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31/10/2012

INDIGNATIONS.

controverse, frédéric deborsu, questions royales, polémiques, réactions

La polémique enfle sur le livre de Frédéric Deborsu. Le débat de Controverse de dimanche dernier avait déjà été sujet d'affrontements sur le rôle de la famille royale. "Un brouhaha royal" titrait Le Soir le 28 octobre. C'est vrai. Marc Uyttendaele clamait fièrement : "La famille royale n'a pas la fonction cruciale que certains voudraient lui attribuer, elle est seulement utile en cas de crise mais n'importe qui pourrait assurer ce rôle de la même manière." D'où la réponse d'Armand De Decker à Marc Uyttendaele et  José Dubié qui veulent faire de la Belgique une république "un président de la république belge auquel de toutes façons personne n'aurait confiance. La monarchie reste indispensable."

Je me demande comment on peut parler de république dans un pays où il faut des semaines pour arriver à former un gouvernement et à se mettre d'accord sur un Premier ministre ! Très habilement, les deux républicains reconnaissent la Monarchie indispensable en temps de crise mais c'est tout. Pas d'autre argument que de critiquer la fonction royale parce qu'elle est héréditaire. Heureusement, car c'est un gage de stabilité. De plus, après les élections communales, qui ont magistralement démontré comme on se fichait de l'électeur, affirmer qu'un président élu serait plus démocratique est vraiment aberrant.

Le Vif  du 26 octobre titrait : "Famille royale : un bon filon pour le business" Et encore sur le livre de Frédéric Deborsu "Plus riche en insinuations qu'en révélations, un brûlot qui laisse beaucoup de questions sans réponse."

Le livre s'est bien vendu comme se vend bien la presse people. Tout bénéfice pour l'auteur et l'éditeur.  La RTBF s'est contentée de se distancier de son journaliste, de l'interdire d'antenne et de l'envoyer au Service de documentation où, disait quelqu'un, il aura tout le loisir de consulter les archives pour écrire un autre livre !

Ce matin, Le Soir publie une lettre ouverte à Frédéric Deborsu écrite par le pédopsychiatre Jean-Yves Hayez et Françoise Leurquin, psychologue parlant de "l'énorme coup de poing au ventre que vous infligez aux quatre enfants de Philippe et Mathide. En pâture pour l'opinion publique, vous lancez qu'ils ont été conçus par fécondation artificielle – soit, ils ne sont pas les seuls à notre époque où la fécondité moyenne est en baisse – mais surtout, qu'ils l'ont été parce qu'il n'y avait pas d'amour entre leurs parents. Quelle information invérifiable et horrible ! La difficulté de rumeurs étant ce qu'elle est, on la leur lancera à la figure ou ils en prendront conscience tout seuls avant la fin de leur adolescence. Et ensuite, au moins un doute grave viendra empoisonner le reste de leur vie, poison dont vous serez largement responsable." Verdict terrible venant d'un psychiatre dont la compétence et l'honnêteté ont toujours fait l'unanimité.

Ce même jour, Le Soir nous apprend que le comte Thomas de Marchant et d'Ansembourg, cité dans le livre de Frédéric Deborsu comme ayant une relation intense avec le prince Philippe envisage de saisir le Conseil de déontologie journalistique. "Je suis effaré d'apprendre que, dans son enquête, l'auteur s'est contenté de deux à quatre témoignages concordants pour estimer que telle ou telle info était vraie." Ce psychothérapeute renommé souligne aussi le mal fait à sa femme et à ses enfants et, comme il avait déjà fait, nie qu'il ait été homosexuel.

Je pourrais penser que Frédérique Deborsu regrette au moins ce qu'il a écrit. Pas du tout. Il nie avoir porté atteinte à la vie privée et, le comble, affirme que son retrait de l'antenne n'est pas une sanction mais une protection que lui offre la RTBF face à la tempête médiatique. Il est serein et affirme qu'il retrouvera bien vite sa fonction. Ses confrères, eux, parlent "de malaise".

