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08/09/2008

EMILE VERHAEREN.

 

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Un grand poète, oublié. D'origine flamande, écrivant en français, ayant vécu au dix-neuvième siècle. Ceci explique sans doute cela.

Emile Verhaeren est né à Saint-Amand, au bord de l'Escaut, le 21 mai 1855. Après des études universitaires à Gand, il publie ses premiers recueils de poèmes Les Flamandes et Les Moines. Les grands thèmes de son oeuvre sont la Belgique et la Flandre, l'amour, la vie moderne célébrée pour ses grands progrès matériels. L'éclat des images, la violence verbale, l'habileté parfaite dans le maniement du vers libre caractérisent son oeuvre où la force alterne avec la douceur.

En 1891, il épouse Marthe Massin, peintre, et s'installe à Bruxelles. Son amour pour elle s'exprime dans trois recueils de poèmes d'amour : Les Heures claires, Les Heures d'après-midi, Les Heures du soir, mes poèmes préférés.

Je citerai tout de même Le Passeur (Les Villages illusoires), Le Moulin (Les Soirs), souvenirs scolaires peut-être pour certains.

LES  HEURES  DU  SOIR.

Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,
Pour nous toucher tous deux tomba sur nos genoux.

Ou encore :

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière
Baise-les longuement, car ils t'auront donné
Tout ce qui peut tenir d'amour passionné
Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

J'aime aussi beaucoup Un Matin (Les Forces tumultueuses).

Dès le matin, par mes grand'routes coutumières
Qui traversent champs et vergers,
Je suis parti clair et léger,
Le corps enveloppé de vent et de lumière.

Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux;
C'est fête et joie en ma poitrine;
Que m'importent droits et doctrines,
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux.

Il est mort accidentellement, à Rouen, en 1916, sous les roues d'un train. Il est enterré dans son village natal.

 

17:01 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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