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31/05/2009

ELECTIONS EUROPEENNES.

Enfin un débat sur les élections européennes sur RTL. Têtes de liste et seconds de tous les partis sur le plateau. Au début, ils donnent l'impression qu'il n'y a pas de différences entre eux. Ce que remarquent immédiatement les téléspectateurs dont les mails défilent à l'écran. Est-ce à cause de cela ou parce que Pascal Vrebos insiste pour qu'ils parlent de leurs programmes que le ton change ? Et on revient à ce qui se passe d'habitude, un peu de cacophonie, les habituels "c'est pas vrai" (dit plus poliment) mais rien de concret. Voyons cela parti par parti.

LES SOCIALISTES.

Tête de liste : Jean-Claude Marcourt – Seconde : Véronique De Keyser.

Comme on le sait Jean-Claude Marcourt est sur une liste européenne à défaut d'avoir eu la première place sur une liste régionale. Il a d'ailleurs souvent répété que s'il pouvait revenir à la Région après les élections, il n'hésiterait pas. C'est donc sans surprise, qu'interrogé sur le programme, il égrène ce qu'IL a fait en Wallonie !

Véronique De Keyser, députée sortante, connaît bien l'Europe et sa première intervention est intéressante. Hélas, appelée à réagir sur les propos des autres, elle refuse disant qu'elle veut parler d'autre chose.... les Palestiniens ! C'est du ressort de l'Europe mais ce refus sonne mal. Regrettable, elle aurait pu corriger les propos de sa tête de liste.

LE CDH.

Tête de liste : Anne Delvaux – Second : Carlo Di Antonio.

Anne Delvaux n'arrive pas bien à expliquer le programme de son parti, elle reprend les discours connus des humanistes pour la Région. Dommage, car elle connaît l'Europe. Elle en explique très bien le fonctionnement quand on lui reproche d'être dans le même groupe que Berlusconi. C'est une européenne convaincue qui, au moins, ne rêve pas d'être ailleurs !

Carlo Di Antonio ? Franchement, je n'ai rien retenu, son discours m'est apparu comme une litanie insipide.

LES ECOLOS

Tête de liste : Isabelle Durant – Second : Philippe Lambert.

Isabelle Durant s'efforce de convaincre mais je connais trop le discours écologique pour m'y intéresser. Couplet habituel contre les OGM et..... je ne sais plus. Le disque est rayé.

Philippe Lambert : je n'ai rien retenu sauf qu'il est informaticien. (je n'ai pas compris quelle importance cela avait).

LES LIBERAUX.

Tête de liste : Louis Michel – Seconde – Frédérique Ries.

Louis Michel est commissaire en "vacance", il a fait du bon travail en Europe et donne des précisions intéressantes. Une sortie courageuse sur les OGM, qui pourraient nourrir les populations d'Afrique par exemple. Malheureusement, lui aussi, insiste sur l'importance des Régionales, il n'a pas caché qu'il abandonnerait bien l'Europe pour la Wallonie. Soit, c'est son droit.

Frédérique Ries est une députée sortante, à mon avis, celle qui connaît le mieux l'Europe mais chaque fois qu'elle parle, elle se fait massacrer par les autres. La compétence, cela ne convient pas à un polique, qu'elle se taise ! Même Jean-Claude Marcourt l'attaque sur un sujet débattu en commission et dont elle était le rapporteur. Lui qui n'y connaît rien. Quelle arrogance !

Bien difficile, la politique. Alors qu'ils accusaient les médias de ne pas parler assez de l'Europe, ils ont réussi à ce que je me dise que ce débat était tout... sauf utile. Non, je corrige, j'en sais plus sur les candidats. C'est déjà cela.

 

21:47 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (3)

30/05/2009

PROPOS D'UNE CITOYENNE ORDINAIRE. (2)

J'attendais beaucoup du débat des présidents de parti sur la RTBF. Quelle déception ! Rien de neuf. Les mêmes discours, vagues, peu de précisions sur les programmes.

Le sort avait placé Elio Di Rupo en face de Didier Reynders. Si un regard pouvait tuer, Didier serait mort ! Agressif, mêchant même, je ne reconnais plus un président dont on vantait le charme.

