18/01/2012
BELGACOM.
Belgacom, Voo, Mobistar, Telenet se livrent à une guerre acharnée pour recruter des clients. Publicités alléchantes, offres de promotions ou de cadeaux, ils ne reculent devant rien. Mais, le client peut avoir des mésaventures qui lui causent un réel préjudice. Je vais raconter ce qui est arrivé à plusieurs de mes amis, tous clients de Belgacom.
Son décodeur étant en panne, X téléphone au Service clientèle qui lui dit de l’échanger dans une boutique Belgacom. Incroyable mais elle a dû faire plus d’une dizaine de boutiques avant de pouvoir procéder à l’échange !
Je me pose une question. Dans beaucoup de magasins, quand l’article souhaité n’est pas de stock, le vendeur consulte son ordinateur et vous indique où vous pouvez le trouver, proposant même de le réserver. Rien de tel chez Belgacom. Même réponse dans toutes les boutiques : ce n’est pas possible !
Une autre prend rendez-vous pour une nouvelle installation. Le technicien n’est pas venu. Elle avait pris congé. Tant pis ! Réponse de Belgacom : le rendez-vous a été annulé. Pas un mot d’excuse. Un autre rendez-vous est fixé. Mon amie espère, que cette fois, ce sera le bon.
Rentrant chez lui, mon ami constate qu'il n'a plus rien : pas de téléphone, pas d'internet. Réponse du service clientèle : votre installation a été désactivée suite à une demande téléphonique. Inutile de préciser que, non seulement, il n'avait pas téléphoné et qu'il était en règle de paiement. Comment peut-on affirmer que, par un simple coup de fil, votre installation est désactivée quand on pense combien il est souvent difficile de changer d'opérateur ? Plus tard, Belgacom affirmera qu'il s'agissait "d'une erreur humaine" . Sic ! Combien de temps pour réactiver ? 48 heures ! Pire, il devra probablement payer l'activation qui sera remboursée, disent-ils ! par une note de crédit. Et bien sûr, aucun dédommagement pour le préjudice subi.
J'ai pris les exemples que je connaissais. Je ne sais pas si cela se produit aussi chez d'autres opérateurs. En tout cas, tout cela est inadmissible.
Je pourrais d'ailleurs ajouter les publicités mensongères : offre d'une télévision qu'on ne verra jamais, des promotions qui, comme par hasard, ne sont plus valables quand vous voulez en profiter même quand la date n'est pas dépassée.
Inadmissible, lamentable, scandaleux, je pourrais multiplier les adjectifs.
Respect du client ? C'était avant une valeur élémentaire. J'en viens à me dire que c'est bien fini.
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17/01/2012
MADELEINE BOURDOUXHE.

Madeleine Bourdouxhe est née à Liège en 1906. Elle a fait des études de philosophie à Bruxelles. Résistante lors de la Seconde Guerre mondiale, elle refusa de publier ses nouvelles chez les éditeurs parisiens contrôlés par les Allemands. Secrétaire perpétuelle d la Libre Académie de Belgique à partir de 1964, elle est décédée en 1996.
Actes Sud a publié deux autres de ses livres "A la recherche de Marie"(2009) et "Les jours de la femme Louise". "La femme de Gilles" a été traduit dans le monde entier et adapté au cinéma par Frédéric Fontey. Paru chez Gallimard en 1937, il a été publié par Actes sud en 2004.
LA FEMME DE GILLES.
Madeleine Bourdouxhe met en scène un couple marié, Elisa et Gilles, leurs deux petites jumelles et un bébé qui naît au cours du récit. Ceux-ci forment une famille très unie. Elisa est très amoureuse de son mari et ne vit pratiquement que pour lui. Elle est bien, comme l'indique le titre du livre, "La femme de Gilles".
Tout bascule lorsque Gilles trompe sa femme avec Victorine, la plus jeune soeur d'Elisa. Celle-ci est une jeune fille très attirante, volage, peu impliquée dans ses actes. Elisa dira d'elle : "Sans doute n'a-t-elle pas de coeur et c'est ainsi que la vie ne la marque pas."
