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27/01/2011

A CHACUN SA VERITE.

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Vincent Van Gogh. Les sillons.
 
 

 

Je n'ai pas l'intention d'analyser la situation politique et encore moins de faire des propositions. J'en suis bien incapable. Par contre, je peux émettre quelques réflexions, très personnelles, sur ce qui se passe aujourd'hui.

 

Première constatation, d'où le titre de mon post, une fois de plus, tout le monde accuse l'autre. Le dire devient une lapalissade car nous l'entendons à chaque échec. "Les Francophones sont unis, ils sont d'accord, le problème vient de la N-VA et du CD&V."

 

Quelques remarques sur cette affirmation : trois partis francophones parlent au nom de tous les Francophones. Cela me semble abusif. D'autant plus abusif, que les négociateurs ne sont pas en phase avec ce que veulent les citoyens. Je l'ai dit et je le répète, les négociateurs sont partis des demandes flamandes, pas de leur programme électoral. Etait-ce vraiment ce qu'il fallait faire ?

 

Autre affirmation : la discrétion est seule gage de réussite. Pour moi, je l'ai déjà dit, c'est un déni de démocratie et contre-productif. Un exemple : la scission des allocations familiales. Une fuite, comme ils disent, et les citoyens apprennent qu'elle est envisagée. Réactions immédiates de la société civile : Ligue des Familles, patronat, syndicats et d'autres. Très vite, le démenti et sans doute, je l'espère, le retrait.

 

Autre effet pervers de cette fameuse discrétion, les journalistes, qui veulent savoir, publient quand même des informations et surtout poussent les politiciens à parler et souvent à en dire plus qu'ils n'auraient voulu. Je pense aux déclarations d'Onkelinx, sur le plan B et les contorsions qu'il a fallu pour réparer ces propos qui, je le crois maintenant, étaient plus vrais que ce que nous pensions. Ce matin, son cher mari, ne cachait pas que la scission de la Belgique pouvait être la solution... Et, bizarrement, Rudy Demotte ressuscite la fédération Wallonie-Bruxelles. Au cas où, dit-il....

 

Un effet aussi du "j'ai la vérité" est qu'il faut toujours trouver un bouc émissaire pour expliquer l'échec. Pour les Francophones, c'est évidemment Bart De Wever, nationaliste, et le CD&V, incapable de prendre ses responsabilités.

 

Evidemment, du côté flamand, la même logique fera accuser les Francophones, avec le même discours : ils ne veulent pas s'engager, ils ont peur. C'est encore ce que l'on entend aujourd'hui par exemple chez Caroline Genest et chez les éditorialistes flamands. "Est-ce que les Francophones veulent encore aller autour de la table avec la N-VA ? Ils disent oui mais pensent non" (Eric Donkier) "Paroles et paroles et paroles, ils sont très forts." (Paul Geudens).

 

Ainsi, l'incompréhension est totale, la méfiance aussi car c'est une caractéristique constante dans l'histoire : être certain de détenir la vérité empêche d'écouter et surtout de chercher à comprendre. Je ne vais pas avoir la cruauté de rappeler tout ce qui s'est fait et se fait encore au nom de la vérité religieuse ou autre.

 

Il est vrai et c'est paradoxal, que de chaque côté, on appelle à faire des compromis et on répète qu'aucun parti ne peut avoir tout ce qu'il désire. Pourtant, cela bloque. Les Francophones ne veulent pas et, ils ont raison, franchir la ligne rouge, par exemple la scission de la sécurité sociale ou le droit du travail. Je pense qu'ils seraient plus forts s'ils nous disaient clairement ce que veulent Flamands et Francophones. Ils auraient sans doute l'appui de leurs électeurs, des organisations patronales ou syndicales. Alors pourquoi s'en tenir à des allusions au lieu de mettre tout sur la table ?

