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18/07/2011

TROIS ANNIVERSAIRES.

 

Ce lundi 18 juillet, les journaux lient trois anniversaires : 60 ans pour Elio Di Rupo, 20 ans pour la mort d'André Cools, 400 jours sans gouvernement. Etrange de rapprocher ces trois nombres, je le prends comme un hasard du calendrier.

 

ANNIVERSAIRE D'ELIO DI RUPO.

 

C'est bien malheureux qu'un anniversaire aussi important, 60 ans, ce n'est pas rien, tombe un si mauvais jour. Elio Di Rupo aurait certainement espéré le fêter dans de meilleures conditions. Mais, je le lui souhaite avec des termes sans originalité : bonne santé, bonheur, sérénité. La vie n'est jamais un long fleuve tranquille. Et j'ajouterai, l'avenir est parfois meilleur que ce que le présent laisse supposer.

 

ANDRE COOLS.

 

Je suis perplexe. Pourquoi ressortir cette pénible affaire ? Certes, elle a provoqué un véritable séisme. Bien sûr, certains ne s'accommodent pas de la vérité judiciaire ni des zones d'ombre. D'autres affaires n'ont jamais été éclaircies, les tueries du Brabant wallon et bien d'autres, moins spectaculaires mais douloureuses pour les victimes.

 

4OO JOURS SANS GOUVERNEMENT.

 

Grave, dramatique, incroyable, inouï, je pourrais accumuler les adjectifs. Je vais cependant essayer de souligner ce qui est positif. La Belgique existe toujours, le gouvernement démissionnaire travaille, les libéraux, écartés des négociations sous un faux prétexte, ont été rappelés. Elio Di Rupo a admis que les citoyens devaient être informés, pour moi, c'est important car démocratique.

 

Le discours a légèrement changé. Je n'entends plus les antiennes reprises constamment, alors que la réalité les démentait. "On est proche d'un accord" "Tout est sur la table" Pas question de ne pas tenir compte du travail énorme fait par les négociateurs de l'Olivier pendant des mois" Embarras mais pas de culpabilité sur le plus incroyable : des négociations uniquement bilatérales depuis septembre !

 

Il est pathétique de constater que la volonté d'Elio Di Rupo de réunir ensemble les partis qui ont accepté sa note, même en affirmant bien fort qu'elle était négociable, soit intervenue aussi tard malgré les échecs successifs.

 

Que dire de toutes ces notes qui se sont succédé sans succès ? Et cela continue puisque le CD&NV veut repartir de sa note. Et on espère comme une victoire qu'il rejoindra les négociations malgré le refus de la NV-A. Nous en sommes donc là. Supplier un parti flamand de rejoindre les négociateurs ! Pour faire quoi ? Accepter ce qui paraissait inacceptable, détricoter la note d'Elio Di Rupo, qui, il faut bien le dire, n'est pas parfaite même si le travail que le formateur a fourni est considérable ?

 

Aucun parti ne veut des élections. C'est vrai que cela ne ferait que radicaliser les positions. Alors ? Bien malin celui qui trouvera une solution au blocage actuel même si le CD&NV rejoignait le groupe des sept.

 

Il y a pourtant un optimiste : Karl-Heinz Lambertz, le ministre président de la Communauté germanophone, qui affirme qu'on en sortira mais qu'il faudra du temps. Du temps, après 400 jours sans gouvernement. Pourtant, je souhaite qu'il ait raison. Je souligne aussi qu'il a affirmé qu'il croyait que la Belgique fédérale compterait quatre entités. C'est mon voeu mais, actuellement, rien ne permet de le croire. Johan Van de Lanotte va un peu dans le même sens mais avec un bémol d'envergure : "On se dirige vers une structure architecturale du pays composé de quatre entités mais, ces dernières ne pourront pas exercer toutes les mêmes compétences." (LB du 13/07/2011)

 

Si mes informations sont exactes, Herman Van Rompuy a programmé un sommet européen le 21 juillet. Cette décision handicape le défilé. Blocage du quartier Schmann, plus de policiers pour assurer la sécurité. Le fait-il exprès ?

 

Je pourrais terminer mon post par une banalité : "L'espoir fait vivre". Non, je suis trop désespérée pour dire cela.

 

07/07/2011

LIBRES PROPOS 2.