Elisa est d'abord soupçonneuse mais finit par admettre que son mari la trompe. Elle ne dit rien, espérant sauver son mariage en se taisant. Mais elle souffre. Ne sachant à qui se confier, elle va se confesser et loin d'avoir la compréhension qu'elle attendait, elle a droit à un discours que je juge ahurissant, même pour l'époque : "En face des épreuves que Dieu nous envoie, gardez-vous de toute révolte contre le Seigneur. (...) Pour votre pénitence, vous direz une dizaine de chapelets" Elle, qui a gardé intact l'amour pour son mari, qui a continué à accueillir sa soeur comme avant, sans lui faire de reproche, qui s'est gardée de mettre sa mère au courant, se sent seule, désemparée. "Oui... supporter encore et sans révolte l'indifférence de Gilles, mais avec l'espoir qu'il reviendra vers elle... Et ne se leurre-t-elle pas en ayant foi en son seul amour ?"
Gilles va finir par se confier à Elisa lorsqu'il apprend que Victorine le trompe. "Ce n'est pas une amourette... c'est (...) comme un feu, un grand feu.. (...) ou comme une rage. (...) Le malheur c'est que c'est une drôle de gamine, avec elle on ne sait pas à quoi s'en tenir. (...) Elle est à moi... je veux qu'elle soit à moi... Elle m'appartient nom de Dieu, elle l'a dit au début."
Quelle cruauté dans cet aveu ! Et Elisa pense plus à la peine de Gilles qu'à la sienne. Elle va devenir sa confidente, ira même jusqu'à lui suggérer ce qu'il devrait faire pour garder Victorine.
L'attitude d'Elisa a de quoi surprendre le lecteur. De femme de Gilles, je pourrais dire, qu'elle devient sa mère. "Regarde... je te mets un morceau de tarte en plus de tes tartines... Et il la remercia d'un sourire. C'était toujours cela de gagné, et pour Elisa c'était déjà beaucoup."
Gilles va apprendre que Victorine a décidé d'épouser Lucien Maréchal qui tient en ville un commerce de tabac et cigares. Il ne le supporte pas. Il lui fait une scène épouvantable, la bat avec rage, menace de la tuer. Elisa entend et se précipite : "Elle poussa la porte, vit Gilles, forme monstrueuse, arc-boutée, et sous lui le corps de Victorine qui paraissait tout petit. Elle saisit Gilles aux épaules, l'écarta brusquement en arrière. Elle aida Victorine à se relever."
Elle devra encore subir les reproches de sa mère. "Il l'a bien arrangée, ton mari (...) Je plains les enfants d'avoir un pareil père ! Toi, tu le supportes tant pis pour toi... Mais qu'il ne remette plus les pieds ici." Ainsi, Victorine n'a rien dit de sa liaison. Et avec cynisme, elle ajoute :"Eh bien ma chère, si tu savais ce qui se passait, tu aurais pu garder ton mari chez toi !" Elisa s'en va, sans rien dire et, plus surprenant, c'est encore à Gilles qu'elle pense. "Comme elle va devoir l'aider, le soutenir."
La vie semble reprendre comme avant. Elisa espère quelque temps que son mari guéri sera à nouveau amoureux d'elle. Mais Gilles est brisé et désormais incapable d'amour et d'émotion. Elisa perd pied et réalise qu'après tant d'efforts il n'y a plus d'amour. Elle, la courageuse, se suicide.
Le récit est conduit tout en nuances, en émotions et fines observations, la langue est limpide, le personnage d'Elisa inoubliable.
