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24/07/2013

L'INVIOLABILITE DU ROI.

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« Le roi est inviolable, c’est un peu fort, non ? »

C’est la déclaration de la journaliste Martine Dubuisson dans l’émission de CDansL’air, de France5 consacrée aux monarchies.

Je rappelle que Martine Dubuisson est chroniqueuse royale au Mad.LeSoir. Elle s’est fait connaître en affirmant un an avant l’abdication du roi qu’elle aurait lieu le 21 juillet 2013. Cette déclaration a engendré des commentaires : démentis du gouvernement, réaffirmation de l’intéressée, sans citer ses sources mais mettant en avant ses contacts privilégiés avec le palais.

J’ai, dans un billet sur les médias (5 juillet 2013), dit que je considérais ces déclarations comme une trahison. Non seulement parce que le gouvernement, vu l’ampleur des rumeurs, a bien dû reconnaître qu’il en était question mais ne la souhaitait pas. Trahison du Souverain qui tenait à l’annoncer par un discours à la Nation. Le Palais, a-t-elle précisé dans une interview, n’avait pas apprécié. Je comprends.

On lui doit aussi la sortie du silence de la baronne de Selys dans une interview très commentée,  dont Martine Dubuisson était très fière ! Interview provoquée ? C’est ce qui paraît le plus logique. Mais, rien ne le prouve, donc passons.

Je reviens à la déclaration que j’ai citée en tête de ce billet. Le roi des Belges est inviolable comme les autres monarques, les présidents de république dans l’exercice de leur fonction, les parlementaires, le pape.

L’inviolabilité est d’ailleurs liée au principe fondamental de la monarchie belge qu’aucun acte du roi n’est suivi d’effet sans le contreseing d’un ministre, celui-ci étant responsable devant le parlement.

Je n’arrive pas à comprendre l’indignation de Martine Dubuisson. Imagine-t-on que n’importe quel citoyen puisse inventer n’importe quoi pour nuire à la monarchie donc au pays ? On se souvient de l’indignation provoquée par les propos d’un jeune qui prétendait avoir eu une relation sexuelle avec Elio Di Rupo. Celui-ci avait, à juste titre, été très affecté.

Tout est donc possible et les constituants qui ont défini la fonction royale dans la constitution ont fait preuve de sagesse.

Je ne connais pas Martine Dubuisson. Ses propos sont parfois bien proches de ceux des républicains. Je pense par exemple à tout ce qu’a déclaré Josy Dubié pour tenter d’expliquer qu’une république était préférable à une royauté. Je me demande comment elle peut être chroniqueuse royale si elle n’apprécie pas la monarchie et surtout si elle n'admet pas le principe de discrétion comme étant indispensable. Elio Di Rupo l’a bien compris qui a cadenassé les déclarations de ses ministres pour protéger le travail du gouvernement. Frustrant pour nous, mais efficace, il suffit de regarder ce qui se passe en France.

Le dictionnaire m’a appris que le synonyme d’inviolabilité était « l’impunité ».Et, ce que je trouve amusant, c’est qu’un journaliste jouisse justement de cette impunité au nom de la liberté d’expression. Certes il peut être sanctionné par le Conseil de déontologie journalistique mais c’est, je crois, rare et il peut se défendre, à l’inverse du roi qui ne peut s’exprimer sans l’aval d’un ministre.

J’accorde sans doute trop d’importance à la déclaration faite sur une chaîne française de Martine Dubuisson. L’émission est très suivie et est toujours d’excellente qualité. Alors pourquoi cette petite phrase lourde de sous-entendus ? Pourquoi ?  

22/07/2013

LENDEMAIN.

abdication, prestation de serment, discours des rois, fête, ferveur de la foule, réactions des médias

Je ne vais pas bouder mon plaisir : le 21 juillet a été, pour moi comme pour de très nombreux citoyens, une journée exceptionnelle.

Le roi Albert II a abdiqué d’une manière solennelle. Dans son discours, il a réitéré ses remerciements à tous, la reine, bien sûr mais aussi au gouvernement, à tous ceux qui ont compté pendant son règne. Le kiss à la reine a fait un buzz mais c’était une manière bien à lui de montrer que, puisqu’il s’en va, il n’est plus tenu à un langage, disons, politiquement correct. Tout le monde a apprécié la manière dont il a parlé à son fils, en le tutoyant et en marquant de manière bien visible son approbation. N’oublions pas l’accolade du père et du fils. Emouvant.