 

Je dirais la même chose du côté flamand. Si les éditorialistes disaient que Bart De Wever est en train de préparer la scission du pays, je suis certaine, que beaucoup de Flamands, y compris les électeurs de la N-VA s'interrogeraient. Ils ne le disent pas et ils ne peuvent pas le dire car Bart De Wever l'a toujours nié. "La Belgique s'évaporera d'elle-même " Point-barre.

 

Que va-t-il se passer ? Nul ne le sait. Les politologues sont très prudents et énumèrent les solutions possibles, sans grande conviction, je les comprends.

 

La balle est une fois de plus renvoyée au Palais. Mais, le souverain ne peut faire que ce que les partis politiques lui conseillent. J'espère que, cette fois, il n'écartera plus les Libéraux même si je suis sceptique. Malgré les affirmations répétées de "nous n'avons pas d'exclusive" tout le monde sait que ce n'est pas vrai. De plus, les "rebelles" ont mis le MR dans une situation difficile.

 

Si j'avais un conseil à donner au Souverain, je lui dirais : "De grâce, Sire, évitez les noms en eur. La malédiction a frappé éclaireur, préformateur, conciliateur et j'en oublie. La langue française est riche, touvez une autre déclinaison."

 

Moi, je pense à "bulldozer" malheureusement je ne crois pas qu'il existe un équivalent assez noble pour cette fonction même si le dictionnaire précise : " Fam. personne décidée." Je vais cogiter. Il y a peut-être quand même là matière à creuser...

 

12/01/2011

DRAPEAU NOIR.

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"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle – Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, - Et que de l'horizon embrassant tout le cercle – Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

 

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, - Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, - Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, - Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. (Baudelaire. Spleen)

 

Qui pouvait, mieux que Baudelaire, décrire mon état d'esprit ? " L'espoir, vaincu, pleure et l'Angoisse, atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir."

 

Ce 11 janvier, le roi a donc décidé de reconduire le conciliateur Johan Vande Lanotte, encadré de Bart De Wever et d'Elio Di Rupo. Victoire des deux ténors. De Wever voulait négocier uniquement avec Di Rupo, il l'obtient. Di Rupo voulait que Johan Vande Lanotte soit reconduit dans sa mission, malgré sa démission, il l'obtient. Les deux hommes souhaitaient revenir au premier plan, c'est fait. Johan Vande Lanotte, lui, l'est-il ?

 

Je sais que le roi a demandé au conciliateur : "de prendre toute initiative utile, en dialogue privilégié avec les présidents des deux grands partis, en vue de sortir le plus vite possible de l'impasse politique actuelle" mais déjà, les journalistes s'interrogent sur le pouvoir qu'aura réellement le conciliateur mis sous tutelle des deux ténors.

 

Il n'y aura pas de discussion socio-économique, pas de page blanche, le trio repartira de la note du conciliateur, qu'il devra affiner, corriger jusqu'à ce que les deux tuteurs donnent leur accord. Alors seulement, un retour à la négociation à sept sera possible.

 

Cette décision est-elle une réponse à ce que les citoyens, fortement mobilisés réclamaient ? Non, évidemment, la formation rapide d'un gouvernement est utopique. Comment croire qu'un accord qui n'a pas pu se concrétiser en 213 jours pourrait, par miracle, aboutir maintenant ?

 

Nous sommes bel et bien dans la même impasse malgré la mobilisation citoyenne, les sonnettes d'alarme des patrons et des économistes. Un tour de passe-passe pour éviter le pire : le gouvernement provisoire est chargé de rétablir la confiance des investisseurs et des agences de notations, de limiter les dégâts. Le hic c'est que leur message était clair : seule la formation d'un gouvernement pouvait rétablir la confiance. On en est loin.

 

Le déni de démocratie est de plus en plus flagrant. Les partis francophones vont continuer à négocier une réforme qui n'était pas dans leur programme électoral. Et, sans doute, faire de plus en plus de concessions, en vain. La discrétion invoquée comme gage de réussite est perçue comme un paravent bien utile pour tenir les citoyens à l'écart.