Pour moi, le tort fait à la crédibilité des journalistes de la RTBF est réel même si, bien sûr, tous ne sont pas comme leur confrère. Tout de même, j'aurais espéré une attitude plus ferme de la direction.

Je me pose pas mal de questions sur la personnalité de Frédéric Deborsu. On le dit jaloux du succès de son frère, en quête de notoriété, soit. Mais, qu'il affirme qu'il défend la Monarchie, lui rend service, dépasse tout ce que je peux entendre. Est-il stupide, naïf ? fieffé menteur, inconscient ? Je ne sais pas mais j'ai une certitude, il ne mérite plus le nom de journaliste.

25/10/2012

JEAN-CHRISTOPHE RUFIN.

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Médecin, engagé dans l'action humanitaire, Jean-Christophe Rufin  a occupé plusieurs postes de responsabilité à l'étranger. Il a été ambassadeur de France au Sénégal. Il a publié plusieurs romans pour lesquels il a reçu de nombreux prix dont le prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil. Il a été élu à l'Académie française en juin 2007. (voir billet du 22 juin 2011).

KATIBA.

L'aventure commence dans le désert mauritanien. Quatre touristes italiens sont assassinés dans le Sahara. L'attaque est signée al-Quaida au Magreb islamique, une organisation implantée dans les anciennes zones d'influence française d'Afrique de l'Ouest. Tout laisse à penser qu'elle veut aller plus loin et rêve de frapper la France.

L'événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique qui met en alerte les services de renseignements, de Washington aux Emirats, d'Alger à Paris.

Jean-Christophe Rufin va élaborer un thriller et nous faire croiser des islamistes, des agents infiltrés dans les milieux islamistes et aussi des agents des services de renseignement.

Le lecteur croisera un médecin canadien qui renseigne une agence privée, la Providence.  Il a pris un prénom russe, Dimitri, pour mieux assurer sa couverture. "Pour rien au monde Dimitri ne se serait privé du plaisir de rentrer chez lui à Mobylette. Dans les rues poussiéreuses de Nouakchott, au milieu des taxis défoncés, des ânes, des charrettes à bras, c'était un exerce à haut risque. L'agence, bien entendu, le lui avait formellement interdit. Cela ne faisait qu'ajouter à son plaisir. Personne, à l'hôpital, ne comprenait qu'après avoir passé sa journée à soigner des accidentés de la circulation, il prenne le risque d'affronter sans protection le trafic chaotique de la capitale".

Nous ferons aussi la connaissance d'un camp de combattants islamistes, qu'on appelle "katiba" en Afrique du nord, qui change sans cesse de lieu et d'effectifs. "En dehors des actions terroristes qu'elle mène, une katiba sert à l'entraînement de nouveaux maquisards recrutés dans toute l'Afrique de l'Ouest. La plupart espèrent repartir dans leur pays, à l'issue de leur séjour, pour y mener le jihad."

Les organisations terroristes sont gangrénées par des rivalités internes et les agents secrets infiltrant les extrémistes musulmans sont à usage double ou triple. L'auteur brouille les cartes et il est impossible de savoir clairement qui ils sont. D'où l'intrigue qui ne verra le dénouement qu'à la fin du livre.

Le personnage central du livre est Yasmine. Elle travaille au quai d'Orsay, au service du protocole. Qui est-elle vraiment ? Belle, énigmatique, élégante; veuve d'un diplomate jadis en poste à Nouaskott, elle a gardé des liens mystérieux avec l'Afrique.

Ainsi, Kader viendra lui demander de retourner en Mauritanie pour un dernier service. Officiellement, son voyage s'explique par la fondation "Les enfants du Cap-Blanc" qu'elle avait fondée avec son défunt mari, Hugues. Elle part en Mauritanie mais sa mission reste secrète.

Les services de renseignement enquêtent sur son passé. Elle s'appelle Yasmine Lacretelle. Son père est Français, sa mère Algérienne. Son père l'a confiée à une tante qui la méprise car elle est arable. Son enfance est vécue dans l'humiliation jusqu'à son mariage avec Hugues, nommé consul en Mauritanie. Tous les deux s'investissent dans la fondation.

