Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

31/12/2012

2013.

MEILLEURS VOEUX.

 

2013, voeux


Un grand merci à tous mes lecteurs. Que 2013 leur apporte la réalisation de leurs souhaits les plus précieux !


13:33 Publié dans Belgique, Passions | Tags : 2013, voeux | Lien permanent | Commentaires (1)

27/12/2012

MON ANNEE 2012.

2012, politique, michelle martin, frédéric deborsu, mohamed merad, catastrophes, événements heureux, technologie, humanité, olivier, paix

Facebook a imaginé de créer une rétrospective appelée "Rétrospective 2012" qu'il présente comme un rapport d'activités à partager. Bigre ! J'ai trouvé mon année sans intérêt. J'ai changé ma photo de profil, j'ai partagé des liens, j'ai ajouté des photos... Quelle piètre idée donne-t-elle de moi !

J'ai donc réfléchi à cette année qui se termine, non pour savoir ce que j'en ai fait, mais ce que j'en retiens.

Du point de vue personnel, je pourrais évoquer des ennuis de santé pour moi ou pour mes proches. Je m'abstiendrai car cela n'est d'aucun intérêt sauf pour moi. Un mot quand même pour ceux qui nous ont quittés comme Pierre Mondy ou Jean-Luc Delarue. Les autres, les célèbres, scientifiques, artistes, politiques, sportifs, je ne suis plus certaine de leur nom. Mea culpa.

 BHV a été scindé, l'élaboration du budget 2013 a été pénible mais le Premier Ministre l'a présentée comme un très grand succès. C'est un peu paradoxal de louer des réformes qui font mal. Le déficit de la Belgique ne s'est pas approfondi, les syndicats ont obtenu gain de cause sur le maintien de l'index...  nous devons nous réjouir même si la crise est toujours là.

Qu'est-ce qui m'a marquée le plus au niveau politique ? Bien sûr, les élections communales avec leur lot de trahisons, de rancoeurs, de règlements de compte. A oublier.

Par contre, je crois que je n'oublierai jamais la libération conditionnelle de Michelle Martin. Que les juristes affirment qu'elle était légale n'a pas empêché les déplorables manifestations à Malonne et à Bruxelles, les déclarations de haine, de demande de mises à mort, l'opprobre jeté sur les Clarisses qui n'avaient pas, disaient les manifestants, à faire preuve de charité. Je ne parlerai pas de Jean-Denis Lejeune, quelqu'un à qui paraît-il on ne peut pas toucher mais qui, pour moi, est le symbole même de ceux qui font le mal en affirmant haut et fort leur droit, en arrivant même à susciter de la sympathie pour des actes et des paroles que je réprouve. Et que dire des fuites publiées par Sudpress sur la médiation ! Je n'arrive toujours pas à comprendre que le journaliste continue à les justifier au nom du droit à l'information.

J'en viens à une autre incompréhension, le livre de Frédéric Deborsu "Questions royales" Il aurait pu faire un très bon livre mais il s'est mis dans l'esprit bien répandu hélas ! à notre époque, de rechercher le sensationnel. Inévitablement, la polémique a opposé ceux qui le défendent, la main sur le coeur, au nom de la liberté d'expression et ceux qui, comme moi,  n'aiment pas ce genre de dérive.

D'autres sujets relèvent un peu du même esprit. Que de unes consacrées à DSK ! Certains papiers étaient marqués d'une délectation presque perverse.

L'année a été douloureuse pour beaucoup. Fermeture d'usines, précarité accentuée, catastrophes comme l'accident de car en Suisse, les inondations, les drames familiaux, les meurtres, les cambriolages, les accidents de voiture parfois mortels, tous ces événements qui défilent sur nos écrans où l'un fait oublier l'autre. Mohamed Merad restera pourtant, je crois, dans tous les esprits. Comment peut-on si facilement basculer dans l'horrible ? La liberté qu'ont les hommes de choisir entre le bien et le mal, ce désir du mal qui est en nous plus camouflé mais bien réel que le désir du bien, ne cessera jamais de m'interpeler.

