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19/02/2014

JONAS JONASSON.

jonas jonasson, le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, suède

 

Jonas Jonasson est en Suède en 1961. Son premier roman « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » a été vendu à plus de 700.000 exemplaires en Suède, puis est devenu un best-seller international acheté par 35 pays.

LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FETER SON ANNIVERSAIRE.

Nous sommes en 2005. Le héros du livre Allan Karlsson a été placé dans un home après avoir involontairement incendié sa maison. Il ne s’y plaît pas car il y a trop d’interdictions : heures du lever, des repas, interdiction de boire ou de fumer. Il déteste la sœur Cécile chargée de faire appliquer le règlement.

Le lundi 2 mai 2005, il doit fêter ses cent ans. Une grande fête est organisée à laquelle doit participer l’adjoint au maire et la presse. Il décide de s’enfuir par la fenêtre. Il n’a pas pensé à mettre des chaussures et se traîne sur ses charentaises.

 Il rejoint une gare décidé à s’enfuir n’importe où. Dans la salle d’attente, se trouve un jeune homme : « Un jeune dégingandé aux cheveux longs et gras, à la barbe clairsemées  et portant une veste en jeans avec l’inscription Never Aigain. » Il demande à Allan de garder sa valise pendant qu’il se rend aux toilettes.

Le car 202 conseillé par le guichetier arrive et Allan y monte, en emportant la valise. Peut-être y trouvera-t-il une paire de chaussures. Il descend à la gare de Byringe, ne voulant pas mettre plus que quarante-huit couronnes pour le trajet.

La gare est désaffectée et occupée par Julius Jonsson qui l’accueille chez lui, content de trouver quelqu’un pour tromper sa solitude.

Le jeune à qui il a volé sa valise qui se trouve être pleine d’argent le retrouve chez Julius. Allan n’hésite pas « En quatre pas, avec une rapidité étonnante pour son âge, il surgit dans le dos de sa victime, armé de sa planche. Le jeune homme devait avoir senti une présence, car, au moment où Allan allait le frapper, il lâcha Julius et se retourna brusquement. Il reçut la planche en plein front, se pétrifia l’espace d’une seconde, le regard fixe, puis tomba en arrière, son crâne allant heurter le coin de la table de cuisine. » Allan et Julius le traînent dans une chambre frigorifique où il va mourir.

C’est le début du livre. L’auteur va nous raconter la vie incroyable d’Allan. Il va vivre tous les événements de 1905 à 2005. Une plongée dans l’histoire dans laquelle Allan vit des événements extraordinaires. Le lecteur le retrouvera combattant en Espagne puis devenant l’ami de Franco, le retrouvera en Amérique en compagnie de Truman, en Russie, auprès de Staline et de bien d’autres.

L’histoire est rocambolesque. L’auteur ne se préoccupe pas de la vérité historique mais fait de son personnage un artificier censé connaître le secret de la fabrication de la bombe atomique.

Parallèlement, se déroulent les recherches de l’inspecteur Gôran Arosson, qui enquête sur la disparition mystérieuse du centenaire puis comprend qu’il est mêlé à des affaires criminelles.

Allan est poursuivi aussi une bande de malfrats à laquelle  appartenait l’homme à la valise.

Le livre se termine en Suède où Allan a acheté un joli chalet rouge à quelques kilomètres de l’endroit où il était né. Il vit paisiblement avec son chat et ses poules. Il touche même une pension.

Jusqu’au jour où… Voulant empêcher le renard de s’en prendre à ses poules, il pose de la dynamite à proximité du poulailler. Il a oublié qu’il avait entreposé toute sa réserve d’explosifs dans une remise attenante au poulailler. Tout saute !

« C’est ainsi qu’Allan atterrit à la maison de retraite où la chambre numéro un venait tout juste de se libérer »

L’intérêt du livre n’est pas dans les événements historiques car l’auteur les décrit à travers son personnage qui les vit de manière absolument invraisemblable.

Certains portraits sont savoureux comme celui de Staline qui « parlait toujours de lui-même à la troisième personne quand il était énervé. » Amusant aussi de le voir danser : « Pour appuyer ses dires, il se leva et se mit à gesticuler sur le plancher, lançant ses bras et ses jambes dans tous les sens sur une chanson qui sonnait presque comme une chanson… indienne. »

Allan est un optimiste, prêt à à aider pour peu qu’on le lui demande gentiment, qui trouve souvent que les gens ne posent pas les bonnes questions, toujours poli mais d’un culot inimaginable. Un petit péché mignon, il préfère la boisson à la nourriture.

Philosophe, il a fait sienne la devise de sa mère qui apprenant la mort de son mari dira : « Les choses sont ce qu’elles sont et elles seront toujours ce qu’elles seront. »

A mon avis, le livre vaut surtout par l’humour de l’auteur. Le rire est garanti !   

 

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