Ce livre m'a replongé dans ma jeunesse. Gilles est ouvrier, Elisa ne travaille pas mais le couple n'a pas de difficulté financière. La seule distraction est de prendre le train pour passer un jour à la campagne ou le cinéma. Elisa est complètement accaparée par les tâches ménagères. Elle entretient minutieusement une pièce où entrent seulement les visiteurs "la pièce de devant". Les enfants sont baignés dans une bassine d'eau. Gilles déjeune d'oeufs et de lard, ce qu'on appelait dans ma jeunesse "une fricassée". Elisa accouche à la maison, un accouchement appelé "délivrance" et reste au lit plusieurs jours. Elle allaite le bébé un mouchoir étendu sur son sein parce que les petites sont là. Et puis, dernier souvenir, vous allez rire, la tarte. Non pas servie comme un dessert mais mangée n'importe quand, et qui, pour petits et grands, sert de "réconfort"...
J'ai aimé, à travers le livre, retrouver le temps de ma jeunesse. Même si je n'ai pas vécu tout cela personnellement, j'en ai été témoin.
13:51 Publié dans Belgique, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : madeleine bourdouxhe, la femme de gilles, amour, passion, abnégation, tragique
05/01/2012
ELIE WIESEL.

Elie Wiesel est né à Sighet, en Roumanie, le 30 septembre1928. A quinze ans, il a été déporté avec toute sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald. Il y perdra ses parents et sa soeur. Libéré par les Américains, il passe une dizaine d'années en France durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Il relate son expérience de la shoah dans sa première oeuvre "La Nuit". En 1963, il devient citoyen américain et enseigne à l'université de Boston. Il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1986. Avec son épouse Marion, il a fondé "La Fondation Elie Wiesel pour l'Humanité".
Son oeuvre est très nombreuse : romans, essais, commentaires de la Bible. (voir billet du 7 novembre 2008 et du 11 novembre 2010.)
COEUR OUVERT.
L'auteur raconte son opération d'urgence, à coeur ouvert, à New York. Il a quatre-vingt-deux ans. Le livre pourrait être banal, simple récit d'une intervention bien maîtrisée actuellement par les chirurgiens. Mais Elie Wiesel revoit toute sa vie et se pose des questions sur ce qu'il en a fait et sur Dieu.
La shoah, d'abord. Il a voulu en parler pour que rien ne soit oublié. Il se pose une question essentielle : "Ai-je accompli mon devoir de rescapé ? Ai-je tout transmis ? Trop peut-être ?"
Son combat contre la haine, qu'il a voulu inlassable et dont il doit bien avouer qu'il a été une défaite. "Une fois les camps libérés, je m'en souviens, nous étions convaincus qu'après Auschwitz, il n'y aurait plus de guerre, plus de racisme, plus d'antisémitisme. Nous nous sommes trompés. D'où un sentiment proche du désespoir. (...) Comment comprendre les atrocités au Rwanda, au Cambodge, en Bosnie...?"
Sa réflexion l'amènera à se poser des questions sur la nature humaine. "Est-ce hier – ou autrefois – que nous avons appris combien l'être humain peut atteindre la perfection dans la cruauté plus que dans la générosité ?" Pourtant, son credo est de croire en l'homme, en l'amitié, en l'amour, en la possibilité qu'a chacun de s'opposer à la haine, de choisir la compréhension plutôt que le mépris.
Dieu. La question qui l'a taraudé toute sa vie est "pourquoi ?""Pour moi, c'est un fait indéniable : il est impossible d'accepter Auschwitz avec Dieu, ni sans Dieu. Mais, alors, son silence, comment le comprendre ?"
Elie Wiesel ne répond pas à la question, comme on le fait souvent, en évoquant le libre arbitre que Dieu a laissé aux hommes. Il justifie sa foi par le refus "d'être le dernier d'une chaîne remontant très loin dans ma mémoire et dans celle de mon peuple." Il ajoute que les vraies questions, celles qui concernent le Créateur et sa Création ne peuvent obtenir de réponse. "Seules les questions sont éternelles, les réponses ne le sont jamais." Cet aveu : "J'avoue m'être élevé contre le Seigneur, mais je ne l'ai jamais renié."
