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28/11/2008

PAIEMENT DES ENSEIGNANTS.

Le paiement des enseignants en janvier plutôt qu'en décembre, prise à l'unanimité syndicale, refait polémique chaque année.

 

A l'époque, certains syndicats n'ont pas dit clairement que la mesure était irréversible puisque on ne peut toucher treize mois la même année.Les enseignants ont donc cru qu'il ne s'agissait que d'une seule année d'où la grogne.

 

En plus de cette désinformation, la communauté française en a profité pour faire des économies en versant le traitement non pas le 1er janvier mais le deux,trois, voire le six ! Il faut savoir qu'un retard d'un jour entraîne des bénéfices pour la communauté qui en a profité largement certaines années.

 

Je ne crois pas qu'il y ait un réel préjudice à toucher son traitement le 1er janvier plutôt que le 31 décembre. Mais les syndicats ont toujours exploité le mécontentement en faisant croire qu'il était possible de revenir sur une mesure qu'ils avaient acceptée.

 

 S'ajoute cette année, la guerre PS/MR qui fait qu'on accuse Didier Reynders de ne pas vouloir accorder une dérogation fiscale. En vertu de quoi ? Sous-entendre, comme le fait Laurent Gérard, dans son article, que Didier Reynders ne fait rien parce que les enseignants ne sont pas électeurs du MR, est une perfidie. On pourrait aller très loin et, en effet,  expliquer pourquoi. Dans la fonction publique, avoir la carte PS est bien souvent indispensable.....

10:54 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

19/11/2008

JEAN d'ORMESSON.

 

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J'aime beaucoup Jean d'Ormesson. Je l'ai découvert, il y a très longtemps, dans Au plaisir de Dieu dans lequel il raconte son enfance et sa jeunesse. Il a écrit de nombreux romans qui sont toujours le récit de sa vie. Il se raconte abondamment, mais il parle aussi de ses rencontres, de ses interrogations sur le monde, sur l'existence. Si certains sont empreints de mélancolie, je dirais que le fil rouge qui les relie est un goût prononcé du bonheur. Il aime la mer, les voyages, les femmes. Un érudit, mais qui ne boude pas son plaisir.

 

C'est un écrivain très médiatisé. Il a le record des passages chez Bernard Pivot, chez qui, le regard bleu pétillant de malice, il égrenait ses citations. Un vrai plaisir.

 

Son dernier livre Qu'ai je donc fait ? est dans la lignée des précédents. Il s'y raconte encore et fait une confidence sur un amour de jeunesse qui avait provoqué un scandale dans sa famille.

 

Il s'insurge contre l'étiquette d'écrivain catholique, se dit agnostique mais tous ses livres sont imprégnés de sa culture chrétienne.

 

J'ai beaucoup aimé Le rapport Gabriel dans lequel il imagine que Dieu, déçu du monde, envoie l'archange Gabriel pour lui faire rapport sur ce qui se passe sur terre. Dans C'était bien il nous relate comment il a essayé d'être heureux dans un siècle sanglant, où la science est porteuse autant de craintes que d'espérance. Une fête en larmes est le récit de la rencontre entre l'écrivain et une jeune femme, Clara, venue l'interviewer. Un voyage mélancolique et enchanteur à travers ses souvenirs. Mon dernier rêve sera pour vous est une biographie sentimentale de Chateaubriand, un de ses écrivains préférés.

 

Académicien, il a consacré deux livres à l'histoire de la littérature. Une autre histoire de la littérature française est un vaste panorama où on retrouve Rabelais, Stendhal, Flaubert, Voltaire, Hugo, Lamartine, Vigny mais aussi Sartre, Malraux, Camus, Apollinaire, Aragon.

 

Romancier, chroniqueur, directeur, un temps du  Figaro, il aura marqué son époque.

10:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

DECRET MIXITE SOCIALE.

Le décret Aréna, amendé per le ministre Dupont, a suscité bien des critiques. Il fallait un peu de courage pour le supprimer mais c'était se heurter au tabou de la "mixité sociale". Il a donc été amendé et est resté préjudiciable aux écoles, aux parents, aux enfants. Quotas, priorités, tirages au sort et surtout, implicitement, établir qu'il y a de bonnes écoles et les autres... Sur quels critères ? Aucun sinon la réputation de l'école, parfois d'ailleurs discutable. Une bonne école est celle où on redouble ? Dans laquelle on réussit à force de cours particuliers ? Une école élitiste ?

En réalité, la mixité sociale existe et s'il y avait certains abus dans le refus d'inscriptions, cela ne justifiait pas la procédure lourde qu'établit le décret. Rappelons aussi que les écoles ont souvent changé de population d'après leur lieu géographique et se sont adaptées.