Les thèmes choisis par les téléspectateurs étaient sans surprise. Les réponses aussi sans suprise. J'attendais des précisions sur l'enseignement. Après l'attaque du décret mixité sociale, les présidents, la main sur le coeur, disent qu'elle est nécessaire mais sans préciser comment l'obtenir. Michel Javaux dit seulement qu'elle ne peut se décréter, Didier Reynders qu'elle est déjà réalisée dans beaucoup d'écoles, ce qui est vrai. On repartira d'une page blanche. C'est acté, en attendant le mal est fait.

Autre refrain habituel, la revalorisation de l'enseignement de qualification et professionnel. On entend cela depuis des années mais de nouveau aucune proposition. Pour moi, une déception. Je croyais avoir entendu que le PS n'était plus opposé à une collaboration écoles/entreprises, Elio Di Rupo renouvelle son opposition.

Je comprends la difficulté de formuler des propositions pour l'école. C'est tout le système qu'il faudrait revoir et c'est impossible. On se contente d'affirmer une fois de plus qu'il faut plus de moyens pour les écoles en difficulté. C'est déjà fait pour les Zeps. Le PS défend les évaluations d'élèves en primaire et secondaire. Une évaluation n'est jamais qu'un constat qui malheureusement ne mène pas à l'amélioration. Au fond, depuis quand n'évalue-t-on plus les élèves ? Je croyais qu'elle était continue.

Aucun mot sur la nécessaire autonomie des écoles ou des professeurs, sur les programmes, les méthodes, rien sinon un éloge des profs, cela fait bien, un appel à une meilleure formation initiale. En clair, apprendre aux profs à gérer les conflits ou la violence. Je suis sceptique.

Justement, à propos de violence, on n'en parle pas. On se contente de dire que le métier d'enseignant est difficile. OK, on le savait. Pas un mot sur le "foulard" ou pourtant la proposition d'Ecolo de le permettre avait provoqué un véritable tsunami dans les blogs.

Pour les Finances, attaque de Di Rupo sur le ministère des finances encore une fois sans précision sauf une allusion à un rapport de la Cour des Comptes que je ne connais pas. Déformation des propositions MR sur les fonctionnaires à ne pas remplacer. Pour Di Rupo cela devient moins de profs, moins de facteurs, moins de professeurs, alors que Reynders parlait administration. Ecolo défend ses taxes, mais en les justifiant comme un moyen de récupérer de l'argent pour l'utiliser ailleurs. Soit, on engraisse déjà les intercommunales chargées de la récolte des déchets, on paiera sans doute sa bouteille d'eau encore plus chère. Quant à la rénovation des maisons pour les rendre moins énergivores, les téléspectateurs font bien remarquer que tout le monde ne peut pas se le permettre, financièrement. J'ajouterai que les doubles ou triples vitrages transforment en été les appartements en chaudrons qui fait que les habitants se sont précités sur les appareils de climatisation, grands consommateurs d'énergie !

L'émission se termine par la remise des cadeaux. La palme de l'originalité revient à Joëlle Milquet, la palme de la méchanceté à Elio Di Rupo. Le livre choisi pour Didier Reynders, une véritable gifle. (J'ai oublié le titre). Michel Javaux reste dans le classique, livres et cd pour tout le monde et paraît très content du maillot des rouges remis par Didier Reynders.

Une petite citation pour terminer ce post qui donne une idée nécessairement subjective et incomplète du débat.

"L'homme sage apprend de ses erreurs. L'homme plus sage apprend des erreurs des autres". (Confucius).

 

09:59 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

28/05/2009

MICHEL GURFINKIEL ET ISRAEL.

Michel Gurfinkiel.jpg

Michel Gurfinkiel est un historien, écrivain. Il est président de l'Institut Jean-Jacques Rousseau, un institut européen d'études et de recherches spécialisé dans les questions stratégiques et géopolitiques. Il a été rédacteur en chef de Valeurs actuelles et éditorialiste au Wall Street Journal. C'est un expert mondialement reconnu du Proche et Moyen Orient.

Parmi ses ouvrages récents La Cuisson du Homard, Réflexions intempestives sur la Nouvelle guerre d'Israël (2001), Le Retour de la Russie (2001), Un Devoir de Mémoire (2008). Dans ce dernier livre, il parle de son père, déporté à Auschwitz en 1942 et libéré par les Américains le 6 mai 1945. Il explique combien il était difficile de le faire parler de la Shoah et comment c'est seulement après sa mort qu'il a pu reproduire ses confidences et les réponses aux questions qu'il lui posait. Par exemple, comment avait-il pu garder la foi ?

