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28/07/2012

JEUX OLYMPIQUES 2012.

jeux olympiques, 2012, Londres

 

jeux olympiques, 2012, Londres

 

jeux olympiques, 2012, Londres

Photo Libre Belgique.

jeux olympiques, 2012, Londres

 

Devise olympique : "Citius, Altius, Fortius". (Plus vite, plus haut, plus fort)

Maxime proposée par Pierre de Coubertin à la création du Comité international olympique en 1894.

Bonne chance à tous unis dans le respect de la diversité.


21/07/2012

FETE NATIONALE.

 

 

fête nationale, prestation de serment de Léopold 1, 14 juillet 1831

Musée royal de l'armée.

 

Prestation de serment de Léopold 1er - 21 juillet 1831.

20/07/2012

IL PLEUT.

 

le jardin mouillé,henri de régnier

Le jardin mouillé.

La croisée est ouverte ; il pleut
Comme minutieusement,
A petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.

Feuille à feuille, la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit ;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.

L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait là-bas
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.

Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel ;
L'averse semble, maille à maille,
Tisser la terre avec le ciel.

Il pleut, et, les yeux clos, j'écoute,
De toute sa pluie à la fois,
Le jardin mouillé qui s'égoutte
Dans l'ombre que j'ai faite en moi.

                           Henri De Régnier.

La pluie vue par un poète.

15/07/2012

LA COMMUNICATION.

communication, vie en société, homme politique, apparence, internet

Image LFIT

 

Nous vivons dans un monde où la com semble omniprésente. Ce mot, nous l'entendons fréquemment. Avant d'en parler, j'ai consulté le dictionnaire.

"Communiquer : 1. faire connaître quelque chose à quelqu'un. 2. Faire partager. 3. Transmettre." (Le Robert de poche).

Le même mot évoque des choses différentes. Faire connaître quelque chose à quelqu'un cela peut être un renseignement : le nom d'une rue, l'heure d'un bus, l'adresse d'un restaurant, d'un ami. Si je creuse un peu, je dirais que l'enseignement d'une matière, par un prof à un élève, peut relever de cette définition.

La deuxième définition me semble d'un niveau supérieur. Je peux partager ma joie, ma déception, mon chagrin, mes espoirs. Il s'agit du partage d'émotions. Je pourrais et ce serait mieux, classer l'enseignement dans cette seconde catégorie. Je ne communique pas seulement ma science, je la partage avec mes élèves avec l'espoir que je leur rende service ou que je contribue à leur épanouissement ou encore à préparer leur avenir. A mon avis, le partage implique l'investissement personnel, proche donc des sentiments.

La troisième définition me semble, dans le cas de l'enseignement, en recul sur la seconde. Je transmets un savoir. Point. Mais je peux aussi transmettre aux enfants, les miens et ceux des autres, des traditions, des opinions, un savoir-vivre, une manière d'être, des valeurs, c'est ce qu'on appelle tout simplement éduquer. L'origine latine du mot me plaît bien : edulcarer = élever, dans le sens de "faire grandir."

Et dans la vie ? Je vis dans un village où les personnes âgées se disent bonjour même quand elles ne se connaissent pas. Je vis aussi dans un quartier où les gens ne se connaissent plus et se disent rarement bonjour, tout au plus feront-ils un vague signe de la main. Dans les immeubles à appartements, les locataires ou propriétaires se croisent dans l'ascenseur sans dire un mot. Un simple bonjour paraîtrait ridicule. (Il y a sans doute des exceptions).

La communication entre individus est, me semble-t-il, en perte de vitesse. Cela serait saugrenu de discuter avec son boulanger, son pharmacien, son épicier, les clients qui attendent vous le rappelleraient rapidement. Et que dire des grandes surfaces ? La caissière peut passer une journée, voir défiler des clients qu'elle finit par connaître, sans que personne ne lui adresse la parole. Je me souviens de l'étonnement provoqué par la déclaration d'un chauffeur de bus qui regrettait que les voyageurs ne lui disent pas bonjour. Cela lui apparaissait être un manque de respect, je dirais plutôt que c'est un manque de reconnaissance, qui m'apparaît une caractéristique de notre époque.

Et pourtant, la communication n'a jamais été aussi présente. Sur internet, dans les réseaux sociaux, dans les forums, à la télévision. D'où ce que je disais au début, nous paraissons vivre dans le monde de la communication.

Un homme politique apprend à communiquer Il a son coach, qui lui apprend les gestes, les sourires et le conseille même sur ses vêtements ou la couleur de sa cravate. Les journalistes ne se privent d'ailleurs pas d'analyser tout cela. Bonne com ou mauvaise com. Pour certains,  critère quasi absolu.

Et si cela n'était pas justement le "péché" de notre époque ? L'apparence, l'image sont souveraines. Bien plus que le message. Il me semble que ce devrait être l'inverse. Et si je suis ce raisonnement, je ne peux plus dire que notre monde est celui de la communication.

André Comte-Sponville résume bien ce que je pense dans son dictionnaire philosophique où il définit la communication :

"Echange de signes, de messages, d'informations, entre deux ou plusieurs individus. Elle ne vaut jamais par elle-même, mais seulement par son contenu ou son résultat. Une sottise répandue à des milliers d'exemplaires reste une sottise. Et une idée vraie ou forte, dans la tête d'un seul, ne cesse pas pour cela de l'être. C'est en quoi l'idée si rebattue, de "société de la communication" est inquiétante : c'est accorder trop d'importance aux médias, pas assez aux messages."

Cette idée se retrouve dans l'admirable livre de Dominique Wolton : "Informer n'est pas communiquer" qui m'avait fort impressionnée et dont j'ai essayé de parler dans un post. (billet du 8 octobre 2009)

J'avais envie de partager avec vous mes réflexions qui ne sont jamais que celles d'une blogueuse sans prétention.

 

13/07/2012

SCISSION DE BHV.

scission de BHV

Machelen.

 

La scission de BHV sera donc votée ce vendredi. Je m'en réjouis. Je félicite le gouvernement et les parlementaires qui l'ont votée d'avoir réussi à régler un problème qui nous a empoisonnés pendant près de cinquante ans. Je remercie aussi tous ceux qui ont essayé de le faire même s'ils n'ont pas réussi. Que d'énergie dépensée ! Que de bonnes volontés tombées dans l'oubli !

Je n'oublie pas que le transfert des compétences aux régions sera la seconde étape. Difficile sans aucun doute. Je n'en dirai pas plus aujourd'hui. Il faut savoir profiter du moment présent. Nous aurons tout le temps d'en reparler puisque le travail est immense et prendra du temps.

J'avoue être agacée par les propos tenus par certains. Est-ce que la Belgique sera pacifiée ?  Est-ce la Belgique existera encore dans quelques années ? Ne nous réjouissons pas, cette réforme n'est pas la dernière.

Quel paradoxe ! J'ai, et je ne suis pas la seule, souvent regretté que les gouvernements travaillent avec un objectif à court terme mais c'est comme cela. Aujourd'hui, nous entendons des propos qui s'apparentent à ceux des "voyants". On dirait que tout à coup, prédire l'avenir est leur seule préoccupation. Que ce soit par dépit, par calcul électoral ou je ne sais pour quel motif, ils s'ingénient à prédire l'imprévisible.

De gràce, cessez de jeter de l'huile sur le feu. Réfléchir, oui, parier, non. L'avenir est par définition toujours incertain. C'est vrai en politique comme dans la vie.

Notre pays a connu bien des crises. Il y a toujours eu un dénouement, bon ou mauvais, mais rarement conforme aux prédictions "de ceux qui savaient".