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30/09/2008

EMISSIONS CULTURELLES.

Depuis le départ de Bernard Pivot "Ouvrez les Guillemets" "Apostrophes" Bouillon de culture", personne ne l'avait vraiment remplacé. Il y avait bien eu Guillaume Durand "Campus" "Esprits libres", d'excellentes émissions mais axées aussi sur des débats politiques, le cinéma, l'art, la musique. Rien à voir avec les émissions de Pivot, dont on a dit qu'il faisait vendre beaucoup de livres, des bons et des moins bons... Le talent oratoire de l'auteur primait parfois sur la qualité du livre.

J'ai eu envie de faire le tour des émissions culturelles de France Télévision.

FRANCE 2.

Café littéraire - Daniel Picouly - vendredi 22.30.

Des mots de minuit - Philippe Lefait - mercredi 1.20.

Vendredi, si cà me plaît - Christophe Hondelatte - vendredi 18.55.

L'objet du scandale - Guillaume Durand - dimanche 16.15.

FRANCE 5.

FOG - Franz-Olivier Giesbert - samedi 17.55.

La grande librairie - François Busnel - jeudi 20.35.

Ces émissions sont très différentes l'une de l'autre. Je n'en ferai pas la critique. Vous les retrouverez, présentation et programmes, sur les sites internet des chaînes. Vous aurez parfois l'occasion de les revoir en vidéo. A vous de vous forger une opinion.

11:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2008

LUCIANO PAVAROTTI.

Un an après sa mort, le monde entier lui a rendu hommage. Fait rare à une époque dont la tendance est plutôt d'oublier ceux qu'elle a appréciés.

Luciano Pavarotti est né à Modène le 12 octobre 1935. Il est considére comme le plus grand chanteur d'opéra depuis Enrico Caruso. Sa carrière à l'opéra a débuté en 1961. Il a chanté dans toutes les grandes salles d'opéra, a donné de nombreux concerts dont, innovation, certains en plein air et a contribué à populariser l'opéra, notamment par ses duos avec des chanteurs de variétés. Sa générosité est connue : aide aux jeunes chanteurs et concerts humanitaires.

Au cours de sa carrière, il a dû affronter bien des critiques. Je me souviendrai toujours de la première fois où je l'ai entendu et comment sa voix exceptionnelle m'avait bouleversée. A cette époque, les critiques musicaux étaient sévères et, je dois dire, que même dans mon entourage, on ne comprenait pas mon enthousiasme.

On lui a reproché de ne pas savoir lire une partition, son look, ses duos et même l'utilisation d'un micro pour un concert en plein air. Micro et concerts en plein air, scandale, à l'époque, pour un chanteur lyrique.

On se souviendra des concerts donnés avec Placido Domingo et José Carréras, ceux qu'on appellera les trois ténors.

Mon enfance avait été bercée par Beniamo Gigli, mort en 1957, oublié maintenant. La révolution technologique nous permet d'écouter Pavarotti quand nous le souhaitons et permettra, sans doute, de ne pas l'oublier.

Dans une interview à Eve Rugiéri, il disait : "Une vie en musique est une belle vie."

J'ai voulu modestement m'associer à l'hommage qui lui est rendu et dire quel bonheur il me donne.

10:21 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3)

19/09/2008

POURSUITE.

L'émission française "C'est dans l'air" d'aujourd'hui est intitulée : "Les politiques à la poursuite des Français". Transposons chez nous et cela donne "Les politiques à la pousuite des électeurs."

Optimiste, on attendait beaucoup du rapport des médiateurs. Pessimiste, on n'en attendait rien. Il vient d'être remis au roi et on a compris : ce sera rien.

La délégation flamande, déjà constituée, comprend surtout des extrémistes à part Guy Vanheugel dont on se demande déjà s'il sera Bruxellois avant d'être Flamand ou l'inverse et surtout, de quelle liberté il jouira.

Puisque la délégation flamande est composée d'extrémistes, "on" dit déjà que les francophones devront eux aussi, désigner des extrémistes. Maingain, sans doute.

Ce cadre posé, on a compris. Le dialogue "communautaire" échoue avant même d'avoir commencé.

La campagne électorale est lancée. On le reprochait à Didier Reynders, voilà que le CDH s'y met. Je suppose que les socialistes vont y venir.

Après "L'Etat Wallonie" voté par le Congrès du FDF, on a eu "La Fédération Wallonie-Bruxelles", on a mainteant venant du CDH "La Communauté Francophone". Qui dit mieux ?

