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24/04/2009

FRANCOIS de CLOSETS.

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Producteur de télévision, animateur, journaliste, écrivain, François de Closets est bien connu des téléspectateurs et de tous ceux qui s'intéressent à la société française, aux sciences, à l'économie ou à l'histoire.

Il est né le 25 décembre 1933 à Enghien. Il a fait un doctorat en droit et est diplômé de l'Institut d'Etudes politiques. Il entre à l'agence France-presse et en 1962 se spécialise dans les questions scientifiques. Il a été un des premiers journalistes scientifiques à la télévision française. Sur TF1, il a produit L'enjeu en 1978, puis Médiations en 1988. Sur France 2 : Savoir plus santé, Les grandes énigmes de la science, Les grandes énigmes de l'histoire.

Comme journaliste, il a participé à L'Express, Le Nouvel Observateur, L'Evénement du Jeudi, France Inter.

Son premier succès littéraire est Le bonheur en plus, publié en 1974. Livre assez révolutionnaire, à l'époque, puisqu'il démontre que le progrès ne fournit que des améliorations illusoires et que la prospérité économique ne supprime pas les inégalités.

Dans Toujours plus publié en 1982, il dresse un nouveau palmarès des inégalités mais ne s'attaque pas seulement aux grandes fortunes ou aux hauts revenus, mais aux privilèges comme la sécurité d'emploi des fonctionnaires, les droits acquis de certaines catégories de la population. Face à eux, la France des petits patrons, des ouvriers, des travailleurs précaires ou sans emploi.

Il ira plus loin encore dans La Grande Manip, publié en 1990, dénonçant le terrorisme intellectuel, l'intimidation morale, le jeu des pouvoirs. Un livre provocant, corrosif, mais aussi plein d'humour, réveillant l'esprit critique "Se faire avoir ou pas ?"

Voici comment il présente Le compte à rebours, publié en 1998. "Le compte à rebours est en marche. Si rien ne vient l'interrompre, le Front national arrivera au pouvoir ...la poussée de l'extrême droite n'est que l'expression politique d'une crise générale, pour la contenir il faut s'attaquer aux vrais problèmes de notre société. A la crise sociale d'abord, dont témoigne cruellement ce nouveau prolétariat de chômeurs et d'exclus toujours plus sensibles à la démagogie de l'extrémisme, à la crise financière aussi, entretenue par un déficit budgétaire qui oscille entre 15 et 20 % d'une année à l'autre, à la crise de l'immigration enfin, empoisonnée par les jeux pervers de la politique. ... Notre malheur, c'est ce "modèle français" qui cache sous de beaux principes l'égoïsme, le conservatisme, l'impuissance et la plus brutate injustice. Le compte à rebours n'est pas une fatalité. ... Pour éviter l'intolérable, j'ai choisi de dire les vérités qui déplaisent."

Je n'étonnerai personne en disant que ses livres ne lui ont pas donné que des amis et je ne suis pas persuadée qu'il ait été vraiment entendu.

Il sera tout aussi iconoclaste sur un autre sujet, l'enseignement, dans Le Bonheur d'apprendre et comment on l'assassine. (1996). Un véritable réquisitoire contre l'école qui rend ennuyeuse des matières passionnantes, qui sélectionne avant d'éduquer, qui s'acharne à dispenser un enseignement identique à des enfants différents. Il répond à des questions essentielles : pourquoi l'école fait-elle, tout à la fois, monter et baisser le niveau scolaire ? Pourquoi ne peut-elle être un remède au chômage et à la violence ? Questions toujours d'actualité.

Dans une interview publié dans LePoint du 28 février 2008, il s'indigne sur la manière dont on a traité Marie Humbert, la faisant passer pour une mère qui voulait tuer son fils, qui, lui, souhaitait vivre. Il attaque le rapport de Jean-François Mattei, farouche opposant à l'euthanasie. Il avait, avant l'affaire Humbert, publié La dernière liberté (2001) livre envoyé à tous les parlementaires sans susciter autre chose qu'une indifférence polie.

Je ne sais pas si François de Closets a préféré écrire ou faire de la télévision. Je crois qu'il a mis beaucoup de passion et d'enthousiasme à essayer de convaincre, à dire ce qu'il croyait juste. Tâche difficile. Je pense aussi qu'il a mis la même passion dans ses émissions télévisées dont le succès a certainement été une source de plaisir.

Je reviendrai sur son dernier livre paru en 2004, qui existe en livre de poche "Ne dites pas à Dieu ce qu'il doit faire" sous-titré "Einstein, le roman d'une vie. Un livre passionnant, très différent de ses autres publications.

17:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/04/2009

POLEMIQUES.

IL y a des jours où on se demande s'il faut réagir aux polémiques qui paraissent bien futiles par rapport à ce qui se passe dans le monde. Cependant, quand elles prennent une telle ampleur, elles vous forcent à vous exprimer.

Les déclarations de Benoît XVI lors de son voyage en Afrique ont suscité émotions, indignations, accusations, démentis, essais d'explications et ce n'est pas fini puisque le Sénat n'approuve pas la résolution du parlement contre les propos du pape.

Revenons en arrière. Dans l'avion qui le mène en Afrique, le pape fait une déclaration sur le préservatif qui, reprise par la presse, va enflammer non seulement les politiques, les médias, les citoyens belges et, plus inattendu, le parlement. Tout a été dit : gaffe, stupidité, faute politique ou, à contrario, propos déformés, phrase hors contexte, exploitation médiatique.

J'aurais aimé un langage plus vrai. L'Eglise est contre le préservatif, comme elle est contre l'avortement ou l'euthanasie, mais il me semble qu'elle admet la nécessité de son emploi, pour le respect de la vie, qui est aussi une valeur chrétienne. Le pape s'est exprimé avec candeur, c'est vrai, le moment était mal choisi, mais sa déclaration se situait dans la droite ligne de l'Eglise. Pourquoi ne pas rappeler qu'il ne s'agissait pas de dogme et que selon la casuistique chère aux Jésuites, chacun est libre d'agir selon sa conscience ?

Je trouve lamentable le vote des parlementaires et l'accusation de "crime contre l'humanité". Nos parlementaires ont été ridicules. S'indigner, s'exprimer, critiquer, pourquoi pas, mais amener un parlement à voter une motion, aller même, comme l'a fait Joëlle Milquet, jusqu'à parler d'exclusion du parti pour ceux qui ne la voteraient pas, c'est vraiment du n'importe quoi.

Autre polémique, le voyage des députés wallons. Je n'y connais rien, je n'ai pas d'opinion. Je peux comprendre certaines critiques : coût, voyage en fin de législature etc. Je n'ai pas approuvé l'arrogance de José Happart, mais là aussi les réactions, comme d'ailleurs sur d'autres sujets, ont vraiment été disproportionnées. A croire que le slogan "lave plus blanc que blanc" n'est plus seulement une publicité pour une lessive, mais un label politique.

A ma connaissance, pas de polémique sur la participation de la Belgique à Durban II. Moi, je n'ai pas compris et je serais plutôt du côté de ceux qui ont décidé de ne pas y participer. Comment ne pas penser qu'au même moment, se déroulaient les journées internationales de commémoration des victimes de la shoah ?

 

17:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1)