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16/12/2014

LAURENT GOUNELLE.

laurent gounelle, le philosophe qui n'était pas sage

 

Laurent Gounelle, né le 10 août 1966, est écrivain et consultant en relations humaines.
(Billets du 17 septembre 2012 – 18 avril 2013)

LE PHILOSOPHE QUI N’ÉTAIT PAS SAGE.

Sandro, enseignant de philosophie à l’université, démissionne après avoir sollicité un congé sans solde que le président lui a refusé. Il ne s’est pas remis du décès de sa femme Tiffany, journaliste décédée lors d’un reportage en Amazonie. Il veut punir ses assassins en les faisant souffrir comme il a souffert.

Pour accomplir son projet, il recrute des mercenaires, ceux qui ont ramené le corps de sa femme et lui ont fait croire qu’elle avait été victime d’un rituel, un sacrifice humain.

Il débarque en Amazonie où vivent des Indiens en harmonie parfaite avec la nature. Ils sont heureux, Sandro décide de les rendre malheureux « chaque heure, chaque minute, chaque seconde de leur vie, jusqu’à la fin de leur vie. »

Krakus va exécuter les consignes de Sandro. Il coupe les Indiens de leur vie quotidienne en les abreuvant d’informations pour les empêcher de réfléchir, leur fait construire des huttes qui les coupent les uns des autres, les gave de sucreries et d’objets inutiles.

Krakus prend plaisir à transformer ces Indiens qui perdent leur joie de vivre, deviennent envieux et individualistes.

Elianta, jeune chamane du village, va sauver son peuple.

Sandro apprendra la vérité, ce ne sont pas les Indiens qui ont tué sa femme mais Krakus.

L’histoire est simple mais invraisemblable. Le lecteur comprend tout de suite que c’est impossible que les pacifiques Indiens aient tué sa femme. Le village aussi semble irréel mais, bien sûr, l’auteur est libre de sa fiction.

Cependant, il est difficile d’imaginer que Sandro, prof de philo, se serve de sa connaissance de l’être humain pour transformer les Indiens avec un cynisme peu acceptable.

L’objectif de Laurent Gounelle est d’opposer deux conceptions de vie différentes. La vie occidentale et celle « pure » des Indiens.

La poésie est présente, le personnage d’Elianta attachant, le livre est bien écrit mais j’ai été déçue. J’avais aimé « L’homme qui voulait être heureux » et « Les dieux voyagent toujours incognito » même si je n’apprécie pas la littérature du développement personnel.

Dois-je rappeler que les livres de Laurent Gounelle sont des best-sellers dans de nombreux pays ?  

 

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