 

L'ouverture aux libéraux faite par Di Rupo est, comme le soulignaient déjà les spécialistes, un leurre habile, je dirais moi, un mensonge habile. Tactiquement, c'est bien joué. Un hommage appuyé aux CDH et ECOLO, une habileté supplémentaire, récompensée puisque ces deux partis se réjouissent en choeur de la décision royale.

 

Les attaques de Nollet, oubliées. Les sarcasmes des partis flamands sur les nombreux amendements du CDH, oubliés. Tout va très bien...

 

Et pourtant ! En admettant l'improbable, que les négociations à 7 réussissent, qu'un gouvernement soit formé, la Belgique sera-t-elle sauvée ? Les Bruxellois auront-ils ce qu'ils désirent, être une région à part entière et non une ville cogérée par les deux grandes régions ? Probablement pas. Les Wallons seront-ils à même de gérer des compétences supplémentaires avec le bonus/malus suspendu comme une épée de Damoclès sur leur tête ? Probablement pas. Le Fédéral gardera-t-il assez de compétences substantielles pour assurer sa survie indispensable à l'unité du pays ? Probablement pas.

 

Le souverain a beau affirmer "De cette manière, le bien-être de tous les citoyens de notre pays pourra être préservé", je n'y crois pas. Pour moi, cet espoir s'est envolé et, je le crains, définitivement. Ce dont je suis sûre, c'est que la note payée par les Belges sera salée.

 

Quand je regarde les images de Haïti, d'Algérie, de Tunisie, je ne puis m'empêcher de penser que ce qui se passe chez nous est scandaleux. Malgré la crise, les problèmes du chômage, de la pauvreté, malgré tout, nous étions un pays privilégié. Les politiques en ont décidé autrement. Sans nous.

 

28/12/2010

2011 !

 

 MEILLEURS VOEUX !

 

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18:24 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

22/12/2010

GRAND DIRECT : DIDIER REYNDERS.

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Avant l'entretien, Laurent Haulotte annonce le menu : le MR battu aux élections, la situation de la Belgique, le dîner avec Bart De Wever, le bilan de sa présidence, les divisions internes au MR, le rôle que Didier Reynders jouera après la présidence.

 

Je n'ai pas l'intention de reprendre tout l'entretien. J'ai trouvé Laurent Haulotte fort agressif mais je ne le connais pas bien. De plus, j'ai absolument oublié comment il avait conduit l'entretien avec Elio Di Rupo. Par contre, Didier Reynders, était fort à l'aise comme d'habitude, a évité les pièges tendus, avec un sourire narquois, par le journaliste, a rétabli certaines vérités.

 

D'emblée, Didier Reynders fera remarquer que le MR n'est pas seul à avoir perdu les élections et qu'il a reconnu son échec. Question réentendue pour la xième fois : le dîner avec Bart De Wever, qui, d'après Elio Di Rupo, était la cause de la méfiance établie entre lui et Bart De Wever ! Réponse logique : un déjeuner parmi d'autres et le regret de ne pas avoir pu avoir des contacts avec les négociateurs francophones. Une petite pique (bien méritée selon moi) : "Je pense que la critique de monsieur Di Rupo n'est pas très fair play. Je trouvais qu'il était assez logique de voir quelle était la volonté réelle de travailler ensemble et de voir ce que nous voulions encore faire ensemble au fédéral. (...) Si Bart De Wever est totalement infréquentable, je me demande pourquoi les trois formations politiques francophones le fréquentent quasi tous les jours depuis six mois." Et voilà.

 

Ne pas avoir de gouvernement après six mois, en souhaiter un pour mars prochain, dire que les spéculateurs pourraient s'attaquer à la Belgique si la crise se prolonge, que plus on attend plus ce sera dur, sont, me paraît-il des propos de bon sens, dits sans animosité. Faire de son bilan, un bilan positif, que ce soit notamment pour le sauvetage des banques ou son travail à l'Union européenne ces six derniers mois, me semble logique. Comme de se réjouir des résultats du sondage paru pendant l'émission.

