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31/08/2008

KHALED HOSSEINI.



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Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu, avec sa famille, le droit d'asile aux Etats-Unis en 1980. Son premier roman Les Cerfs-Volants de Kaboul a connu un immense succès. Il a été adapté au cinéma en 2008 par Marc Forster. Mille soleils splendides a été publié en 2007.

Les Cerfs-Volants de Kaboul est une histoire littéraire remarquable mais l'auteur nous fait aussi découvrir l'Afghanistan sous la monarchie de Kaboul, l'invasion soviétique de 1979, le régime d'islamisme radical instauré par les talibans en 1996.

Nous sommes dans les années 70. Amir, fils de Baba, riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, fils d'Ali, chiite. Enfance heureuse dans une cité accueillante. Hassan voue à Amir un respect et une loyauté sans faille. Le drame se noue lors d'un combat de cerfs-volants. Amir veut absolument le remporter pour gagner l'estime de son père. Il gagne la compétition avec l'aide d'Hassan. Celui-ci s'élance à la recherche du trophée, le cerf-volant bleu abattu, au cri de "Pour vous, un millier de fois." Et c'est le drame, Amir abandonne lâchement son ami. Le sentiment de culpabilité qu'il éprouve ne le quittera plus, le poussant même à commettre une autre lâcheté, éloigner Hassan, pour tenter d'oublier.

Après l'invasion soviétique, Baba et Amir émigrent au Pakistan, puis aux Etats-Unis. Amir se mariera et deviendra l'écrivain célèbre qu'il avait toujours rêvé d'être.

Son passé le rattrape par un simple coup de fil, d'un ami de son père "Tu as l'occasion de te racheter." Il s'embarque pour le Pakistan, puis l'Afghanistan, occupé par les talibans. L'auteur ne nous épargne rien sur le régime de terreur instauré par les barbus : massacres, exécutions, cruauté, sadisme, cynisme, crimes perpétrés au nom du Coran. C'est sous ce régime, qu'Amir, au prix d'actes héroïques, mènera à bien la mission qui lui a été confiée et retrouvera la paix.

Livre émouvant qui nous fait connaître la culture afghane et surtout nous dresse le protrait des Afghans, peuple fier, ayant un sen poussé de l'honneur. 

 

10:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2008

DERAISON.

Les Chinois ont réussi leurs jeux olympiques. 100 médailles dont 51 en or et on pourrait en ajouter une énorme pour l'organisation, l'accueil, la splendeur de la cérémonie d'ouverture. Les Chinois sont fiers de leur pays, à juste titre.

En Belgique, on souligne l'exploit des dames, relais 4 x 100 et Tia Hellebaut, à la hauteur. Une médaille d'or et une autre d'argent. Sans oublier, l'exploit des diablotins. Le bilan est bien mitigé. D'où les analyses des spécialistes et de Jacques Rogge sur le sport belge. Ils sont tous unanimes, il faut faire quelque chose, mais ils soulignent la complexité d'organiser un sport de haut niveau dans un pays où le sport est une compétence communautaire, où on manque de structures et d'argent. Yves Leterme propose l'aide du Fédéral. Levée de boucliers : pas question. Une fois de plus, le communautaire l'emporte sur le bon sens. Il vaut mieux que les sportifs aillent s'entraîner à l'étranger, plutôt que d'unir nos moyens pour créer des structures nationales. Pauvre pays !

Comme si cela ne suffisait pas, on apprend qu'en Flandre, le sport ne pourra se pratiquer qu'en Néerlandais. Au besoin, on s'exprimera par gestes ! Le ridicule ne tue pas. Je suppose que dans quelque temps, j'apprendrai qu'au marché, si je ne parle pas flamand, je commanderai mes tomates par gestes : l'index levé, pour dire un, les tomates montrées du doigt et un kilo, en simulant la hauteur de l'achat !

On a aussi beaucoup disserté sur les droits de l'homme, bafoués en Chine : le Tibet, les arrestations, la censure... Et chez nous ? On n'arrête pas les gens pour délits linguistiques, on se contente de leur mettre des amendes. Les flèches, qui volent dans tous les sens, ne sont que verbales. Elles ne tuent pas, elles empoisonnent la vie et mettent la Belgique, dans le monde, plus bas que son classement olympique.

11:42 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

DOUGLAS KENNEDY.

Douglas Kennedy est né à New York en 1955. Dramaturge, il a été régisseur dans des théâtres de Broadway. Il quittera l'Amérique pour Dublin. En 1991, après un long voyage en Australie, il publie, en Angleterre The Dead Heart (Cul-de sac) qui obtiendra un grand succès et sera porté à l'écran par Stephan Elliot.

Vu le succès du premier livre, les éditeurs anglais et américains se livreront une véritable bataille commerciale pour son deuxième livre The Big Picture (L'homme qui voulait vivre sa vie) qui sera traduit dans une quinzaine de langues.

L'attrait des romans de l'auteur réside dans un suspense, bien conduit et dans ses personnages. Il les décrit minutieusement, leur physique mais aussi leurs faiblesses, leurs qualités, leurs défauts, leurs échecs, leurs bonheurs. Il nous apprend beaucoup sur l'Amérique bien pensante, pour laquelle il n'a aucune complaisance, et sur les Américains : leur obession de la réussite, l'étalage sans complexe de leurs richesses, mais aussi leur cordialité.