Au niveau mondial, restera l'espoir, souvent anéanti, d'un réel printemps arabe. Les combattants pour la démocratie continuent à être torturés ou tués, les femmes craignent le retour de la charia, les islamistes propagent toujours leurs discours de haine.

L'union européenne a reçu le Prix Nobel de la paix pour avoir su éviter la guerre mais quelle impuissance pour ce qui se passe dans le reste du monde !

Je n'ai pas vraiment senti une préoccupation pour ce qui est pour moi, le plus scandaleux de cette année, la faim dans le monde. Des économistes envisagent des solutions mais plutôt dans l'esprit louable de sauver la planète et de faire face à la démographie en hausse plutôt que de mettre fin aux situations les plus intolérables.

Je ne voudrais pas donner aux lecteurs l'idée que je n'ai pas suivi l'élection de Barack Obama, de François Hollande, les sommets consacrés aux problèmes climatiques, les sommets européens, tout cela est important mais touche moins ma sensibilité.

Je pourrai aussi être plus légère en parlant de la polémique du sapin de Noël à Bruxelles ou du Majordome du pape. Plus gaie en citant le succès de Jean Dujardin, la découverte du broson, Curiosity sur Mars, le saut prestigieux de Félix Bamgartner.  J'ai sans doute oublié beaucoup d'autres événements heureux.

J'ai essayé dans mon blog de parler littérature. Beaucoup de livres m'ont plu, d'autres m'ont déçue. La lecture m'apporte beaucoup de joies même si j'avoue avoir des difficultés à trouver de bons livres. Je reste nostalgique des grands auteurs.

Je terminerai en parlant des progrès technologiques avec le sentiment que l'humanité avance plus vite dans la technologie que dans l'évolution des sentiments humains. Je veux dire que la perte des valeurs me touche et que certains mots comme démocratie, respect, solidarité sont trop souvent bafoués malgré l'énorme travail accompli par certains comme les restos du coeur ou les recherches sur les traitements des maladies.

Mon année 2012. Ce n'est qu'un relevé de ce que j'ai vu, ressenti, ce qui m'a attristée, indignée, ou, heureusement, enthousiasmée. Rien d'autre que cela.

J'ai choisi pour illustrer mon post, l'olivier qui est depuis toujours l'arbre de la paix. Un espoir.

23/12/2012

NOEL.

JOYEUX NOEL !

 

Noël, joie, paix, amour

Fête de la Nativité ou Solstice d'hiver, Noël a toujours été signe de joie, d'amour, de paix.

J'ai une pensée spéciale pour les solitaires, les malades, tous ceux qui ne fêteront pas Noël comme ils le souhaiteraient.

Je pense aussi à tous les opprimés du monde qui aspirent à vivre en paix.

21/12/2012

CALENDRIER MAYA.

Pour en savoir un peu plus...

 


18/12/2012

MARCOURT ET L'ENSEIGNEMENT.

jean-claude marcourt, formation des enseignants, prolongation des études, échec scolaire, logopédie

Jean-Claude Marcourt est né à Awans, le 16 octobre 1958. Licencié en droit, il a exercé le métier d'avocat pendant trois ans. La ronde qu'il a effectuée dans les ministères est impressionnante. Willy Claes, Guy Mathot, Bernard Anselme, Jean-Claude Van Cauwenberg, Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx.

Il est actuellement à la Fédération Wallonie-Bruxelles avec des compétences, je dirais, multiples. Vice-Président, Ministre de l'Economie, des PME, du Commerce extérieur, des Technologies modernes et... de l'enseignement supérieur. Je ne vois pas très bien le lien entre ces différents portefeuilles. Mais, c'est comme cela.

J'avais déjà dans de précédents billets ( 4/8/2011 – 3/9/2012) critiqué son projet de prolongation des études des enseignants. Il remet le couvert avec une idée nouvelle qui m'a fait rire. Comme toute personne de bon sens souligne que la réforme coûtera cher, il répond qu'elle sera compensée par la suppression des échecs scolaires. Rien que cela.