Le bon sens n'est pas la vertu cardinale des politiciens. On nous annonce d'autres réformes, sans doute aussi catastrophiques que les précédentes.

Et les enseignants dans tout cela ? Ils seront comme toujours les victimes de politiques désastreuses.

09:50 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (2)

07/11/2008

ELIE WIESEL


 

Elie Wiesel.jpg


Elie Wiesel est né à Sighet, en Roumanie, le 30 septembre 1928. A quinze ans, il a été déporté avec sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald. Il y perdra notamment ses parents et sa soeur. Libéré par les Américains, il passe une dizaine d'années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Il devient journaliste pour un quotidien israélien. François Mauriac l'aidera à publier sa toute première oeuvre La Nuit. Il y   relate son expérience de la shoah. (1958). En 1963, il devient citoyen américain et obtient une chaire en sciences humaines à l'université de Boston. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1986.

 

Il a écrit de nombreux livres. Survivant de la shoah, il tient à en parler. "Parler est impossible, se taire n'est pas permis." Il le fera donc par la littérature. Il a raconté combien il avait été choqué, à son arrivée en Amérique, par le racisme "Je n'ai jamais eu honte d'être juif, mais j'ai eu honte d'être blanc."Fervent défenseur des droits de l'homme, il se battra sur tous les fronts. (Juifs soviétiques, Kurdes, réfugiés cambodgiens etc.)

 

LE  CAS SONDERBERG.

 

Le héros est un jeune journaliste, Yedidyah, critique théâtral, qui doit couvrir le procès de Werner Sonderberg, jeune allemand résidant aux Etats-Unis, qui est accusé d'avoir assassiné son oncle. Il est parti dans les montagnes avec lui et est revenu seul. Au procès il déclare "Je suis coupable et non coupable."

 

Le procès va bouleverser Yedidyah et l'entraîner à revivre son passé. Qui est-il vraiment ? Comment retrouver les visages disparus d'un père, d'une mère, d'un frère ? Comment faire la paix avec lui-même ?

 

Elie Wiesel dit avoir écrit le livre pour décharger la jeunesse allemande d'un sentiment de culpabilité sur l'horreur que leur inspire ce qu'ont fait leurs grands-parents. D'où la confrontation de Werner Sonderberg avec, non son oncle, mais son grand-père, fugitif nazi,  qui essaie de convaincre son petit-fils que toutes les horreurs qu'il a commises étaient justes.

 

S'il déclare que le fanatisme menace le monde, il croit en la paix en Israël "Si l'Etat juif a pu faire la paix avec l'Allemagne, pourquoi ne la ferait-il pas avec les Palestiniens ?"

  

(Les citations sont reprises de différents entretiens).

 

 

10:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

04/11/2008

PIE XII.

Le père Gumpel, postulateur de la cause de Pie XII dans le processus de béatification, a affirmé que la procédure était achevée et qu'il ne manquait que la signature du Souverain Pontife. Benoît XVI a jugé opportun de s'accorder un temps de réflexion.

Rappelons que Giovanni Pacelli est né à Rome, le 2 mars 1876 et a été élu pape le 2 mars 1939, sous le nom de Pie XII. Il avait été nonce apostolique en Allemagne. Il connaissait donc très bien l'Eglise catholique allemande.

La polémique sur son "silence" à propos des Juifs n'a pas commencé à la fin de la guerre. A sa mort, en octobre 1958, Golda Meir, par exemple, déclarait pleurer un grand serviteur de la paix et s'associer au deuil de l'humanité.

Rolf Hochhuth fut le premier à accuser publiquement Pie XII de n'avoir pas fait tout ce qu'il pouvait et devait faire pour défendre les Juifs dans la pièce Le Vicaire, publiée en 1963. Différentes publications accusant ou défendant Pie XII se sont succédé.

Actuellement, la thèse la plus retenue est que le pape était bien au courant des persécutions et que son silence était inspiré par la crainte qu'une dénonciation officielle aurait provoqué une colère des nazis plus féroce encore. On sait aussi qu'il a protesté contre la persécution de gens innocents à cause de leur race, mais sans jamais citer les Juifs. Tout le monde admet que le Vatican, comme de nombreux catholiques, ont sauvé des Juifs, parfois au péril de leur vie.

On pourrait se demander ce qui se serait passé si Pie XII avait "parlé". On ne le saura jamais. L'histoire traite des faits non des hypothèses.

L'annonce de sa possible béatification a relancé la polémique. Ainsi, au cours du synode consacré à "La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise" avec une première participation judaïque, le rabbin de Haïfa, Yashouv Cohen, a demandé que Pie XII ne soit pas béatifié. Mais, il n'y a pas d'unanimité sur la question, pas plus chez les Catholiques que chez les Juifs.