 

Je n'aurais pas fait de billet sur cet entretien si je n'avais pas lu les commentaires des invités de "Sans langue de bois". En vrac, sans citer personne : il s'est donné le beau rôle, un homme cool qui n'a pas grand-chose à se reprocher dans la crise actuelle. Rien que cela. Le MR ne participe pas aux négociations mais il serait responsable de leur échec ! Comme impartialité, il y a mieux. Ce n'est pas fini. Selon un des invités, Didier Reynders aurait dit qu'il pouvait mieux faire que les autres en matières financières. Je n'ai pas entendu cela, du moins dit comme cela, mais je ne vais pas passer mon temps à vérifier. Mais, là, où j'ai vraiment sursauté c'est d'entendre que le salut des citoyens ne pouvait se trouver que dans le PS. Alors là, c'est ce que j'appelle le conditionnement des citoyens si fréquent dans la bouche des socialistes. Cela me rappelle le fameux bain de sang annoncé par la FGTB si jamais le MR était au pouvoir... Qu'on se le dise une fois pour toutes : en-dehors du PS, pas de salut. Et le bleu, même en cravate, cela ne va pas !

 

Vais-je me permettre de m'amuser un peu en rappelant les propos d'Elio Di Rupo, à Sud-Press, sur "le militantisme autonomiste de politiques et jounalistes au nord du pays alors que dans le sud du pays, les journalistes ont une attitude professionnelle qui leur permet de distinguer le vrai du faux." Négations de l'intéressé sur Twitter. Je ne me souviens plus : qui disait être toujours mal compris ? C'était, paraît-il, une attitude de victimisation opportuniste...

 

Trêve de plaisanterie. Nous avons battu le record des jours sans gouvernement. Un sondage paru ce matin nous apprend que près de sept Belges sur dix s'inquiètent au sujet de leur santé et de leur épargne et que près de la moitié affirment qu'ils reporteront leurs achats, en 2011, au moment des soldes.

 

Et pour couronner le tout, il neige encore et toujours. Et d'après un représentant du GIEC en France, c'est dû au réchauffement climatique...

 

Dans quelques jours, nous fêterons Noël, puis l'entrée en 2011. Alors, souhaitons-nous une meilleure année que celle qui va se terminer.

 

13/12/2010

SIX MOIS SANS GOUVERNEMENT.

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Comment qualifier cette longue période : utile ? inutile ? courageuse ? scandaleuse ?

 

Sans points d'interrogation, je peux dire : une période de dissimulations, de mensonges, d'allers et retours, de mépris du citoyen, des électeurs, de méfiance, de haine...

 

Des négociations uniquement constitutionnelles, sans même parler de BHV pourtant à l'origine de la chute du gouvernement, sans aucune prise en compte de la situation économique et des risques de voir la Belgique sombrer comme la Grèce,  du triste spectacle donné à l'étranger, d'une volonté des politiques d'accroître leur pouvoir, sur leur région.

 

Un hold up sur la Belgique, une Belgique trahie, humiliée.

 

Des négociations où le fric semble être la dominante principale. Au nord, bien sûr, mais au sud aussi. Plus de compétences, plus de moyens. Et cette affirmation ahurissante des négociateurs : il faut une réforme équilibrée qui n'appauvrira aucune région ! L'impossible.

 

Comment en est-on arrivé là ? Revenons en arrière. Le marrant d'abord de la campagne électorale : le PS : 150 de sécurité sociale ! Grande victoire socialiste ! Le CDH : l'union fait la force ! Je dis "marrant" car bien vite oublié.

 

La première surprise vient des déclarations d'Elio Di Rupo. La victoire écrasante de la NVA l'oblige, dit-il, à débuter les négociations à partir de leurs demandes. Un entretien avec Bart De Wever scelle leur accord. Elio Di Rupo sera Premier ministre, Bart De Wever accepte de ne pas parler de la loi de financement et du rejet des libéraux.