Je le remercie, une fois de plus, pour tout ce qu’il nous a apporté et lui souhaite de jouir pleinement de sa nouvelle vie, même - on ne se refait pas – s’il gardera un œil sur un pays qu’il aime tant.

La prestation de serment du roi Philippe a été faite d’une voix claire, posée et son discours a été un cinglant démenti  à ceux qui, depuis des mois, le présentent comme ne sachant pas parler…

On ne change pas par un coup de baguette magique. Il s’est montré comme il est, pas comme les journalistes l’ont toujours présenté. Une citoyenne, dans la foule, le faisait remarquer : « Pourquoi nous ont-ils dit tant de choses fausses sur lui ? Pourquoi toutes ces rumeurs ? »

Pour moi, je ne doute pas qu’il saura assumer sa fonction aussi bien que son père. J’espère que les médias ne s’amuseront plus à essayer de l’attirer dans des pièges. L’avantage d’être roi est qu’il jouira du colloque singulier et pourra enfin être lui-même. Volontaire, il l’est. C’est, n’en déplaise à certains, une grande qualité.

La presse francophone n’a pu que souligner que la journée avait été une réussite. J’ajouterai que la ferveur de la foule absolument extraordinaire lui donne la légitimité que certains lui contestent. Il est, rappelons-le, le roi des Belges parce que successeur de Léopold I, choisi par les Belges.

Bien entendu, certains journalistes ne peuvent pas s’empêcher d’entamer déjà un refrain « On verra »

La presse flamande attend les élections de 2014 ! C’est annoncé déjà qu’ils les craignent. Ils feraient mieux de les préparer en soulignant, comme l’a fait le roi Philippe, tous les atouts dont nous jouissons.

Un mot de la presse étrangère et cet aveu : « La presse étrangère relaie la presse belge  et les médias sont souvent tellement pessimistes que nous nous attendons toujours au pire. » C’est bien là le problème.

Je ne m’étendrai pas davantage aujourd’hui. J’aurai sûrement encore l’occasion, parfois hélas ! de reparler politique.

J'allais oublier de remercier RTL pour ses excellents reportages. Toute l'équipe s'est vraiment démenée pour nous faire plaisir. J'ai particulièrement apprécié Francis Balace, pour son érudition, sa simplicité, sa gentillesse.

J'avais déjà aimé l'édition spéciale de "Place royale", une émission que je n'ai pas l'habitude de regarder. Les proches de Philippe, ceux qui l'ont connu, avaient tous un regard bienveillant.

Je n'ai pas regardé la RTBF. Je ne doute pas qu'il y ait eu aussi d'excellents reportages. J'ai appris sur Twitter que Van Uytendaele était invité. Ouf ! j'ai échappé à cela !

 

21/07/2013

21 JUILLET 2013.

BONNE FETE NATIONALE.

MERCI A ALBERT II ET A PAOLA.

BIENVENUE A PHILIPPE ET MATHILDE.

21 juillet 2013

CONCERT ROYAL

21 juillet 2013

ACCUEIL A LIEGE.

21 juillet 2013

DISCOURS DU ROI.

21 juillet 2013


08:21 Publié dans Belgique | Tags : 21 juillet 2013 | Lien permanent | Commentaires (2)

17/07/2013

GERMAINE DE STAEL.

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Madame de Staël, née et décédée à Paris, (22 avril 1766 – 14 juillet 1817), est une romancière et essayiste française d’origine genevoise. Fille de Jacques Necker et Simone Curchod, elle a été élevée dans un milieu intellectuel, fréquentant le salon littéraire de sa mère.

Après son mariage avec le baron de Staël, ambassadeur de Suède, elle a ouvert son propre salon qui deviendra de plus en plus un salon politique.

Elle s’intéresse à la Révolution française mais après la chute de la monarchie, elle doit se réfugier en Suisse. Revenue à Paris, en 1975, elle s’est convertie à la République. Elle vivra très mal le despotisme de Napoléon. Bannie, elle se réfugie à Coppet, dans le château de Necker, en Suisse, où elle reçoit toute l’Europe cultivée. Elle voyage en Allemagne, en Italie, en Russie. C’est à cette époque qu’elle écrit ses romans  « Delphine » et « Corinne ».

