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25/06/2012

DEBATS DU 24 JUIN.

MISE AU POINT.

Le débat était consacré à l'enseignement. Rien de très neuf. La carte sur les échecs plus fréquents dans les zones défavorisées n'apprend que ce tout le monde sait depuis longtemps. Idem pour notre enseignement inégalitaire et le taux d'échecs très important.

Un échange de vues qui n'a rien apporté de neuf. La remédiation, tant prônée, n'est pas une réussite. Le décret d'inscription n'a pas été une solution à l'inégalité sociale. Il ne faut pas être spécialiste pour constater cela. J'ai déjà dit le mal que je pensais de ce décret, je n'y reviens pas.

Une idée neuve, la prolongation du tronc commun jusqu'à seize ans. Pas d'unanimité chez les invités et une question de bon sens : ne devrait-on pas revoir ce qui existe déjà ?

Opinions très partagées sur les redoublements. Avec des réponses de normand : bon parfois, pas toujours, cela dépend.

La question du financement a aussi été posée. Injecter plus d'argent, à mon avis, ne changerait rien. On a déjà fait des efforts pour les écoles en difficulté avec un succès mitigé.

Une idée lancée par l'Appel, un nouveau mouvement, ajouter des cours techniques au premier degré, présenté comme un remède à l'enseignement professionnel, je n'y crois pas. Je caricature mais j'entends déjà les gosses dire : je ne viens pas à l'école pour jouer avec des bouts de bois !

Vouloir solutionner des questions aussi multiples par un débat est évidemment utopique. Je ne vais pas non plus avoir la prétention de le faire en un billet sur un blog. Je pourrais simplement dire que j'ai toujours été contre le redoublement, que je ne crois pas, je trouve même cela injurieux, que le regard que la société porte sur les enseignants est une des causes de l'échec de notre enseignement. Il faudrait parler programme y compris et surtout pour l'enseignement professionnel. Admettre que l'inégalité est constitutive de l'humain. Le slogan :"réussite pour tous" restera ce qu'il est : un slogan.

Il y a des gros, des minces, des forts, des faibles, des blonds, des bruns, des peaux fonçées, des peaux claires, des doués et des moins doués. Pour moi, tous les gosses sont intelligents mais de manière différente, avec des aptitudes différentes. Vouloir classer tout le monde dans le même moule, c'est cela, la véritable injustice.

CONTROVERSE.

"Faut-il avoir une carte de parti, la bonne, pour être nommé à une haute fonction". Autrement dit, les nominations sont-elles toujours politiques ? Le constat de départ est que 88 % des hauts fonctionnaires wallons sont PS ou CDH. Ajoutons la polémique faite autour de la désignation d'un socialiste, premier du classement, refusée par le ministre Vincent Van Quickenborne. Entretemps, un compromis à la belge a été trouvé.

Le débat ne pouvait qu'être très animé. et tellement peu clair que j'avoue que je n'ai rien compris aux procédures actuelles pour la nomination des fonctionnaires.

Personne n'a quand même osé dire qu'il n'y avait jamais eu de nominations politique. Il est vrai qu'un ministre qui a son administration contre lui a les mains liées. De là à réserver tous les postes aux mêmes partis, il y a de la marge.

Ce que les médias ont retenu, c'est le clash entre Michel Legrand, président du Gerfa et Jacky Leroy, président du SFP Personnel et Organisation. Jacky Leroy affirmant, pour les téléspectateurs, qu'il ne tenait jamais compte de l'appartenance politique des candidats. Je le crois volontiers. Michel Legrand l'a traité d'homme sandwich du PS ce qui a mis Jacky Leroy vraiment en colère. Les deux se sont affrontés, penchés l'un sur l'autre, le téléspectateur pouvait craindre un vrai pugilat. Dominique Demoulin s'est empressée de mettre fin à la discussion.

J'ai connu Jacky Leroy quand il était chef de cabinet d'Elio Di Rupo. Il est très compétent mais il est de notoriété publique qu'il doit son exceptionnelle carrière au PS.

J'ai lu qu'un journaliste disait qu'il avait "pété les plombs". Pour ma part, je l'ai toujours connu comme cela. Homme de conviction, il n'accepte pas facilement la contradiction.

Ce qui m'a amusée, ce sont les propos d'André Flahaut, repris d'ailleurs ce matin dans un article de la DH. Une série de questions posées à Michel Legrand dont il connaît très bien les réponses. Willy Borsu a parlé "d'un lynchage".

Amusant quand on sait qu'André Flahaut a bien connu les nominations politiques et que le Gerfa est la bête noire des socialistes. L'entendre dire qu'il craignait pour la démocratie parce que le Gerfa faisait état de l'appartenance politique des nominés m'a fait bien rire.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je précise que le Gerfa a été créé en 1981 par quelques fonctionnaires en réaction à la politisation massive des services publics. Il est devenu organisation syndicale agréée en 1990. Il ne reçoit aucun subside et est fier de son indépendance.

Pour vous faire rire, je vais me permettre de raconter une anecdote personnelle. Lors d'une réunion au cabinet d'Elio Di Rupo, sur je ne sais plus quel sujet, j'avais déclaré ne pas pouvoir me faire une opinion faute de renseignements. Jacky Leroy est parti et est revenu avec une pile de dossiers qu'il a posée sur mes genoux. "Tu veux des renseignements, lis tout cela".  J'étais complètement ahurie. Comme quoi, il y a des souvenirs qui vous restent !

 

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