Son mari mort, sans ressources, elle a transporté de la cocaïne avant d'entrer au quai d'Orsay, où elle est très appréciée. Alors, pourquoi suit-elle Kader ? Les services secrets ne savent rien sur sa mission.

D'où la question : qui est-elle vraiment ? Un agent secret ? un agent double ? Nous ne le saurons qu'à la fin du livre. L'auteur tient à garder le suspense.

Sans dévoiler la fin, je peux en dire un peu plus sur elle par les confidences qu'elle fait à Dimitri, qui est devenu son amant. "Je me suis retrouvée avec deux haines en moi. Celle de l'occident, comme tu le dis. Et puis l'autre, le négatif de mon espoir perdu. (...) J'étais en Algérie le 11 septembre. J'ai compris que le monde était désormais partagé entre deux forces que je détestais tout autant l'une que l'autre. (...) Quand je regardais dans la rue, je voyais les jeunes barbus qui faisaient la fête... C'étaient les mêmes qui humiliaient ma mère, les mêmes qui me traitaient de putain."

Elle va rappeler le proverbe : un chien a beau avoir deux pattes, il ne peut suivre deux chemins à la fois. Elle doit choisir.

"C'est toujours stupide, un choix. Quand les deux plateaux de la balance sont presque égaux; quand tu sais que l'Etat, pour combattre le crime en commet d'autres, aussi atroces; quand tu as autant de raisons de défendre l'Occident que de l'attaquer, d'adhérer à l'extrémisme que de le rejeter, il suffit de rien pour faire pencher l'aiguille d'un côté."

Ce choix, elle le fera, mais nous ne l'apprendrons qu'à la fin du livre.

Le roman est bien écrit, passionnant, un peu compliqué car les personnages sont nombreux. Les points d'interrogation aussi.

 

22/10/2012

QUELQUES REFLEXIONS.


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Quelle saga après les élections ! Comme prévu, tous les partis ont gagné. OK on gagne quelque part, on perd ailleurs. Affirmation scandée avant les élections : pas d’accord d’alliances Le démenti a été flagrant. Pour justifier le changement, les perdants ont déclaré qu’il y avait bien un accord secret avant les élections, par exemple à Bruxelles. Soit. Le respect de la parole donnée passe, disent nos élus, après le « bien » de la commune. Comme c’est beau ! Mais soyons de bon compte, dans certaines communes, il valait effectivement peut-être mieux ne pas reconduire les majorités actuelles. Je n’en dirai pas plus, nous avons assez entendu d’avis contradictoires que pour en rajouter.

Où cela se corse, c'est quand un élu dit clairement qu'il ne veut pas siéger à côté d'un élu d'une autre liste ! Si on suit ce raisonnement tenu à Ixelles contre Alain Destexhe, cela devient grave. Un précédent dangereux. Je ne crois pas que tous les élus de toutes les listes s'aiment d'amour tendre. Alors où va-t-on s'arrêter ?

Après les polémiques d'après élections, une autre actualité vient de s'imposer. Je parle du livre de Frédéric Deborsu, "Question(s) royale(s)" qui doit paraître demain. C'est vrai qu'on peut critiquer les fuites parues dans la presse mais c'est chose courante. En tous cas, je me demande quelle mouche a piqué Frédérique Deborsu pour s'attaquer, comme il le fait, à la famille royale.

En effet, le livre n'apporte rien au débat politique mais salit volontairement la monarchie. Et le plus grave en insinuant sans affirmer : exemple : Philippe serait homo ! Le roi aurait trahi le serment constitutionnel en faisant des confidences, pas à lui, dit-il maintenant, mais à son frère. Il n'hésite pas à remonter très loin (1960 ?) pour parler de Paola. Mathilde "forcée" au mariage... nous sommes bien au vingtième siècle ? Je n'en dirai pas plus.