LE ROMAN D'ISRAEL.

Ce livre a été publié en 2008. Le titre est particulièrement bien choisi. En effet, il comprend une partie historique, bien documentée mais aussi des dialogues imaginaires entre des personnages historiques ou fictifs.

L'auteur retrace l'histoire du peuple juif depuis ses origines. Il s'appuie, pour les événements très anciens, sur la bible, dont, dans une de ses conférences, il reconnaît qu'on n'est pas obligé d'y croire.

Le livre est très documenté mais vous n'y trouverez pas de longues descriptions sur l'histoire juive comme on les trouve dans d'autres essais par exemple les dominations des Assyriens, des Perses, d'Alexandre le Grand ou des Romains.

L'auteur ne s'étendra pas davantage sur les événements de l'ère chrétienne, les accusations comme la "diffamation du sang" en 1144, les expulsions d'Angleterre (1290) d'Espagne (1391) ou de France (1394) ou les pogroms du dix-neuvième siècle.

Il consacre un chapitre à Théodor Herzl connu comme père du sionisme. J'ai trouvé intéressant de me concentrer sur cette partie du livre.

Herzl est né à Budapest en 1860, dans une famille aisée mais peu pratiquante. C'est en ce moment que la Hongrie s'émancipe au sein de la monarchie des Habsbourgs et devient un royaume autonome, associé à l'Empire d'Autriche. Les Herzl se veulent autrichiens. En 1878, la famille s'installe à Vienne et Theodor s'inscrit à la faculté de droit. Il obtient son doctorat mais comme Juif, il ne peut accéder aux fonctions publiques. (Gustave Mahler devra se convertir pour être nommé à la tête de l'opéra de Vienne). Herzl devient journaliste, puis auteur de théâtre. En 1885, il s'enflamme un instant pour un projet délirant : la conversion des Juifs au christianisme ! Projet sans suite dont il aura honte. Il ne prête aucune attention au premier sionisme des années 1870-1880, du baron Rothschild notamment. Il se passionne plutôt pour la révolution technologique et industrielle : électricité, téléphone, automobile, avion, cinéma.

En 1891, il est le correspondant parisien d'un quotidien d'Autriche-Hongrie. En 1894, la dégradation publique de Dreyfus, est un choc, qui le décidera à estimer que la solution de la question juive est le regroupement des Juifs dans un seul pays. Il rédige "L'Etat juif".

Suivront une longue série d'entretiens. Appuyé par Frédéric Ier de Bade, il est reçu dans toutes les cours ou chancelleries d'Europe. Un congrès sioniste est prévu à Munich, mais la communauté juive s'y oppose, "par patriotisme allemand". Il aura lieu à Bâle, en 1897. Il est élu président de l'OSM. (Organisation sioniste mondiale). C'est à la requête de l'empereur allemand Guillaume II qu'il se rend en Terre Sainte. Le pays lui apparaît pauvre, sans verdure. Les communautés juives sont rongées par la fièvre venant des marais. Quand il se rend à Jérusalem, il écrit dans son journal : "Quand je me souviendrai de toi, Jérusalem, ce ne sera pas avec plaisir". Bien qu'ils forment plus de la moitié de la population, les Juifs endurent quotidiennement le mépris des musulmans et des chrétiens.

Revenu en France, il reprend son combat et accepte même la proposition de Chamberlain d'établir un Etat provisoire en Ouganda. Elle sera rejetée par son mouvement. Herzl est terrassé par une crise cardiaque le 3 juillet 1904, il venait d'avoir quarante-quatre ans. Ses restes seront réinhumés à Jérusalem, en 1949, quelques mois après l'indépendance d'Israël.

Les derniers chapitres de l'ouvrage sont consacrés à la période précédant la déclaration d'Indépendance du 14 mai 1948. Le lecteur découvre des pages trop souvent ignorées de l'histoire de la communauté juive sous le mandat britannique, (1922/1948) depuis le double jeu des Anglais en passant par les conflits internes des mouvements sionistes et le refus de plus en plus violent des Arabes contre la présence juive en Palestine. (ghettos, émeutes). Jusqu'en 1939, les Britanniques n'accordent aux Juifs que des visas limités d'immigration. Tout le monde connaît l'odyssée de l'Exodus en 1947, le paquebot qui conduit 4500 rescapés de la Shoah vers la Palestine. La Royal Navy embarque les passagers sur des paquebots chargés de les ramener en Europe. Ils seront internés dans des camps près de Hambourg.