 

Je n'ai pas lu la note d'Elio Di Rupo mais j'ai écouté attentivement la conférence de presse.  Je suis contente qu'il ait tenu sa promesse de transparence, la note était très détaillée et elle est accessible à tous. Je ne vais pas la commenter ni la coter. Equilibrée ou pas, chaque parti aura sans doute son opinion. Je me contenterai donc de propos généraux.

 

Une première remarque, Elio Di Rupo s'est livré à un exercice périlleux, difficile, courageux puisqu'il sait qu'il ne contentera pas tout le monde à commencer par la FGTB qui s'est montrée très critique. J'attendais de madame Demelenne, sa prédiction d'un "bain de sang" elle n'a pas été jusque là. (C'était plus facile contre les libéraux !)

 

Je crois que la scission de BHV est indispensable. Il y a trop longtemps que le dossier empoisonne le pays. Vouloir élargir Bruxelles, c'est demander la lune. Il est clair que dans n'importe quel pays, une capitale pourrait s'étendre. Mais, tout le monde sait depuis longtemps que céder une partie de "son territoire" serait difficile n'importe où. On le voit très bien quand une partie d'un pays veut se séparer de l'autre ou dans les revendications régionalistes qui fleurissent dans plusieurs états.

 

Honnêtement, je ne vois pas bien en quoi le rattachement de quelques communes à Bruxelles, communes devenues bruxelloises, règlerait le sort de Bruxelles. L'essentiel, il me semble, est le refinancement de la capitale et d'éviter la cogestion Wallonie/Flandre. Donc mon inquiétude viendrait des compétences données aux régions mais je l'éprouve autant pour la Wallonie que pour Bruxelles. Je ne suis d'ailleurs pas pour l'appellation Wallonie/Bruxelles car je défends l'autonomie de Bruxelles.

 

J'avouerai que les cartes publiées il y a quelques années par le FDF rattachant ma commune à Bruxelles m'avait profondément choquée. Je n'ai pas envie d'habiter Bruxelles et qu'un président de parti le décide sans me demander mon avis me déplaît. Une anecdote d'ailleurs, le FDF avait, un moment, demandé que les bus De Lyn n'entrent plus dans Bruxelles ! Tant pis pour les Francophones de la périphérie qui empruntent ces bus autant que les Flamands.

 

Si j'ai bien compris, les Francophones de la périphérie pourront toujours être jugés en français. Quant au vote uniquement pour les partis flamands, cela ne me gêne nullement. C'est une perte de voix pour les partis francophones, c'est tout. Pour ma part, je vote pour la personne compétente et, je ferai un aveu, j'ai déjà voté pour des Flamands.

 

Il est normal que les Flamands râlent sur la fameuse tache d'huile, l'expansion du français en périphérie. Elle est inévitable comme d'ailleurs l'extension de l'arabe et d'autres langues. Aucun décret n'empêchera quelqu'un de parler chez lui comme il l'entend et dans les communes de la périphérie, actuellement déjà, dans les services publics. le néerlandais est obligatoire. Ma carte d'identité est rédigée en flamand, je suis née à Borgworm pas à Waremme, est-ce si grave ? Idem pour la convocation électorale qui n'est jamais qu'un nom de rue et un numéro !

 

Je comprends que le FDF attaque la Flandre sur certains aspects juridiques mais empêcher un accord serait drôlement plus dommageable pour tous.

 

Je l'ai dit, je n'ai pas lu la note de Di Rupo et il y a certainement des aspects gênants. Il est vraiment loufoque d'imaginer un code de la route différent au nord et au sud, ce n'est qu'un exemple.

 

J'ai entendu les critiques sur les titres-services. Là, je ne comprends pas. 7 euros cinquante, même plus, pas de déduction fiscale, ce n'est pas la mort. Quant à dire, que c'est le retour au travail au noir, c'est ridicule. Le personnel d'entretien est bien conscient de ce que lui apporte les titres-services et que je sache, ce n'est pas les personnes à très bas revenu qui peuvent se payer une femme d'ouvrage. Prendre quelqu'un au noir, le faire assurer reviendra plus cher à l'employeur que le titre-service même augmenté.

 

J'espère que cette fois, les politiques tiendront compte de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Je souhaite que l'intérêt commun soit une priorité. Je voudrais que les politiques soient,  cette fois, des hommes responsables, conscients qu'un échec serait dramatique pour l'avenir de tous.