La mort, enfin. Quand il apprend qu'il doit être opéré, il a peur de mourir. Sentiment bien humain. Il l'accepte pourtant difficilement : "Ai-je peur de mourir ? Dans le passé, en y songeant, je pensais que la mort ne m'effrayait pas." Bien sûr, il se raccroche à tout ce qu'il désirait encore faire, à ses étudiants qui lui ont apporté beaucoup de choses, à sa femme, son fils, ses petits-enfants à qui il avait encore tant de choses à raconter.
Il ne se sent pas prêt à mourir tout en ajoutant : "Est-on jamais prêt ?" Il rappelle que la religion juive plutôt que de conseiller de passer sa vie à se préparer à mourir comme le font certaines philosophies "sanctifie la vie et non la mort."
L'ultime question sera : "ai-je changé ?" J'attendais cette réponse : non, je demeure le même. Et il ajoute : "Je sais combien chaque moment est un recommencement, chaque poignée de main une promesse et un signe de paix intérieure."
J'ai beaucoup aimé le livre. Elie Wiesel dit, comme toujours, les choses simplement et avec un réel accent de vérité sans tomber dans l'émotion facile que le sujet du livre aurait pu faire naître.
16:05 Publié dans Culture, Philosophie. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élie wiesel, coeur ouvert, vie et mort, dieu
28/12/2011
2012.
Meilleurs voeux !

23/12/2011
TRINH XUAN THAN.

Trinh Xuan Thuan a publié chez "Albin Michel" un très beau livre : "Le Cosmos et le Lotus" sous-titré "Confessions d'un astrophysicien". Il y raconte sa vie et en toile de fond, l'histoire de son pays, le Vietnam.
L'auteur est venu au monde dans une famille aisée en 1948, à Hanoi, capitale administrative du Tonkin. La guerre d'indépendance menée par Ho Chi Minh contre les colonialistes français faisait rage. En 1954, ses parents décident de tout abandonner et se réfugient au Sud-Vietnam, à Dalat, station balnéaire. Il entre au lycée français. Toutes ses études se déroulent donc en français et il n'a que quelques bribes de la culture vietnamienne.
Pourtant, il est profondément imprégné de culture confucéenne par son environnement familial. "Le confucianisme est une philosophie de vie, non pas enseignée mais vécue." Il est profondément marqué par la notion du ren qui peut être traduite par "plénitude d'humanité" ou "amour de l'humain" qui constitue la pierre angulaire de l'enseignement confucéen. "Confucius (551-479 av. JC) est le premier penseur en Chine à placer clairement l'homme au centre de sa réflexion."
Malgré la guerre du Vietnam, il passe une enfance heureuse. Il lit beaucoup et apprécie spécialement les romans d'Arthur Conan Doyle et d'Agatha Christie. Il fera plus tard un rapprochement entre les romans policiers "reconstitution du crime, découverte du coupable, dicté par une déduction logique et rationnelle" et la découverte scientifique en astronomie.
Ayant obtenu son baccalauréat français, section mathématique, en 1966, il hésite à choisir entre une carrière littéraire ou scientifique. C'est le livre d'Albert Einstein "Comment je vois le monde" qui le décide à devenir physicien. Il aurait voulu faire ses études en France mais comme il ne pouvait obtenir de passeport, il choisit la Suisse romande, Lausanne. Le choc est la découverte du sentiment de sécurité. "Depuis ma naissance, j'avais toujours vécu dans une atmosphère de guerre. Je ne savais pas ce que pouvait signifier vivre dans un pays en paix."
Après un an, il s'aperçoit que devenir ingénieur physicien ne correspond pas à ses attentes. Il décide alors d'émigrer aux Etats-Unis malgre le handicap constitué pas son anglais sommaire. Il choisit Caltech, en Californie. Les professeurs étaient tous des chercheurs de renommée internationale. Il dira toute son admiration pour Richard Feynman qui avait une intuition hors du commun. Caltech était aussi à la pointe de l'astrologie et possédait le plus grand télescope du monde. C'est ainsi qu'il devient astrophysicien passionné par l'exploration spatiale du système solaire.