Quatre mois plus tard, l'Assemblée générale de l'ONU prend la décision de partager la Palestine en deux Etats : un Etat arabe et un Etat juif. Le Conseil de la ligue arabe s'oppose à cette décision et très vite les affrontements commencent entre Juifs et Arabes. Début d'une série de guerres et d'efforts pour la paix, jamais aboutis.

Il est intéressant en ce moment où il y a polémique sur Pie XII à propos de son silence sur la Shoah, de rapporter ce que dit Michel Gurfinkiel :"Le monde savait, Churchill, Roosevelt aussi, mais aucun n'envisageait de bombarder les voies de chemin de fer qui menaient vers les camps de concentration. Le seul moyen de sauver une partie du peuple juif était de gagner la guerre, fût-ce en oubliant, les Juifs qui mouraient".

Michel Gurfinkiel termine son livre en rappelant les droits des Palestiniens d'avoir un état, y compris la Palestine arabe mais rappelle que s'il y a beaucoup de pays arabes souverains, il n'y a qu'un pays juif, Israël.

L'auteur, sur son site internet, commente l'actualité. Dans un de ses articles, il se félicite de la déclaration de Benoît XVI, faite en Jordanie :"L'ancienne tradition du pèlerinage nous permet de nous rappeler le lien intangible qui existe entre l'Eglise et le peuple juif".

Le livre a été publié aux éditions du Rocher, dirigé par Vladimir Fédoroski qui vient de publier "Les amours de la Grande Catherine".

 

22/05/2009

FOULEK RINGELHEIM.


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L'auteur est né en 1938, à Ougrée. Après des études de droit à Liège, il obtient une licence en criminologie à l'ULB et exerce le métier d'avocat jusqu'en 1977, avant de devenir magistrat. Membre du Conseil supérieur de la Justice, il est l'auteur de plusieurs romans et de nombreux articles traitant du droit et de la Justice.

LA SECONDE VIE D'ABRAM POTZ.

Abram Potz est psychanalyste. Il participe toujours aux voyages organisés par les Voyages Hippocrate où il rencontre toujours les mêmes personnes, des médecins et leurs conjoints. A quatre-vingt-six ans, il supporte mal la vieillesse dont il décrit les ravages. Au cours d'un voyage dans les Andes, il décide d'assassiner quelqu'un au hasard. "Derrière le rocher, une plate-forme surplombait le lac et la couronne de volcans qui l'entoure. Un grand type se tenait debout au bord du gouffre, les jambes écartées, les mains sur les hanches. ... J'ai fait deux pas en avant, la respiration suspendue. Le type a murmuré : merde, que c'est beau...J'ai levé ma canne à deux mains et je lui ai donné bourrade au creux des reins. Il s'est cabré, ses bras ont exécuté deux moulinets et il a basculé dans le vide sans crier. J'ai entendu le corps rebondir sur la paroi et quelques secondes plus tard un bruit lointain suivi d'un faible écho."

Il revient au car et participe aux recherches, avec les autres. Il n'est pas soupçonné et commence sa seconde vie, celle d'un tueur en série.

L'auteur nous rend Abram Potz, sympathique alors qu'il devrait susciter en nous de l'aversion non seulement pour ses crimes gratuits, mais aussi pour la haine qu'il éprouve envers tous ceux qu'il côtoie et qu'il décrit, minutieusement, avec une méchanceté qui fait froid dans le dos.

Le livre est aussi un regard implacable sur la société et le sort qu'elle réserve aux vieux. Abram Potz se voit comme quelqu'un qui est regardé avec dégoût, à qui on reproche de coûter trop cher à la collectivité. L'image négative qu'il a de lui-même, il la projette dans le regard des autres.

L'humour est féroce, noir. Cependant, même si sa parano est bien palpable, Abram Potz apparaît paradoxalement comme le témoin d'une société aux vieux oubliés, maltraités, vivant dans une solitude sidérale.