Ainsi, une fois de plus, ce sont les enseignants qui sont les responsables de l'échec scolaire, beaucoup trop important, dans notre enseignement. Ce ne sont pas les programmes, les différentes réformes, les consignes données par les inspecteurs, les difficultés rencontrées par les élèves qui, parfois, ont directement accès au secondaire en venant d'un pays où ils ne parlaient pas la même langue, le manque d'attrait pour des études qui ne garantissent plus l'accès à l'emploi comme dans les "bonnes" années, non, ce sont les enseignants qui sont tellement mal formés qu'ils ne savent plus enseigner. Merci, Monsieur le ministre.

Une question me taraude : ces enseignants dont le ministre a une si piètre opinion deviendront-ils des super enseignants parce qu'ils seront restés deux années de plus dans... l'enseignement ?

Une autre question très simple : le problème de l'échec scolaire ne se situe-t-il pas d'abord dans l'enseignement primaire et secondaire avant de l'être dans l'enseignement supérieur ? Malgré ses multiples compétences, ce n'est pas lui qui est en charge de cet enseignement mais Marie-Dominique Simonet. Un détail ! Je serai de bon compte, il propose la réforme mais elle sera discutée collégialement et devra être votée par des élus.

Je ne vais pas redire tout ce que j'ai déjà dit mais tout de même. Cinq ans d'études au lieu de trois, c'est une charge financière pour les contribuables et pour les parents. Tout le monde n'a pas envie d'aller à l'université, certes, mais rendre la formation d'enseignant aussi longue et aussi coûteuse que les études universitaires fera certainement réfléchir les jeunes et leurs parents. Le prestige d'un diplôme universitaire existe bel et bien. Tous les enseignants seront  payés au barème 501 comme les licenciés actuellement mais seront-ils considérés par la société comme ceux qui sortent de l'UCL ou de l'ULB ? J'en doute. Le métier d'enseignant sera-t-il revalorisé pour autant ? J'en doute aussi. Ce sera plutôt une injustice de plus.

Un autre argument du ministre Jean-Claude Marcourt m'a vraiment choquée : les vétérinaires font bien cinq ans d'études, les jeunes ne sont-ils pas aussi précieux que les animaux ? Vous ne rêvez pas, il l'a dit !

Le ministre ne présente plus sa réforme comme un remède contre la pénurie de professeurs mais je crois qu'elle va l'aggraver sérieusement. J'irai même plus loin, les stages répétés toute la dernière année (si j'ai bien compris) risquent de dégoûter les jeunes car les conditions d'un stage sont souvent pénibles, bien plus que d'enseigner dans "sa classe".

Enseigner actuellement est beaucoup plus difficile qu'il y a vingt ans parce que la société a changé. Mais, ne peut-on réfléchir à la formation des enseignants non par la durée des études mais par le contenu ? Ne peut-on pas combattre l'échec scolaire en étudiant sérieusement les causes et les moyens d'y remédier ?

J'ai toujours pensé et dit que la liberté de pédagogie était très importante. L'enseignant doit pouvoir tenir compte de son public. C'est indispensable bien plus que le programme. Chaque enseignant pourrait pouvoir l'examiner comme il l'entend, établir des priorités, des hiérarchies. Or, la seconde réforme prévue par le ministre gomme cette liberté pédagogique. C'est un des arguments avancés par ceux qui la combattent. Elle vaut aussi pour l'enseignement primaire et secondaire.

Une autre réforme cette fois de Laurette Onkelinx suscite la polémique. Elle concerne aussi l'amélioration de l'enseignement puisqu'il s'agit de limiter la séance de logopédie. Trente minutes au lieu d'une heure. Pourtant ces professionnels essaient de remédier aux lacunes de certains élèves et font du bon travail.

Décidément, après avoir clamé que l'enseignement était une priorité, voilà deux ministres socialistes qui prouvent le contraire.

Je reconnais que je suis en colère comme chaque fois que je suis en désaccord avec les réformes envisagées pour l'enseignement. Je l'ai été pour le fameux décret d'inscription qui a fait de nombreux dégâts, a suscité beaucoup d'opposition mais que nos ministres refusent de supprimer pour de mauvaises raisons. Quel mal une certaine idéologie ne commet-elle pas !

Je n'en dirai pas plus aujourd'hui. Différents débats doivent être menés, dit-on. Idéologiques ? Réalistes ? A suivre !