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19/11/2013

ELIO DU RUPO.

élio di rupo, titres-services

Notre Premier Ministre est donc en campagne électorale. Son agenda est très chargé. Plusieurs visites dans le Hainaut, bien sûr mais ailleurs aussi. Même au football !

Depuis des mois, le gouvernement travaille « dans la discrétion », condition essentielle pour réussir, dixit Elio. Ainsi, la presse relaie les mesures prises au compte- gouttes. Réforme du chômage, augmentation des accises sur l’alcool et le tabac. Je suppose qu’il y en a d’autres mais dégoûtée de la politique, je n’ai plus suivi que de très loin.

Pourtant les apparitions à la TV du Premier Ministre sont très fréquentes. On ne voit plus que lui. Bien calculé. Il ne parle pas aux journalistes après les conseils des ministres, un petit signe de la main bien sympa qui donne l’impression que c’est toujours une rediffusion !

Même Laurette Onkelinx si bavarde d’habitude se tait. J’ai entendu qu’elle envisageait une réforme des hôpitaux, contestée, mais je n’en sais pas plus.

Par contre, par courrier de l’agence intérimaire d’où provient ma femme de ménage, j’apprends la réforme des titres-services. On en avait parlé c’est vrai et il y avait eu de l’opposition. Quand a-t-elle été votée ? Je n’en sais rien.

Résumons. A partir du 1e janvier, le titre-service passe de 8,50 euros à 9 euros pour les 400 premiers, 10 euros pour les suivants. Limitation à 500 titres par bénéficiaire. 153 titres par an bénéficient d’un avantage fiscal.

J’ai entendu certains dire que seuls les riches pouvaient se payer une femme de ménage. Hélas, non, c’est oublié les vieilles personnes qui sont incapables d’assurer les tâches ménagères.

Déjà, à la première augmentation, les femmes d’ouvrage se plaignaient. Au lieu de quatre heures, leurs patrons les employaient trois heures et de plus, au lieu de proposer un travail toutes les semaines, plus que tous les quinze jours.

J’ajoute qu’avant, il était parfois difficile de trouver quelqu’un. Maintenant, avec l’arrivée des anciennes chômeuses ou des bénéficiaires du CPAS, il y a pléthore de demandeuses de travail. Mon agence me disait avoir 300 personnes qui souhaitaient travailler mais malgré leurs efforts, il leur était impossible de les satisfaire.

Comme vous le constatez, cette réforme a des conséquences dramatiques pour celles ou ceux qui n’ont pas la possibilité d’exercer une autre profession.

Que notre gouvernement se rassure, elles ne descendront pas dans la rue.

 

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