Je suis absolument scandalisée d'autant plus que Frédéric Deborsu affirme qu'il a voulu s'interroger sur la famille royale en se demandant si elle était normale ? Tiens, voilà un nouveau philosophe qui sait ce qui est normal et ne l'est pas... Nous avons un nouveau spécialiste qui décrète ce qui est bien et ce qui est mal en se basant sur ses propres convictions. Je croyais que cette manière de penser était propre à certains groupes que je ne citerai pas mais que tout le monde reconnaîtra.

Le Palais royal a vivement réagi par un communiqué. "La presse fait état d'un livre qui sera publié prochainement sur la Famille royale. Si la presse reflète correctement ce qui est écrit dans ce livre, celui-ci contient de nombreuses informations erronées et injurieuses."

Je me suis livrée à une petite enquête : connaissiez-vous Frédéric Deborsu, journaliste à la RTBF ? La réponse a souvent été négative. Il va sans doute connaître une notoriété qu'il n'avait jamais connue. A quel prix ! 

17/10/2012

JEAN-PIERRE LUMINET.

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Né en 1951, Jean-Pierre Luminet est astrophysicien et directeur de recherche au CNRS. Récompensé par de nombreux prix pour ses travaux scientifiques, il est membre de plusieurs académies et a publié plus de cent cinquante articles pour des revues spécialisées, des dictionnaires et des encyclopédies. Il a toujours essayé d'établir des ponts entre les sciences et les lettres, d'où des ouvrages de vulgarisation scientifique et des romans traitant des grandes découvertes. Il a également publié des recueils de poésie.

La communauté astronomique a rendu hommage à son oeuvre scientifique en donnant le nom de "Luminet" à la petite planète n° 5523 découverte en 1991.

"La perruque de Nexton" (voir billet du 24 mai 2010)

L'OEIL DE GALILEE.

Le roman commence à Prague en 1601 par l'enterrement de Tycho Brahé, astronome danois. L'auteur va retracer la vie de Johannes Kepler. Il parlera longuement de ses découvertes mais aussi du climat scientifique de l'époque, de ses rapports avec Galilée, qu'il n'a jamais rencontré. Le roman est bourré d'anecdotes qui nous apportent beaucoup d'informations sur qui était Képler. Il nous deviendra vraiment familier.

Le livre est aussi une vaste fresque historique, difficile à suivre et que je ne puis retracer dans ce billet. Les personnages sont nombreux et, même si Jean-Pierre Luminet en trace une courte biographie à la fin du livre, ils nous sont pour la plupart inconnus.

Le narrateur est un diplomate anglais sir John Askew qui arrive à Prague le lendemain de la mort de Tycho. Il espérait profiter de ses observations pour un projet de fondation d'une compagnie de Virginie et surtout profiter de son génie de la mécanique pour concevoir avec lui les meilleurs instruments de navigation.

Kepler, après la mort de Tycho, dont il s'est approprié les travaux, est nommé mathematicus impérial de l'empereur Rodolphe II, empereur du Saint Empire germanique.

Il est d'abord connu pour ses horoscopes très demandés et son étude sur l'orbite de Mars qui lui prendra des années. Mais il restera dans l'histoire pour avoir vérifié et prouvé l'hypothèse héliocentrique (la terre tourne autour du soleil) de Nicolas Copernic et avoir découvert que les planètes ne tournent pas en cercle parfait autour du soleil mais en suivant des ellipses.

Kepler vient d'une famille modeste ce qu'il considère comme une injustice : "L'injustice commise par la nature, qui avait fait de lui un fils de rien, pauvre et souffreteux." Il cherchera toute sa vie à se faire aimer au contraire de Galilée qui aimait se faire haïr. Il se moquait souvent de son physique mais, le comble pour un astronaute, il était myope comme une taupe.

Quand il est en possession de la lunette astronomique perfectionnée par Galilée, il organise une séance d'observation demandant aux participants d'écrire ce qu'ils ont vu, sans se parler pour ne pas s'influencer. Voilà ce que dit sir Askew : "Passés les premiers instants d'émotion, je pus distinguer trois petits points brillants situés près de la planète, et disposés selon une ligne exactement droite : les lunes de Jupiter, forcément ! Bien qu'égales aux autres étoiles en grandeur, elles étaient plus resplendissantes. Me mordant les lèvres pousser un cri d'admiration devant tant de beauté, je tentai de graver cette vision dans ma mémoire." Les découvertes de Galilée étaient confirmées.