Elle revient à Paris dès le retour des Bourbons où elle compose les « Considérations sur les principaux événements de la Révolution française. » Un livre qui fait encore autorité.

Dans mon souvenir,  Madame de Staël était une intellectuelle brillante et célèbre, recevant dans son salon, l’élite de l’époque.

Les deux premières lignes du chapitre que lui consacre Mona Ozouf ont été une surprise : « Deux fantômes hantent les pensées de madame de Staël : le silence, la solitude ; tous deux grimaçants et étendant leur ombre sur la chance d’être heureux. » Elle la décrit comme hantée par l’idée terrifiante de la mort et même de la vieillesse, où il faut « descendre sans appui. »

Aussi, pour elle, l’amour est, pour les femmes, l’indispensable car elles ont besoin de protection. Mais le versant noir, est la crainte de le perdre. Ainsi, dira-t-elle, les hommes, à tout âge peuvent commencer une nouvelle carrière ; les femmes, perdent leur pouvoir de séduction avec l’âge : « A la moitié de leur vie, il ne leur reste plus que des jours insipides, pâlissant d’année en année. »

Madame de Staël a entretenu une liaison avec Benjamin Constant, un amour passionnel qui la poussera pourtant a refusé le mariage qu’il lui proposait.

Quel constat pessimiste pour les femmes que la recherche de la gloire ! « Les femmes qui veulent songer à la gloire trouve devant elles la société masculine tout entière armée contre des rivales. »

Elle parlera des difficultés rencontrées par une femme auteur : les hommes sont intolérants devant une femme supérieure, rassurés quand ils trouvent chez leurs compagnes, un esprit médiocre ; les jolies femmes ne sont pas fâchées de faire la démonstration qu’elles peuvent vaincre la supériorité de l’intelligence, les mères de famille affirment que ce sont elles qui remplissent la véritable destination de leur sexe.

Même si les femmes n’ont pas toutes la même destinée, madame de Staël en est persuadée : « Il y a bien une nature féminine qui comporte des qualités spécifiques : la mobilité, la délicatesse, l’attention aux détails, le discernement que donnent la sympathie et la pitié ; et des insuffisances spécifiques : la timidité devant la calomnie, la difficulté d’exister sans appui, l’insurmontable faiblesse. » C’est ce que Mona Ozouf a découvert en étudiant la correspondance et les romans de son héroïne. Dans son roman, « Delphine », madame de Staël fait dire à un de ses personnages : « La nature a voulu que les dons des femmes fussent destinés au bonheur des autres et de peu d’usage pour elles-mêmes. »

Ses voyages conforteront madame de Staël dans ses opinions. En Angleterre, le pays interdit absolument aux femmes la gloire et même le délice de briller en société. Elle reconnaît que les hommes rendent aux femmes en respect et en fidélité ce que leur situation sociale a de subalterne. L’Angleterre est le pays des bons ménages mais aussi de l’ennui !

Les Italiens sont spirituels, gais, prêts à tomber amoureux et célèbrent le génie d’un être exceptionnel quel que soit son sexe. Le secret du bonheur italien est d’être imperméable à la vanité et à l’opinion. Les femmes peuvent avec une tranquille assurance confesser leur ignorance ou montrer leur instruction. Elles peuvent être professeurs, médecins ou avocats.

Les Allemandes trouvent chez les hommes plus de sentimentalité et de sérieux qu’en Italie, elles sont moins reléguées qu’en Angleterre, mais, défaut suprême aux yeux de madame de Staël, les hommes ont peu de séduction ! Dans une lettre à Necker, madame de Staël avoue ne rien connaître  « d’aussi lourd, de plus enfumé au moral et au physique que tous les hommes allemands. »

Madame de Staël aime la frivolité française, le brillant, la galanterie, mais elle en connaît le prix : « L’oubli et l’indifférence sont des défauts français. ( …) Là où s’affirme la liberté, la sécurité dépérit. »

J’ai trouvé assez curieux ce portrait que fait madame de Staël des femmes, en se basant sur le pays où elles habitent. Nous dirions maintenant : « Quels clichés ! » Mais, n’avons-nous pas les nôtres ?

Je préfère un autre aspect de la personnalité de madame de Staël : sa foi au changement des mœurs et des habitudes par la diffusion des Lumières. Elle se dit certaine que les femmes n’en seront pas exclues.

Si ses propos sur les femmes m’ont étonnée, elle, si brillante, je suis heureuse d’apprendre que malgré tout, elle avait foi en l’éducation, croyait à une évolution qui ferait que le mariage n’apparaîtrait plus comme le seul destin féminin.

Elle ne s’est pas trompée. Dommage pour elle, qu’elle ait vécu au dix-huitième siècle. Dommage qu’elle ait accordé autant d’importance à l’amour au point d’être malheureuse parce qu’une lettre n’arrive pas…

Mona Ozouf s’est surtout attaché à la conception de ce que nous appelons le féminisme dans le portrait qu’elle fait de Germaine. C’est le sujet de son livre.

Mais, si elle n’a pas été reconnue de son vivant comme elle le méritait, elle est entrée dans l’histoire comme celle qui a fait connaître le romantisme allemand en France. Son influence sur la conception de la littérature est indéniable.

C’est bien la femme de lettres qui reçoit les honneurs de la nation en 1850, lorsque son éloge est fait à l’Académie française. Cette consécration, qu’elle est la seconde femme à recevoir après madame de Sévigné, montre bien que, malgré les hésitations et les réticences, madame de Staël est reconnue comme une des grandes figures littéraires de son siècle.

10/07/2013

BELGACOM. (2).

réforme de l'état, belgacom, histoire d'un dépannage

Il y a des jours comme cela. Aujourd’hui, les journaux titrent tous sur le bouclage de la plus importante réforme de l’état. « Les huit formations politiques qui représentent deux tiers du parlement ont osé prendre leurs responsabilités. C’est une prise de responsabilité qui force le respect et l’admiration » a déclaré Elio Di Rupo au cours de sa conférence de presse. Je vais donc joindre mes félicitations en espérant que les régions, à long terme, ne la paieront pas chèrement.

Je vois votre perplexité : pourquoi ce titre ? C’est que bien concernée par les problèmes de l’état, je le suis aussi, par mes petits soucis. Je m’explique.

Hier, je constate que mon téléphone ne fonctionne plus. Je signale le dérangement. L’opérateur me dit qu’il a testé ma ligne et qu’elle est en parfait état. « C’est votre téléphone qui est défectueux. Rapporte-le dans une boutique. Si je vous envoie quelqu’un, il le constatera et vous devrez payer pour un dérangement inutile. »

Je raccroche. Je branche un autre téléphone sur la prise principale, rien ne fonctionne. Je vais sur internet et je découvre un service « tester votre ligne ». Je m’exécute, message suivant, « Opération impossible à effectuer. »

Je découvre un formulaire mail où j’explique ce qui se passe. Dix minutes plus tard, coup de fil, je vous envoie un technicien pour mercredi entre dix et 14 heures 30. Parfait.

Le soir, un technicien se présente et répare. Magnifique ! Je m’étonne de sa venue aussi rapide mais il ne répond rien.

Ce matin, 8 heures, un autre technicien vient pour réparer. Je lui explique que c’est fait. Il vérifie et, après l’avoir constaté, il s’en va.

A 13 heures, un coup de fil sur mon GSM m’annonçant la venue du technicien. Je réponds que c’est inutile que tout est en ordre. Surprise ! Je me fais insulter : « Ce n’est pas possible, il va venir voir, on ne le dérange pas pour rien… » Je passe le reste de la conversation très peu aimable.

Coup de fil au service. Je reprends mes explications et dit que je ne veux pas que ce technicien vienne pour constater que tout est en ordre et me facturer un déplacement inutile, comme m’avait prédit le premier opérateur. Réponse : « Laissez-le venir, vous verrez bien. » Je maintiens mon refus. Il me promet alors de contacter le dernier technicien pour qu’il ne vienne pas. Apparemment, c’est fait, je n’ai plus eu personne. Merci à lui.

Je me pose plusieurs questions. La visite du premier : qui l’a mis au courant ? Celle du second, même question. Le troisième, pourquoi n’avait-on pas annulé son rendez-vous ?

Après mon euphorie d’avoir été si vite dépannée, je m’interroge.  Oserais-je l’avouer, après la très désagréable conversation téléphonique, j’ai même imaginé que le troisième technicien allait me remettre « en panne ».

Ah ! l’imagination…

J’espère que plus rien n’arrivera et que je ne devrai plus parler de Belgacom que pour en dire du bien. Vraiment, je préfèrerais.