Pour plaire aux électeurs, il faut faire de la surenchère, faisons donc de la surenchère. Ce n'est pas ce que les gens veulent ? Ah ! bon. Nous continuerons  à dire que nous ne voulons que leur bien, que seuls les "vrais" problèmes sont importants, mais cela ne nous empêchera pas de jouer comme des fous avec nos calculettes.

On a le choix : "Parole, parole, parole" ou "Tout va très bien, madame la Marquise...."

Vous vous souvenez comment finit la chanson ?

18:47 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/09/2008

ETAT NAZI ? HUGO CLAUS ?

Je viens de lire "Etre persienne" et j'ai voulu dire combien j'étais choquée de voir le titre "L'état nazi" affiché au-dessus de la photo d'Hugo Claus.

J'ai dit aussi que je n'étais pas d'accord avec tout l'article mais que je préfèrais ne pas en discuter, m'étant déjà exprimée notamment sur l'euthanasie.

J'ai rappelé que mes parents, résidents d'un home et mon frère, hospitalisé dans une unité de sois palliatifs, avaient subi une injection létale, décidée par le médecin, sans que j'en sois avertie. Je n'ai donc pas pu être auprès d'eux au moment de leur mort. C'est une blessure dont je ne me remettrai jamais.

Je l'ai écrit dans le commentaire de l'article mais il n'a pas été publié ! Je m'exprime donc ici. 

Très beaux discours du pape, à l'Elysée et au Collège des Bernadins. Ouverture, tolérance, raison, humanisme. Reconnaissance de la filiation entre le judaïsme et le christianisme, de la Bible, ancien et nouveau testament. Liberté intellectuelle de la lecture de la bible, contre une interprétation littérale.

Pas de polémique, pas d'anathème, un disours d'une haute portée intellectuelle mais humain.

14:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2008

AMIN MAALOUF


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Amin Maalouf est né à Beyrouth en 1949. Il vit à Paris depuis 1976. Après des études d'économie et de sociologie, il entre dans le journalisme. Grand reporter pendant douze ans, il a effectué des missions dans plus de soixante pays. Ancien rédacteur en chef de Jeune Afrique, il consacre aujourd'hui l'essentiel de son temps à l'écriture de ses livres. Léon l'Africain, Samarcande, Le Rocher de Tanios, Le Périple de Baldassare, Les Echelles du Levant, Les jardins de lumière.

Les Identités meurtrières a été publié en 1998. Arabe et chrétien, il s'interroge sur ce qu'est l'identité. Son livre est un long cheminement pour essayer d'expliquer en quoi les identités peuvent devenir meurtrières.

Il part d'un constat. L'identité de chaque personne est constituée d'une foule d'éléments : appartenance religieuse, une nationalité, parfois deux, un groupe ethnique ou linguistique, une famille, une profession, un milieu social. L'identité se construit et se transforme tout au long de l'existence. Pour l'auteur, chacun devrait pouvoir assumer toutes ses identités. Lorqu'une identité devient prioritaire, elle pèse lourd et peut entraîner de dérives, voire devenir "meurtrières". Ainsi, par exemple, la religion, la langue, l'ethnie, l'appartenance à une commnauté.

L'auteur établit un parallèle entre le christianisme et l'islam. Le christianisme a engendré bien des violences : tortures, procès iniques, inquisition mais est arrivé à vivre en harmonie avec la laïcité, les droits de l'homme, la démocratie. Au contraire, du temps où les Arabes triomphaient (Moyen Age) ils interprétaient leur foi dans un esprit de tolérance et d'ouverture mais l'islam a dérivé vers des comportements intolérants et totalitaires.

L'auteur analyse aussi comment, en quelques siècles, la civilisation occidentale est devenue pour le monde entier, une civilisation de référence, fait unique dans l'histoire.

Je n'ai pas été convaincue par les arguments, peu clairs, de l'auteur sur ce qu'il appelle "l'humiliation des Arabes". J'ai eu l'impression qu'il s'appuyait sur son expérience, peut-être des blessures toujours ouvertes.

Dans une troisième partie, il prêche pour la tolérance, l'acceptation de l'autre, de ses différences, un humanisme ouvert, qui refuse à la fois, l'uniformisation planétaire et le repli sur la "tribu".

Amin Maalouf cite souvent la Belgique, qu'il compare même au...Liban. "le sentiment d'appartenance à la communauté nationale se rétrécit, jusqu'à disparaître".

Je voudrais signaler que pour le livre d'Elie Barnavi Les religions meurtrières, le titre a été choisi par l'éditeur et ne correspond pas au contenu.

14:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (9)