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11/03/2015

JUSTE AVANT LE BONHEUR.

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Née en 1972, Agnès Ledig est aujourd’hui sage-femme. Elle a commencé à écrire après le décès de l’un de ses trois enfants, atteint d’une leucémie, pour renouer avec les bonheurs simples de la vie. Elle a publié « Marie d’en haut » qui a reçu le prix Femme actuelle. Son deuxième roman « Juste avant le bonheur » a remporté le prix Maison de la Presse. « Pars avec lui » a été édité en 2014 chez Albin Michel.

JUSTE AVANT LE BONHEUR.

Julie, vingt-ans, est caissière dans un supermarché. Elle est la mère de Ludovic, trois ans, qu’elle élève seule. Elle vient d’être convoquée chez le directeur Chasson pour une erreur de caisse de cinquante euros. Elle sait qui lui a pris cette somme, une collègue qu’elle ne dénonce pas. « Il est mal vu de dénoncer les collègues. Très mal vu. Ca vous colle une réputation sur le dos aussi solidement qu’un pou sur une tête blonde. »

Paul Moissac, ingénieur en aéronautique, cinquante ans, fait ses courses pour la première fois dans un supermarché car sa femme l’a quitté il y a un mois. Il va à la caisse de Julie, son sachet de pommes à la main et voit qu’elle essuie une larme sur sa joue. Il est ému.

Il lui dit bonjour ce qui étonne Julie car ce n’est pas l’habitude. Paul n’a pas pesé les pommes. Il retourne dans le magasin et se trompe en appuyant sur le « raisin » ce qui fait sourire Julie. « Ca fait une éternité qu’un homme n’a pas été gentil avec elle. »

Une semaine plus tard, il revient et invite Julie à dîner puis lui propose de l’emmener en vacances dans sa maison, en Bretagne. Julie hésite puis accepte car elle voudrait tellement montrer la mer à son fils.

Le voyage est décidé. Jérôme, le fils de Paul, partira avec eux. Il vient de perdre sa femme qui s’est suicidée. Médecin, il s’en veut car il n’a pas pu la sauver. Sa remplaçante Caroline est paniquée car c’est son premier remplacement et elle a peur de ne pas être à la hauteur. « Ne vous inquiétez pas. Ce ne sont que quelques rhumes, otites et verrues plantaires. Les cas les plus compliqués, nous pourrons en parler au téléphone. » Caroline téléphonera souvent.

Jérôme est surpris d’apprendre que Julie et son fils font partie du voyage. « … une fille de vingt ans à l’allure infréquentable et son rejeton de trois ans… »

Le séjour en Bretagne se passera très bien. Julie apprivoise Jérôme,  Paul est enchanté d’avoir agi spontanément en invitant Julie, celle-ci ne se lasse pas de voir la mer et le bonheur de Lulu.

L’auteur nous emmène dans un séjour idyllique. Des anecdotes, de nombreux dialogues. Jérôme fait découvrir les étoiles à Julie, Paul pleure en épluchant les oignons mais pas seulement, Julie est comme une bonne fée qui leur apprend le bonheur.

Les vacances s’achèvent et c’est le retour. Paul conduit la nuit. « Il aime rouler la nuit, quand tout est calme dans la voiture et à l’extérieur » Soudain, une voiture surgit à toute vitesse, face à lui et vient s’encastrer sur le flanc arrière de son 4x4. Le choc est d’une grande violence.

Ils sont hospitalisés. Jérôme est touché aux jambes mais c’est Ludovic qui a tout pris. Il a été opéré en urgence et est plongé dans un profond coma. Les médecins ont réussi à enrayer l’hémorragie cérébrale mais des zones de son cerveau ont été touchées.

Julie va devoir reprendre le travail. Elle passe le plus de temps possible au chevet de son bébé. Il est pris en charge par un kiné, Romain, qui va rapidement sympathiser avec Julie.

Une nuit, Ludovic ouvre les yeux et laisse échapper un « Laissez –moi » à peine audible avant de refermer les yeux.

Son état empire et il meurt.

Je n’irai pas plus loin. La seconde partie du livre est consacrée à « l’après ».

J’avoue que je n’ai pas aimé cette partie du livre. L’auteur a manifestement voulu un happy end. Un peu forcé ?

« Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles et le feu repart.

Je terminerai en citant la critique du Figaro Magazine qui figure sur la quatrième de couverture :

« Un hymne à l’espoir qui sonne juste, comme une expérience vécue… Un livre poignant, où le malheur n’a pas le dernier mot. »

 

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