 

Dans sa conférence de presse, avec son lyrisme habituel, Di Rupo affirme : "Vu les résultats des élections en Flandre, nous savons que le centre de gravité de la Belgique se déplacera de l'Etat fédéral vers les entitées fédérées." Que les socialistes, régionalistes depuis 1960, acceptent volontiers ce programme n'a rien d'étonnant. Le désir d'une wallonie toute rouge, dominée uniquement par eux, ce n'est pas neuf. Exclure les libéraux et faire alliance avec le CDH et Ecolo, non plus. Et la justification est vite trouvée : puisqu'il s'agit de transférer des compétences aux régions, il est logique de négocier avec ceux qui gouvernent les régions ! Question naïve : la réforme sera définitive, l'Olivier aussi ? Plus récent, la Fédération Wallonie-Bruxelles, déjà proclamée par le FDF.

 

Je ne vais pas revenir dans ce court billet sur tous les événements qui ont jalonné ces six mois. Fin de la mission d'informateur de Di Rupo après la volonté de la NVA de mettre quand même sur la table la réforme de la loi de financement. Rejet rapide de la note de Bart De Wever, appel à des spécialistes, bal d'échanges de notes etc.

 

Je ne puis quand même pas passer sous silence le scandale du plan B. Une aubaine que de rendre Bart De Wever responsable de la scission de la Belgique, ballon d'essai enterré par les économistes qui vont démontrer l'impossibilité de ce scénario. Retour en arrière, protestations, discours embarrassés et une phrase martelée : nous ne voulons pas la fin de la Belgique. Vraiment ! Et pour appuyer cette déclaration : c'est la première fois que nous devons négocier avec un parti nationaliste. La fin de la Belgique est inscrite dans les statuts de la NVA. Oui, mais Bart De Wever a dit cent fois que pour lui, elle arriverait mais qu'il ne la verrait pas ! L'excuse est un peu facile même si je peux admettre que certains se disent que Bart De Wever pose les jalons d'une future scission. Si les socialistes ne sont pas nationalistes, ils sont régionalistes. Fédéralisme, confédéralisme, même les mots ont perdu leur sens.

 

Je ne dirai certainement pas que Bart De Wever a rendu les négociations faciles. Non, mais tout de même, PS, CDH et ECOLO savaient clairement ce que la NVA souhaitait. Alors la sempiternelle question : "mais que veut-il vraiment?" est bien bizarre. Les négociateurs savaient, savent ce qu'il veut. Ils sont entrés dans son jeu et ne savent plus comment en sortir.

 

Il y a autre chose que je n'ai pas compris. Les socialistes affirment que ce que veulent les libéraux, se préoccuper du Fédéral avant de voir quelles compétences transférer aux régions, est nuisible pour la Belgique. A propos du MR, j'aurais voulu que Didier Reynders ne se contente pas de dire qu'étant en dehors des négociations, il n'était au courant de rien En se basant uniquement sur ce qui était dans les journaux, il pouvait expliquer à ses électeurs ce qui était réellement en train de se passer. Pourquoi ce silence ? Dans l'espoir d'être associé, comme le veut Bart De Wever, bien conscient des difficultés qu'il rencontrera quand on abordera, enfin ! , le socioéconomique ? Je ne sais pas.

 

Pourquoi n'avoir jamais envisagé un autre scénario ? Quatre régions autonomes, Bruxelles aux Bruxellois comme le veut la population, répondre aux souhaits des Germanophones. Difficile, certes, mais la seule piste envisagée ne semble-t-elle pas sans issue ? 

 

Après six mois, le pessimisme n'a jamais été aussi fort. Oubliées les affirmations maintes fois entendues, "nous sommes proches d'un accord". Nous en sommes là : la question la plus posée est : "qui osera tirer la prise ?"

 

Je pense à ce que disait Aristophane : "Il faut être rameur avant de tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire".