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18/06/2013

DELPHINE BOEL.

Delphinie Boël, monarchie, débat connexions, droit à connaïtre son géniteur

Qui est-elle ? Sa mère, Sybille de Sélis Longchamp, appartient à une famille bien connue dans « ma région » Waremme, où je suis née. La baronne est la première épouse de Jacques Boël, père légal de Delphine et dont elle porte le nom.

La famille Boël fait partie des plus riches familles du royaume. Gustave Boël, à l’origine de la fortune, était bien connu à La Louvière.

Delphine, née le 22 février 1968, est une artiste spécialisée dans les sculptures de papier mâché. Elle a exposé à Ixelles, en 2001, à Coxyde en 2004 et à Lathem St. Martin en 2008.

Vivant à Londres, elle était une artiste peu connue. Elle a, lors des expositions, largement exploité sa naissance illégitime notamment par ses apparitions dans les médias.

Une de ses affirmations est que son père légal, Jacques Boël l’aurait déshéritée. Comment ? Pourquoi ? L’a-t-elle expliqué ? Jacques Boël, remarié depuis, n’a jamais voulu commenter ce qu’elle disait.

Depuis 1999, date de la révélation de sa naissance, elle revendique d’être reconnue par Albert II qui, a l’époque, n’était évidemment pas roi.

Aujourd’hui elle franchit un nouveau pas en citant à comparaître le Roi, le prince Philippe et la princesse Astrid devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

La question qu’on peut légitimement se poser est : « Dans quel but ? » Financier ? Espérance d’un héritage ? Je me demande aussi ce que pensent son mari et ses enfants de cette décision.

Les médias ont déjà largement commenté sa demande. Je ne me prononcerai pas sur l’aspect juridique, d’autres l’ont fait.

Elle se dit « écoeurée », parle du « droit du sang »…

Je ne n’approuve certainement pas sa démarche que je ne qualifierai pas pour ne pas utiliser d’adjectif trop déplaisant.

Dans le débat « Connexions » de ce matin, qui portait sur le droit à connaître ses origines, les avis étaient partagés. Le droit existe mais est-ce toujours une bonne démarche ?  D’aucuns ont insisté aussi sur le droit des pères qui ont adopté un enfant qui n’était pas le leur.

Je peux comprendre qu’un enfant adopté cherche à connaître son géniteur mais je sais aussi que cette démarche fait souvent beaucoup de dégâts.

Je m’interroge aussi sur le droit de la mère à garder le silence, la peine que peut ressentir le père qui a adopté l’enfant, les répercussions sur la famille dans laquelle il vit.

Les pédiatres pourront m’affirmer cent fois que l’enfant sera plus heureux en connaissant son géniteur, je continuerai à penser que ce n’est pas toujours le cas.

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