Certains critiques littéraires lui reprochent son côté populaire mais les lecteurs l'apprécient. Chaque livre est un succès de librairie.

L'homme qui voulait vivre sa vie. Ben Bradford, brillant avocat, regrette de ne pas être devenu photographe. Il le deviendra dans une seconde vie, après avoir assassiné l'amant de sa femme, dont il prend l'identité. Devenu un photographe à succès, il est obligé de se cacher de peur qu'on ne reconnaisse qu'il n'est pas celui qu'il dit être.

Au pays de Dieu est un récit d'un long voyage dans les Etats du sud du pays connus sous le nom de "Ceinture de la Bible." Voyage hallucinant, dans l'univers des fondamentalistes chrétiens. C'est un véritable empire qu'ils ont construit : temples, bibliothèques, écoles, chaînes de télévision... Ces nouveaux pasteurs exercent une réelle emprise sur leurs fidèles, qui leur donnent beaucoup d'argent, pour l'amour de Jésus. Un livre passionnant, un univers effrayant.

Douglas Kennedy vit actuellement avec sa femme et ses deux enfants entre Londres et Paris.

10:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

20/08/2008

MAREK HALTER.

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Fils d'un père imprimeur et d'une poétesse yiddish, né en 1936, il s'est échappé, avec ses parents, du ghetto de Varsovie, à l'âge de cinq ans. A Paris, il étudiera les beaux-arts, deviendra peintre, puis écrivain ou plutôt "conteur". Il est cofondateur de  SOS Racisme et, avec Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali et Françoise Giroud de Action Internationale pour la paix. Il préside aussi le Comité International pour la Paix Négociée au Proche-Orient

Il a écrit de nombreux livres dont La Bible au Féminin et est l'auteur d'un film Les Justes consacré à ceux, qui en Europe, ont risqué leur vie pour sauver des Juifs.

 Je me suis réveillé en colère publié en 2007, chez Laffont, est un livre de combat. Il imagine un dialogue entre lui, non croyant, et un juif pieux. Il y aborde tous les sujets polémiques du moment "ses colères" : communautarisme, écologie,religion, démocratie, altermondialisme, Israël, Europe. Un dialogue sans complaisance, enrichi de citations bibliques, historiques ou philosophiques.

J'ai beaucoup aimé le livre. Il se lit facilement et un appel à la réflexion. Son langage, politiquement incorrect, m'a paru être celui du bon sens.

Un autre livre, paru en même temps, traite les mêmes sujets Conversations sur les sujets qui fâchent d'Alexandre Adler et Gilles-Willam Goldanel. Interrogés par un journaliste, ils échangent leurs points de vue, souvent divergents.

Alexandre Adler est expert en géopolitique internationale et éditorialiste au Figaro et à France Culture. J'avais beaucoup aimé J'ai vu finir le monde ancien paru en 2002, qui a obtenu le Prix du livre politique en 2003.

10:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

14/08/2008

MARC LEVY.

 

 

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Marc Levy est probablement l'écrivain actuel le plus contredit. Adoré par ses lecteurs, très contesté par les critiques et les libraires. Ces derniers disent même : "Ce n'est pas de la littérature." Cela ne les empêche pas de remplir leurs rayons de ses livres ! Vous les retrouverez partout, en bonne place. Il est vrai qu'ils sont toujours au top des meilleures ventes. Traduit en 38 langues, il a déjà vendu plus de 15 millions d'exemplaires. Ajoutons le sens du marketing, il répond aux mails et affirme rechercher le contact avec ses lecteurs.

J'avais beaucoup aimé les deux premiers : Et si c'était vrai... et Où es-tu ? Une aventure extravagante, du suspense et, je dois dire, du plaisir. Un de ces livres qu'on lit d'une traite. Bien que l'intrigue soit rocambolesque, on y croit. Pour moi, un livre, qu'on n'arrive pas à quitter avant de connaître la fin, qu'on referme, désolé qu'il soit fini, est un bon livre, littérature ou pas.

Par contre, j'ai été fort déçue des deux derniers : Mes amis, Mes amours et Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites.

Le premier est l'histoire de deux pères trentenaires qui s'installent sous le même toit. Une histoire bien campée dans le monde réel. Trop sans doute, car les dialogues sont d'une telle banalité qu'ils n'engendrent aucun plaisir. J'attendais autre chose.

Le dernier devait renouer avec l'univers fantastique des deux premiers. De plus, d'après l'auteur, être un dialogue entre un père et une fille, qui répare le passé, le silence, l'absence. Un beau sujet. Hélas ! l'invraisemblable rencontre imaginée par l'auteur entre le père et la fille n'a rien de crédible, les choses dites sont insignifiantes. On n'accroche pas. Dommage. Le succès l'a-t-il rendu si sûr de lui qu'il nous donne un roman auquel il est bien difficile de trouver des qualités ?

Deux mots sur l'auteur. Français, il est né le 16 octobre 1961. Il a vécu aux Etats-Unis où il a créé deux sociétés spécialisées dans l'imagerie de synthèse. Revenu à Paris, il a fondé un cabinet d'architecture. Il vit actuellement à Londres avec sa femme et son fils. Son premier roman date de l'an 2000. Huit ans de succès !

12:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)