"Maintenant que j'ai vu tout cela, me voici en paix."Dans les jours qui suivirent , Kepler répéta souvent cette phrase. Et il ne mentait pas. Sa puissante imagination, son regard tourné vers l'intérieur, son esprit visionnaire, sa lucidité coupante comme un rasoir avaient su voir ce que ses pauvres yeux n'avaient pas pu contempler, bien mieux que tous ceux qui avaient eu le privilège de regarder derrière le télescope avant lui ou avec lui, bien mieux même que Galilée."

Il est important de souligner que Kepler, protestant, avait la liberté d'exprimer ce que Galilée, catholique et Copernic avant lui, n'avaient pas pu faire même sous la forme d'hypothèse. Il pourra ainsi publier les trois relations mathématiques qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. (lois de Kepler). Elles seront exploitées plus tard par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle. Kepler sera bien le seul homme au monde qui aura, par la preuve mathématique, put faire de la théorie héliocentrique une réalité indubitable.

Il mènera un autre combat, bien dans l'esprit du temps, pour défendre sa mère Catherine, accusée de sorcellerie. Elle restera quinze mois en prison, malgré ses dénégations."Je ne suis pas une sorcière, je n'ai jamais jeté un sort à quiconque, ni empoisonné autrui (...) Faites de moi tout ce que vous voudrez, brisez-moi les membres, arrachez toutes mes artères une à une, pelez-moi la peau comme à une pomme...) Défendue par son fils, elle fut sauvée in extrémis du bûcher.

Kepler s'intéressait aussi à la théologie. Il vivra très mal son excommunication par un pasteur rabique. Il avait beaucoup d'humour parfois proche du cynisme. Ainsi, apprenant la naissance de son garçon, il s'exclame : "Comme si je n'avais que ça à faire, moi ! Ce garçon manque vraiment d'éducation pour s'inviter ainsi à l'improviste, alors que j'étais sur le point de découvrir l'orbite de Mars. Une bonne fessée en guise de baptême et il ne recommencera pas de sitôt à déranger son père en plein travail."

Mais, qu'on ne s'y trompe pas, il était tout autre. Ainsi ce passage : "A le relire aujourd'hui, je crois l'entendre et me surprends à sourire de ses pitreries, la main claquant le front, l'oeil brumeux du myope brillant d'une lueur de malice, un fin sourire soigneusement disissimulé derrière la barbe drue." Il s'est marié deux fois, a eu de nombreux enfants. Il mourra à Ratisbonne le 15 novembre 1630.

Galilée s'est 'humilié devant l'Eglise en abjurant ses convictions. Il fut assigné en résidence et mourut en 1642.

Au début de son livre, Jean-Pierre Luminet écrit : "Le livre que vous tenez en main a été écrit pour divertir mais aussi pour instruire." Pari réussi.

13/10/2012

SOMMET DE LA FRANCOPHONIE.

Sommet de la Francophonie.

Quatorzième sommet de la Francophonie à Kinshasa. Polémique sur l’endroit choisi où les droits de l’homme ne sont pas respectés. On ne le dira jamais assez, faire d’un pays une démocratie prend du temps.

François Hollande a tenu des propos désagréables sur la RDC, adoucis par après. Il doit apprendre son métier !

Le Premier Ministre belge n’y participe pas. Il préfère rester à Mons pour les élections communales. C’est la première fois qu’un Premier Ministre sera absent. Ses prédécesseurs, pourtant flamands, y ont toujours été. Bart De Wever doit être content, lui qui affirme que la Belgique n’est plus un pays francophone donc que seule la Wallonie y a sa place.

Didier Reynders, représente la Belgique. Sur la photo, il a l’air bien heureux. Je le comprends. J’aime aussi l’Afrique.

Ce sommet est important pour l’Afrique et la Francophonie. L’anglais s’impose de plus en plus, défendre le français est primordial.