Le roman a obtenu le Prix des lycéens en 2005. Cela bien que certaines phrases que l'auteur met dans la bouche de son personnage aient heurté les jeunes. "Je hais les jeunes autant que je leur fais horreur. Eux et moi sommes faits pour nous haïr : ils sont ce que je fus et je suis ce qu'ils seront."

Un petit livre passionnant, bien écrit. La fin est un peu surprenante. Abram Potz rêve d'un procès d'Assise, il n'aura pas lieu. Mais ce rêve donne à l'auteur l'occasion de parler de ce qu'il connaît bien, la justice.

18/05/2009

PROPOS D'UNE CITOYENNE ORDINAIRE.

Il fallait s'y attendre, la campagne électorale sera celle des tirs assassins. Philippe Moureaux évoquant les affaires, affirme que ce genre de pratiques est naturel pour la droite, qu'elles font partie de leur idéologie. Réactions en chaîne : Didier Reynders décrète l'appareil socialiste infréquentable. Laurette Onkelinks parle de démission (sic), Joëlle Milquet affirme que le CDH n'entrera pas dans un gouvernement dont les partenaires ne se conformeraient pas aux exigences éthiques.

Je pense que la crise met les partis dans une condition très défavorable pour une campagne électorale. En tant que ministre des Finances, ayant été en première ligne dans l'affaire Fortis, Didier Reynders est une cible facile. Le PS, qui vit habituellement de clientélisme (je vote pour un socialiste qui m'a donné un emploi), qui a son syndicat sur le dos, n'est pas dans une situation aisée. La rengaine connue de son président "nous ne nous préoccupons que du bien des gens" ne passe plus. Le CDH qui oscille entre les deux autres partis, n'est pas dans une position plus confortable. Les propos tenus par sa présidente alors qu'elle a fait échouer l'orange bleue pour faire revenir les socialistes au pouvoir, ne sont plus crédibles. Il reste Ecolo qui profite de ce qu'il était dans l'opposition au Fédéral et peut jouer "aux purs". Ceci pour ceux qui ont oublié les interventions musclées et pas toujours, disons-le, crédibles de Jean-Marc Nollet.

Je voudrais faire un petit retour en arrière et parler de ce que je connais, l'enseignement. L'administration est entièrement aux mains des socialistes. Je me souviens comment le ministre Hazette était boycotté par son administration, comment certains fonctionnaires socialistes n'avaient pas peur de déclarer qu'une intervention libérale pour un dossier classait aussitôt ce dossier dans ceux qu'il ne traiterait pas ! Je me souviens qu'un département est resté très longtemps sans directeur parce qu'il fallait attendre qu'un socialiste puisse être nommé. Soyons justes, il y a des fonctionnaires socialistes corrects et je dois dire que Elio Di Rupo a été un ministre impartial. Mais les instituteurs en veulent à Jean-Marc Nollet, déplorable ministre, les enseignants, à Marie Arena dont les réformes ont été désastreuses et bien sûr, le décret Mixité Sociale n'a rien arrangé.

Ce matin, sur la RTBF, Philippe Courard affirmait, sans rire, que si les socialistes avaient été choisis après l'examen Selor, c'est que "les autres" n'étaient pas intéressés par la fonction publique ou n'avaient pas réussi l'examen. Qui peut croire cela ?

Autre déclaration, il y a moins d'intercommunales. Je constate que l'obligation de recycler ses déchets, si on ne peut que l'approuver, a été une occasion de créer des intercommunales qui ont tous pouvoirs. Dans ma commune, cela va très loin. Interdiction est faite aux ASBL de collecter les vêtements. Les containers de TERRE par exemple, ont été supprimés. Ou, le comble, une ASBL qui a comme objectif l'aide à l'enfance peut continuer mais sous le contrôle de l'intercommunale !

Je comprends que de se préoccuper de la planète est bien mais on a entretenu des peurs irraisonnées qui ne peuvent que profiter à Ecolo d'où, sans doute, aussi, une explication de son succès actuel.

Les partis alternatifs n'ont pas eu un discours très convaincant, ni d'ailleurs, la semaine dernière, les nouveaux candidats "médiatiques".

Et l'Europe ? Rien. Je me demande combien de personnes savent que la convocation reçue dans leur boîte aux lettres est aussi une convocation pour les élections européennes. Un signe ne trompe pas : certains candidats d'une liste européenne se retrouvent sur une liste régionale !

 

 

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