'Alsace-Lorraine, les Fourons ? Qu'ils défendent leur langue est dans la logique de l'histoire. Ce qui est regrettable c'est qu'ils en arrivent à poser des actes inacceptables comme le wooncode ou les accords avec les promoteurs immobiliers. Ou qu'ils n'acceptent pas le respect des minorités. Ils sont pourtant minoritaires à Bruxelles ! Nous devons pouvoir continuer à vivre dans un état démocratique. C'est un principe absolu.

 

J'ai une question naïve : pourquoi Bruxelles ne peut-elle pas être une région à part entière ? Pourquoi n'est-elle pas pour tous la priorité des priorités ?

 

Pourquoi ?