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27/12/2012

MON ANNEE 2012.

2012, politique, michelle martin, frédéric deborsu, mohamed merad, catastrophes, événements heureux, technologie, humanité, olivier, paix

Facebook a imaginé de créer une rétrospective appelée "Rétrospective 2012" qu'il présente comme un rapport d'activités à partager. Bigre ! J'ai trouvé mon année sans intérêt. J'ai changé ma photo de profil, j'ai partagé des liens, j'ai ajouté des photos... Quelle piètre idée donne-t-elle de moi !

J'ai donc réfléchi à cette année qui se termine, non pour savoir ce que j'en ai fait, mais ce que j'en retiens.

Du point de vue personnel, je pourrais évoquer des ennuis de santé pour moi ou pour mes proches. Je m'abstiendrai car cela n'est d'aucun intérêt sauf pour moi. Un mot quand même pour ceux qui nous ont quittés comme Pierre Mondy ou Jean-Luc Delarue. Les autres, les célèbres, scientifiques, artistes, politiques, sportifs, je ne suis plus certaine de leur nom. Mea culpa.

 BHV a été scindé, l'élaboration du budget 2013 a été pénible mais le Premier Ministre l'a présentée comme un très grand succès. C'est un peu paradoxal de louer des réformes qui font mal. Le déficit de la Belgique ne s'est pas approfondi, les syndicats ont obtenu gain de cause sur le maintien de l'index...  nous devons nous réjouir même si la crise est toujours là.

Qu'est-ce qui m'a marquée le plus au niveau politique ? Bien sûr, les élections communales avec leur lot de trahisons, de rancoeurs, de règlements de compte. A oublier.

Par contre, je crois que je n'oublierai jamais la libération conditionnelle de Michelle Martin. Que les juristes affirment qu'elle était légale n'a pas empêché les déplorables manifestations à Malonne et à Bruxelles, les déclarations de haine, de demande de mises à mort, l'opprobre jeté sur les Clarisses qui n'avaient pas, disaient les manifestants, à faire preuve de charité. Je ne parlerai pas de Jean-Denis Lejeune, quelqu'un à qui paraît-il on ne peut pas toucher mais qui, pour moi, est le symbole même de ceux qui font le mal en affirmant haut et fort leur droit, en arrivant même à susciter de la sympathie pour des actes et des paroles que je réprouve. Et que dire des fuites publiées par Sudpress sur la médiation ! Je n'arrive toujours pas à comprendre que le journaliste continue à les justifier au nom du droit à l'information.

J'en viens à une autre incompréhension, le livre de Frédéric Deborsu "Questions royales" Il aurait pu faire un très bon livre mais il s'est mis dans l'esprit bien répandu hélas ! à notre époque, de rechercher le sensationnel. Inévitablement, la polémique a opposé ceux qui le défendent, la main sur le coeur, au nom de la liberté d'expression et ceux qui, comme moi,  n'aiment pas ce genre de dérive.

D'autres sujets relèvent un peu du même esprit. Que de unes consacrées à DSK ! Certains papiers étaient marqués d'une délectation presque perverse.

L'année a été douloureuse pour beaucoup. Fermeture d'usines, précarité accentuée, catastrophes comme l'accident de car en Suisse, les inondations, les drames familiaux, les meurtres, les cambriolages, les accidents de voiture parfois mortels, tous ces événements qui défilent sur nos écrans où l'un fait oublier l'autre. Mohamed Merad restera pourtant, je crois, dans tous les esprits. Comment peut-on si facilement basculer dans l'horrible ? La liberté qu'ont les hommes de choisir entre le bien et le mal, ce désir du mal qui est en nous plus camouflé mais bien réel que le désir du bien, ne cessera jamais de m'interpeler.

Au niveau mondial, restera l'espoir, souvent anéanti, d'un réel printemps arabe. Les combattants pour la démocratie continuent à être torturés ou tués, les femmes craignent le retour de la charia, les islamistes propagent toujours leurs discours de haine.

L'union européenne a reçu le Prix Nobel de la paix pour avoir su éviter la guerre mais quelle impuissance pour ce qui se passe dans le reste du monde !

Je n'ai pas vraiment senti une préoccupation pour ce qui est pour moi, le plus scandaleux de cette année, la faim dans le monde. Des économistes envisagent des solutions mais plutôt dans l'esprit louable de sauver la planète et de faire face à la démographie en hausse plutôt que de mettre fin aux situations les plus intolérables.

Je ne voudrais pas donner aux lecteurs l'idée que je n'ai pas suivi l'élection de Barack Obama, de François Hollande, les sommets consacrés aux problèmes climatiques, les sommets européens, tout cela est important mais touche moins ma sensibilité.

Je pourrai aussi être plus légère en parlant de la polémique du sapin de Noël à Bruxelles ou du Majordome du pape. Plus gaie en citant le succès de Jean Dujardin, la découverte du broson, Curiosity sur Mars, le saut prestigieux de Félix Bamgartner.  J'ai sans doute oublié beaucoup d'autres événements heureux.

J'ai essayé dans mon blog de parler littérature. Beaucoup de livres m'ont plu, d'autres m'ont déçue. La lecture m'apporte beaucoup de joies même si j'avoue avoir des difficultés à trouver de bons livres. Je reste nostalgique des grands auteurs.

Je terminerai en parlant des progrès technologiques avec le sentiment que l'humanité avance plus vite dans la technologie que dans l'évolution des sentiments humains. Je veux dire que la perte des valeurs me touche et que certains mots comme démocratie, respect, solidarité sont trop souvent bafoués malgré l'énorme travail accompli par certains comme les restos du coeur ou les recherches sur les traitements des maladies.

Mon année 2012. Ce n'est qu'un relevé de ce que j'ai vu, ressenti, ce qui m'a attristée, indignée, ou, heureusement, enthousiasmée. Rien d'autre que cela.

J'ai choisi pour illustrer mon post, l'olivier qui est depuis toujours l'arbre de la paix. Un espoir.

Commentaires

Quel exercice difficile, Mado, de faire un tel bilan !
Comme toi, je pense d'abord aux proches qui nous ont quittés en 2012, si présents dans nos pensées en cette période où nous ressentons encore plus leur absence : plus d'adresse où leur écrire, leur numéro de téléphone silencieux dans le carnet d'adresses...
Je me réjouis aussi de ce que la Belgique ait tenu le coup, malgré les difficultés, dans ce monde inquiétant.
Je me réjouis des échanges amicaux dans la blogosphère, antidote à la dérive "people" des médias.
Merci pour cet olivier, Mado.

Écrit par : Tania | 27/12/2012

Oui, Tania, c'était difficile. J'ai oublié certaines choses mais je n'aurais jamais écrit ce billet si j'y avais consacré trop de temps.
Comme toi, je regrette la perte d'amis, c'est toujours une souffrance.
La blogosphère compense un peu et c'est bien.

Écrit par : mado | 28/12/2012

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