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07/07/2011

LIBRES PROPOS 2.

 

Je n'ai pas lu la note d'Elio Di Rupo mais j'ai écouté attentivement la conférence de presse.  Je suis contente qu'il ait tenu sa promesse de transparence, la note était très détaillée et elle est accessible à tous. Je ne vais pas la commenter ni la coter. Equilibrée ou pas, chaque parti aura sans doute son opinion. Je me contenterai donc de propos généraux.

 

Une première remarque, Elio Di Rupo s'est livré à un exercice périlleux, difficile, courageux puisqu'il sait qu'il ne contentera pas tout le monde à commencer par la FGTB qui s'est montrée très critique. J'attendais de madame Demelenne, sa prédiction d'un "bain de sang" elle n'a pas été jusque là. (C'était plus facile contre les libéraux !)

 

Je crois que la scission de BHV est indispensable. Il y a trop longtemps que le dossier empoisonne le pays. Vouloir élargir Bruxelles, c'est demander la lune. Il est clair que dans n'importe quel pays, une capitale pourrait s'étendre. Mais, tout le monde sait depuis longtemps que céder une partie de "son territoire" serait difficile n'importe où. On le voit très bien quand une partie d'un pays veut se séparer de l'autre ou dans les revendications régionalistes qui fleurissent dans plusieurs états.

 

Honnêtement, je ne vois pas bien en quoi le rattachement de quelques communes à Bruxelles, communes devenues bruxelloises, règlerait le sort de Bruxelles. L'essentiel, il me semble, est le refinancement de la capitale et d'éviter la cogestion Wallonie/Flandre. Donc mon inquiétude viendrait des compétences données aux régions mais je l'éprouve autant pour la Wallonie que pour Bruxelles. Je ne suis d'ailleurs pas pour l'appellation Wallonie/Bruxelles car je défends l'autonomie de Bruxelles.

 

J'avouerai que les cartes publiées il y a quelques années par le FDF rattachant ma commune à Bruxelles m'avait profondément choquée. Je n'ai pas envie d'habiter Bruxelles et qu'un président de parti le décide sans me demander mon avis me déplaît. Une anecdote d'ailleurs, le FDF avait, un moment, demandé que les bus De Lyn n'entrent plus dans Bruxelles ! Tant pis pour les Francophones de la périphérie qui empruntent ces bus autant que les Flamands.

 

Si j'ai bien compris, les Francophones de la périphérie pourront toujours être jugés en français. Quant au vote uniquement pour les partis flamands, cela ne me gêne nullement. C'est une perte de voix pour les partis francophones, c'est tout. Pour ma part, je vote pour la personne compétente et, je ferai un aveu, j'ai déjà voté pour des Flamands.

 

Il est normal que les Flamands râlent sur la fameuse tache d'huile, l'expansion du français en périphérie. Elle est inévitable comme d'ailleurs l'extension de l'arabe et d'autres langues. Aucun décret n'empêchera quelqu'un de parler chez lui comme il l'entend et dans les communes de la périphérie, actuellement déjà, dans les services publics. le néerlandais est obligatoire. Ma carte d'identité est rédigée en flamand, je suis née à Borgworm pas à Waremme, est-ce si grave ? Idem pour la convocation électorale qui n'est jamais qu'un nom de rue et un numéro !

 

Je comprends que le FDF attaque la Flandre sur certains aspects juridiques mais empêcher un accord serait drôlement plus dommageable pour tous.

 

Je l'ai dit, je n'ai pas lu la note de Di Rupo et il y a certainement des aspects gênants. Il est vraiment loufoque d'imaginer un code de la route différent au nord et au sud, ce n'est qu'un exemple.

 

J'ai entendu les critiques sur les titres-services. Là, je ne comprends pas. 7 euros cinquante, même plus, pas de déduction fiscale, ce n'est pas la mort. Quant à dire, que c'est le retour au travail au noir, c'est ridicule. Le personnel d'entretien est bien conscient de ce que lui apporte les titres-services et que je sache, ce n'est pas les personnes à très bas revenu qui peuvent se payer une femme d'ouvrage. Prendre quelqu'un au noir, le faire assurer reviendra plus cher à l'employeur que le titre-service même augmenté.

 

J'espère que cette fois, les politiques tiendront compte de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Je souhaite que l'intérêt commun soit une priorité. Je voudrais que les politiques soient,  cette fois, des hommes responsables, conscients qu'un échec serait dramatique pour l'avenir de tous.

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