Après avoir obtenu son "bachelor" en 1970, il choisit de faire sa thèse de doctorat à Princeton. Il défend sa thèse en 1974, qui porte sur le milieu interstellaire. Les quatre ans passés à Princeton portaient essentiellement sur de la théorie, calculs et modèles mathématiques. Le contact direct avec le ciel lui manquait. Il accepte la proposition de James Gunn, professeur d'astronomie à Caltech de travailler avec lui en cosmologie.
Après ces deux années d'études postdoctorales, il peut enseigner tout en continuant ses recherches. Il choisit Charlottesville, en Virginie. Cettte université a été fondée par Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d'indépendance de 1776, défenseur des droits de l'homme et élu à deux reprises Président des Etats-Unis.
Sa recherche porte essentiellement sur la formation et l'évolution des galaxies qui reste l'un des problèmes majeurs de l'astrophysique contemporaine. En décembre 2004, il eut la grande joie d'identifier la plus jeune galaxie connue de l'univers. Elle s'appelle I Zwicky 18 et son âge est de l'ordre d'un milliard d'années. "Un vrai bébé galaxie"! Il fait aussi des recherches sur la "masse noire". Incroyable, mais la matière lumineuse des étoiles et des galaxies ne représente qu'un 0,5 % de l'univers."Nous vivons dans un univers iceberg dont plus de 95 % nous échappent."
J'ai dit au début de mon post que dans son livre, il retraçait son parcours et l'histoire de son pays. Il dit aussi son admiration pour les Etats-Unis. Apatride, il a été naturalisé américain le 14 juillet 1981, dans la plus grande émotion.
S'il admire les universités américaines qui favorisent les talents quelle que soit l'origine des futurs chercheurs, il est aussi très critique sur certains aspects. Thomas Jefferson alors qu'il proclamait "Tous les hommes sont créés égaux" n'a jamais eu le courage de s'élever contre l'esclavage. L'auteur s'étonne aussi qu'en 2009, 39 % seulement des Américains croient en la théorie de l'évolution de Charles Darwin. Et les créationnistes se battent pour que la "science de la Création" soit enseignée dans les écoles publiques. Autre sujet d'indignation, la répartition des richesses. 1 % de la population gagne autant que les 50 % les plus pauvres.
Une des grandes préoccupations de Tru Xuan Thuan est la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques. Il a tenu à vulgariser la science : "J'avais l'intime conviction que par la vulgarisation de la science, il me serait permis de répondre à cet idéal du ren, ce concept de l'amour de l'humain si cher à Confucius et ancré si profondément en moi." Ainsi, cela a été un grand bonheur pour lui que "La Mélodie secrète" soit devenu ne best-seller traduit dans plusieurs langues.
Il commençait son livre par une constatation : "Je suis le produit de trois cultures. Né vietnamien, éduqué à la française, j'ai acquis toute ma science aux Etats-Unis" Il caresse le projet de s'installer à Paris quand il n'enseignera plus et de se consacrer à plein temps à l'écriture.
Le titre de son livre "Le Cosmos et le Lotus" fait référence au bouddhisme dont il parle longuement dans la dernière partie du livre. J'y reviendrai car c'est un chapitre important qui dépasse le cadre de ce post. De même, je n'ai pu reprendre toutes ses explications scientifiques, claires et compréhensibles pour des non initiés mais impossibles à résumer. Je renvoie le lecteur au livre.
Je terminerai par cette profession de foi : "De même que je constate une organisation dans l'univers, je me demande s'il en existe une dans les grandes lignes de la destinée d'un homme, sans qu'il perde pour autant son libre arbitre. Plus j'avance sur le chemin de la vie, plus je me dis que certains événements et rencontres ne peuvent être le seul fruit du hasard. (...) Certains épisodes de mon parcours quand je les revois, me paraissent trop extraordinaires pour que je ne m'émerveille pas devant leur agencement."
L'émerveillement est une constante de ce très beau livre.








