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02/08/2012

EMILE VERHAEREN.

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Après avoir lu le très beau reportage écrit par Tania sur ce blog, j’ai eu envie de copier mon poème préféré. J’avais déjà consacré un post à Emile Verhaeren le 5 septembre 2008.(Blog de Tania : http://textespretextes.blogs.lalibre.be)

Ce poème est extrait du recueil “Les Heures du Soir” (1911)

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,
Baise-les longuement, car ils t’auront donné
Tout ce qui peut tenir d’amour passionné
Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau,
Penche vers leur adieu ton triste et beau visage
Pour que s’imprime et dure en eux la seule image
Qu’ils garderont dans le tombeau.

Et que je sente, avant que le cercueil se cloue,
Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains
Et que près de mon front sur les pâles coussins
Une suprême fois se repose ta joue.

Et qu’après je m’en aille au loin avec mon coeur,
Qui te conservera une flamme si forte
Que même à travers la terre compacte et morte
Les autres morts en sentiront l’ardeur !

Pour un ami disparu trop tôt.

Commentaires

Quel poème émouvant ! Merci, Mado.
"Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents." (Victor Hugo)

Écrit par : Tania | 03/08/2012

Merci Tania.

Écrit par : mado | 03/08/2012

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